8 Commenter PrésentationLa guerre des boutons Elle est de retour, et cette fois elle met la max : pile à temps pour les vacances d'août, Razer remet un coup de neuf sur sa gamme de souris Naga, surtout dédiée aux acharnés des MMO et des MOBA, pour qui un nombre incalculable de boutons programmables compte pour la victoire. Mais le mulot est-il seulement pensé pour cette caste bien particulière de joueur ? Loin s'en faut, puisque le festival de fonctionnalités s'enfoncées dans la Naga V3 Pro lui donne des ambitions pour d'autres types de jeux, mais aussi pour la productivité en général.La Razer Naga V3 Pro© Les NumeriquesEt c'est plutôt une bonne nouvelle quand on considère son tarif de vente particulièrement élevé : à 199,99 €, la Razer Naga V3 Pro est tout simplement la plus onéreuse de notre comparatif.

À l'heure où le secteur de l'informatique est frappé par des hausses de prix quasi-généralisées, et où les options abordables, qu'elles viennent de constructeurs connus ou plus niches, ont passé un cap dans le rapport qualité/prix, la vipère a bien de la pression sur les épaules pour justifier un tel ticket d'entrée. Alors, verdict ? Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Construction(Pas) à coté de la place Razer n'a pas pour habitude de changer une formule gagnante lorsqu'une de ses souris passe de la deuxième à la troisième génération d'itération.

Preuve en est encore une fois avec la Naga V3 Pro qui est strictement identique dans ses dimensions (120 x 76 x 44 mm) à la Naga V2 Pro - tout juste plus courte que la Viper et la DeathAdder, elle s'adapte plutôt bien de tous les types de mains, avec une très légère préférence pour les tailles moyennes à petites. C'est surtout sur son poids qu'elle marque sa différence puisqu'elle passe de 134 g à 117 g - une perte de 18 grammes qui peut paraître négligeable au premier coup d'œil, mais qui est essentielle dans un secteur qui cherche la minceur à tout prix - un point sur lequel nous reviendrons dans la deuxième partie du test. Pas de changement majeur dans la construction de la souris, donc, avec un plastique légèrement plus texturé que les Viper.La silhouette est surprenante© Les NumériquesPour qui n'a jamais mis la main sur une Naga, la disposition particulière des boutons a de quoi surprendre : sa silhouette permet à l'annulaire de reposer sur un troisième clic, qui par défaut permet de passer sur la couche de commande secondaire HyperSpeed.

Deux autres boutons placés côte à côte occupent l'extrémité opposée et sont assignés, par défaut, à la bascule entre les différents niveaux de DPI définis dans l'application Razer Synapse. Deux boutons placés sur la molette complètent cette face avant - l'un assigné aux changements de mode de défilement pour la molette, l'autre au chatbot LLM de Synapse, fort dispensable. Les deux clics principaux embarquent des commutateurs optiques, comme à l'habitude de la marque, et son assez bruyants à l'utilisation : un son moins creux et aigu que le Viper V4 Pro, mais toujours assez présent pour être signalé.L'interface se fait par la prise USB-C© Les NumériquesLa face arrière de la souris comporte les habituels boutons d'appairage Bluetooth ou radio 2.4 GHz via le dongle USB-A HyperSpeed de la marque, un bouton de changement de profil mémoire, et un verrou pour désactiver le clic de l'auriculaire.

Un ajout pratique par rapport à la V2 Pro, et qui évite les clics accidentels - même si la relative résistance du bouton par rapport aux autres permet dans la majorité des cas d'éviter ça. Un point qui nous permet de bifurquer sur l'autonomie, déclarée à 155 heures en 2.4 GHz et 280 heures en Bluetooth. Sans pouvoir confirmer ses chiffres, nous pouvons affirmer qu'au cours de nos 3 semaines de tests quasi-quotidien via le dongle radio, nous n'avons pas eu à charger la souris une seule fois.La face arrière de la Razer Naga V3 Pro© Les NumériquesSouvent laissée pour compte, la molette est peut-être l'atout secret de la Naga V3 Pro.

Débrayable, elle compte trois modes de défilement accessibles à la volée via un bouton dédié : tactile à 12 crans, tactile de précision à 24 crans et libre. Si ce dernier mode est peut-être encore un peu trop sensible à notre goût pour être sollicité en permanence, on apprécie les deux alternatives crantées et la résistance qui permet de reposer son annulaire dessus sans la déclencher par inadvertance - pour les 12 personnes en France qui ont cette (mauvaise habitude). Plus intéressante néanmoins, l'application Synapse permet d'activer un "mode intelligent" qui bascule automatiquement la molette en mode libre ou tactile en fonction de sa vitesse d'actionnement : passé un certain cap, elle se débraye automatiquement pour un défilement plus rapide, avant de se "bloquer" une fois remise à zéro.

Une fonctionnalité étonnamment pratique qui, complétée par les deux clics horizontaux de la molette, fait de la souris de Razer une alliée inattendue pour les longs tableurs.Les plaques magnétiques se connectent via des pogo pins© Les NumériquesLa star de la Naga V3 Pro, c'est bien cette plaque latérale gauche interchangeable qui permet de changer le nombre de boutons programmables. Par défaut, la souris profite de 11 boutons programmables - la communication de Razer incluant également le bouton de changement de profil sous la souris, malin - et chaque plaque permet d'augmenter le chiffre final en fonction des besoins. Ainsi, la première à deux boutons (13 boutons) est adaptée pour un usage classique ou sur les FPS type Counter Strike 2.

Leur taille est relativement généreuse, avec un certain jeu, et un clic affirmé. Pour passer sur un MOBA (pensez League of Legends ou Dota 2), la plaque à six boutons (17 boutons) est plus appropriée à l'assignation de macros supplémentaires. Enfin, le luxe atteint son paroxysme avec la plaque à douze boutons (23 boutons) avant tout pensée pour les MMO, où pouvoir assigner un maximum d'actions différentes à portée de pouce peut faire toute la différence.

Prise en mainLe coup de main Comme expliqué plus haut, la Razer Naga V3 Pro s'adapte plutôt bien de tous les types de mains, avec une très légère préférence pour les petites et moyennes. La main de votre Humble Testeur étant pile située entre les deux, les deux principaux types de préhension ont été essayées au cours de nos semaines de test, sans souci aucun autant en prise en paume (palm grip) qu'en prise en griffe (claw grip).Claw grip en haut, palm grip en bas© Les NumériquesLe poids de la Naga V3 Pro n'est certainement pas à négliger pour les joueurs et les joueuses habitués aux périphériques ultra-légers. Les sessions intensives de Counter Strike 2 s'accommodent plus d'un Viper ou d'une Superlight, explicitement dépouillés de superflu pour garder une ligne fine au possible, que d'une souris blindée de tech en tout genre.

Pour autant, nous avons pu jouer au jeu de Valve sans grand souci, même si l'envie de repasser sur notre Viper V4 Pro était persistante. Un facteur à prendre en compte, même si la versatilité des commandes de la Naga V3 Pro n'est pas à oublier. Les plaques latérales magnétiques proposent des formes différentes : celle à 6 boutons est relativement uniforme, avec une partie fine et surélevée pour être facilement accessible, tandis que la plaque à 12 boutons est concave pour les différencier au toucher.

Jeux vidéoPerf' au maximum Le capteur Razer Focus Pro 50K fait son retour© Les NumériquesCe n'est pas la première fois que l'on rencontre le capteur optique Razer Focus Pro 50K puisqu'il a fait ses débuts sur la Viper V4 Pro. Ses excellentes performances ne sont plus un secret, donc : 50 000 DPI (Dots Per Inch) de résolution maximale, vitesse de suivi maximale de 930 IPS (Inches Per Second), de quoi satisfaire les besoins des PGM les plus exigeants. On remarquera néanmoins que le plafond de taux de réponse en fréquence est fixé à 1000 Hz ; une concession étrange au vu du reste du mulot, mais qui ne fait pas tant de différence pour la grande majorité de ses usages gaming.

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