Image générée/modifiée par IAUne carte SIM piégée et la borne de recharge exécute du code malveillant12 août 2026 à 11h50 / PAR KORBEN ✨ / 3 MIN DE LECTURE /Catégories connexes Écouter cet article ~ 3 minCe qu’il faut retenir Résumé généré par IADes chercheurs ont découvert que la carte SIM elle-même peut donner des ordres au modem via la commande RUN AT, permettant l'exécution de code malveillant sans exploiter de bug, mais en utilisant une capacité écrite dans les spécifications cellulaires.Sur une borne de recharge Autel équipée d'un module Quectel, un retour à la ligne contourne la liste noire de caractères censée bloquer les échappements, permettant aux attaquants de faire tourner leur propre code piloté depuis la SIM.Sur 26 appareils testés, 9 exposent l'interface RUN AT, dont 6 modems IoT sur 8, tandis que ni iPhone ni Pixel ne sont vulnérables et Qualcomm a préparé une configuration qui la désactive par défaut.Je m'intéresse à la sécurité mobile depuis un paquet d'années, et cette attaque-là, je ne l'avais jamais vue. Le point de départ n'est ni le réseau, ni un SMS piégé, ni une appli vérolée. C'est la carte SIM elle-même !

En effet, des chercheurs de l'université de Birmingham et de Fuzzware lui ont fait donner des ordres au modem qui l'héberge.Le mécanisme s'appelle RUN AT et c'est une commande proactive puisque la carte ne se contente pas de répondre à l'appareil, mais elle lui demande aussi d'exécuter une commande AT. C'est ce même langage qui pilote les modems depuis le Hayes Smartmodem de 1981 donc autant dire qu'on a là, une vraie console générique dispo sur un bout de plastique.Et sur une borne de recharge Autel, ça donne tout simplement une exécution de code. Le module Quectel qui l'équipe, fait passer le texte reçu dans un appel shell, avec une liste noire de caractères censée bloquer les échappements.

Mais un simple retour à la ligne passe au travers... Et voilà comment 2 étapes plus loin, les chercheurs sont parvenus à faire tourner leur propre code, piloté depuis la SIM. Décidément, les bornes de recharge collectionnent les mauvaises surprises .Autre exemple sur un smartphone OPPO Reno 14 F 5G, où une seule commande coince le téléphone en 2G... Son propriétaire ne peut alors plus revenir en arrière : ni le mode avion, ni la sélection manuelle du réseau, ni la désactivation de la SIM dans les réglages ne permet de restaurer de la 5G ou de la 4G.

Or la 2G n'a pas d'authentification mutuelle, donc une fausse antenne redevient un facteur de risque sur ce genre de matos récent. Deux autres commandes éteignent même le téléphone ou tuent son modem.Reste la condition d'entrée, et elle est lourde : la carte doit déjà être hostile. Cela passe au choix par un échange physique, un interposeur glissé sous la puce, un opérateur compromis, ou du sabotage en usine...

Mais surtout, rien là-dedans n'exploite de bug exotique. En fait, cette capacité est écrite dans les spécifications cellulaires, ce qui fait dire au chercheur Marius Muench que ces attaques sont conformes au standard.Maintenant sur votre téléphone perso, le scénario d'une telle attaque reste assez serré. Mais sur un boîtier 4G oublié dans un local technique, beaucoup moins.

Sur 26 appareils testés, 9 exposent l'interface, dont 6 modems IoT sur 8, contre 3 téléphones sur 18. Par contre, ni iPhone ni Pixel ne sont faillibles et Qualcomm a préparé une configuration durcie qui la coupe par défaut. De son côté, Quectel travaille encore dessus...Bref, si vous exploitez des équipements cellulaires sur le terrain, une seule question au fournisseur du module suffit : RUN AT est-il activé, et peut-on le couper ?

Notez qu'aucune attaque de ce type n'a été signalée pour le moment.Source Ajouter Korben à messources préféréesRéférenceshttps://www.usenix.org/system/files/woot26-lisowski.pdfhttps://thehackernews.com/2026/08/a-malicious-sim-card-can-run-attacker.htmlAuteur : KorbenVous avez aimé cet article ?Alors rejoignez ma communauté sur Patreon et accédez à des articles exclusifs, des tutos avancés et plein d'autres surprises que je réserve à mes soutiens. C'est grâce à vous que je peux continuer à partager ma passion depuis 20 ans !Rejoindre l'aventure Que faire après le bac quand on est passionné de cybersécurité ?Contenu partenaireEntièrement dédiée à la cybersécurité, l'école Guardia est accessible soit directement après le bac (post-bac), soit après un bac+2 ou bac+3. En rejoignant l'école Guardia, vous deviendrez développeur informatique option cybersécurité (Bac+3) ou expert en cybersécurité (Bac+5).Guardia CS forme aussi les professionnels à la cybersécurité via plusieurs formations en ligneVoir le site internet de l'école de cybersécurité Guardia CS