Le président iranien, Massoud Pezeshkian, lors d’une conférence de presse à Téhéran, le 8 août 2026. Iran's Presidential website/WANA / via REUTERS Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a affirmé, vendredi 21 août, qu’il était temps de mettre fin à la guerre avec les États-Unis, Téhéran étant selon lui “en position de force” face à Washington qui souhaite imposer une nouvelle “guerre économique”. Dans “un discours sans concession” lors d’une rencontre avec des médecins, selon les mots de Tehran Times, Massoud Pezeshkian a déclaré qu’il valait “mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force”. “Nous ne céderons en aucun cas au chantage”, a ajouté le président. “Nous leur tiendrons tête jusqu’à notre dernier souffle et leur infligerons une riposte écrasante.” “Le monde entier reconnaît notre victoire et souligne que les États-Unis ont attaqué nos écoles, nos hôpitaux et nos infrastructures en violation de toutes les règles”, a-t-il poursuivi, “ils sont détestés à travers le monde”.
Le président iranien a également défendu la conclusion, en juin, d’un protocole d’accord avec les États-Unis visant à trouver une issue au conflit, “le qualifiant de grande réussite diplomatique”, rapporte Tehran Times. “Ils ne trouveront pas la moindre clause dans cet accord qui indique une capitulation”, a-t-il assuré. À lire aussi : Analyse. Trump veut étrangler l’économie iranienne, mais en a-t-il la patience ?
Ajouter aux favoris Les propos de Massoud Pezeshkian surviennent alors que les pourparlers “entre ces ennemis de longue date restent au point mort”, et la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël en février “est dans l’impasse”, souligne Middle East Eye. Téhéran maintient partiellement fermé le détroit d’Ormuz, voie de communication stratégique, tandis que Washington poursuit son contre-blocus naval contre l’Iran. “Terrorisme économique” Alors que le conflit avec les États-Unis dure depuis six mois, le ministère des Affaires étrangères iranien a accusé, jeudi, Washington de “terrorisme économique” et de “crimes contre l’humanité”, après que l’administration Trump a annoncé son intention de renforcer les sanctions contre Téhéran, contextualise pour sa part The Times, “Si nous appliquons une pression économique maximale, cela signifie qu’il est probable qu’il n’y ait pas de reprise d’opérations militaires à grande échelle”, a assuré le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent. Il a aussi exhorté jeudi les alliés des États-Unis à contribuer à “faire tomber” le régime iranien, déclarant qu’il était temps pour les alliés de “prendre une décision”. “Vous êtes soit avec nous, soit contre nous”, a-t-il prévenu.
Un “débat au sein du régime sur le niveau de pression économique” Plus tôt dans la semaine, le président américain Donald Trump a déclaré que Washington allait lancer une nouvelle campagne de “guerre économique” contre l’Iran, dans le cadre d’une stratégie visant à contraindre la République islamique à céder à ses exigences et à rouvrir le détroit d’Ormuz. À lire aussi : Vu de Téhéran. Après l’expiration de l’accord avec les États-Unis, l’Iran adopte une posture “pleinement offensive” Ajouter aux favoris Pour le Financial Times, les propos de Massoud Pezeshkian, “qui est chargé de la gestion de l’économie mais ne décide pas de la stratégie en temps de guerre”, “reflètent le débat au sein du régime sur le niveau de pression économique que le pays peut supporter”. “Les principaux décideurs du régime en matière de guerre et d’affaires militaires — y compris les puissantes Gardes révolutionnaires — affirment qu’on ne peut pas faire confiance à Washington et que Téhéran est capable de résister à la pression économique et d’infliger un coût plus élevé avant d’accepter un accord définitif”, explique le journal. “Mais de hauts responsables, dont M. Pezeshkian et le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, négociateur en chef de l’Iran, ont mis en garde contre une aggravation des difficultés économiques alors que les Iraniens sont confrontés à une flambée du coût de la vie.” À lire aussi : Conflit.
Le “plan secret” de l’Iran pour intensifier la guerre au Moyen-Orient Ajouter aux favoris S’exprimant vendredi depuis l’Irak voisin, M. Ghalibaf a jugé que le pays ne devait pas confondre résilience militaire et résilience économique. “Quelle que soit notre puissance militaire, si la population souffre de la faim et que nous ne disposons pas de circulation financière, de croissance économique et de production nationale, nous ne tiendrons pas le coup”, a-t-il mis en garde. “Nous devons nous organiser pour surmonter ces sanctions oppressives.” Courrier international Moyen-Orient Réveil Iran Donald Trump Amériques Nos services HORS-SÉRIE Où se trouve le cloud ? Combien de câbles de communication traversent l’Atlantique ? Comment l’Iran coupe-t-il son réseau Internet ?
Ce sont ces questions qui nous ont conduits à proposer cet atlas des communications. Car Internet est une réalité physique. Je découvre → Festival de bande dessinée Formula Bula Tentez de remporter des avatanges exclusifs pour le festival Formula Bula, du 25 au 27 septembre à Paris.
Je tente ma chance → Éditions Grand Angle Tentez de remporter un exemplaire de la bande dessinée « La vie extraordinaire d’Arizona Joe - Baby Boxer Banker » de Stéphane Piatzszek & Fabrice Meddour. Je reçois ma bande dessinée → The Wall Street Journal Recevez un an d’abonnement numérique offert. Je reçois mon abonnement →