Peter Linn, alias Cobra, 33 ans, ancien champion de MMA et commandant d'un bataillon de la résistance karenni, donne un cours de lutte et d'autodéfense lors d'un entraînement de ses hommes dans une base secrète de l'état karen. Thierry Falise Réservé aux abonnés « Nous devons nous reconstruire » : dans la jungle de Birmanie, l’épuisant combat des rebelles contre la junte militaire REPORTAGE - Soutenue par la Chine, l’armée birmane, qui dirige le pays depuis le coup d’Etat de 2021, porte de rudes coups aux maquisards. Mais une nouvelle génération de combattants s’est levée et mène la guérilla.
Par Thierry Falise, envoyé spécial dans l’Etat Karen Publié le 15/08/2026 à 16h00 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Birmanie Saw Htoo Wah, allongé sur une natte, a le regard fixé dans le vide. Assommé par les calmants, la chaleur et l’humidité de la mousson qui s’est installée depuis plusieurs semaines, revit-il ce moment où deux jours auparavant un éclat d’obus lui a cisaillé la jambe droite au-dessus du genou, lui bousillant la vie à jamais ? Avec un millier de camarades issus de trois groupes rebelles, ce Karen de 22 ans était parti à l’assaut d’un des derniers camps retranchés de l’armée birmane proches de Hpapun, une ville de l’État Karen prise par la résistance en 2024.
À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Un jet birman a déboulé et lâché une bombe de 200 livres. Deux autres maquisards ont été tués sur le coup. Lui a été amputé dans une clinique locale, un éparpillement de baraques de bambou et de bâches dissimulées sous la canopée de la jungle.
L’avion était un Karakorum-8 (K-8), un des nombreux appareils fournis par la Chine à l’armée birmane qui a pris le pouvoir le 1er février 2021. Une panoplie aérienne qui comprend aussi des bombardiers… Cet article est réservé aux abonnés.
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