“River of Sweat”, cette installation en tricot dans la région du Ladkh, au cœur de l’Himalaya indien, a été réalisée en 2023 par Anshu Singh. Elle est l’une des premières expositions individuelles ayant précédé la première édition de la Biennale d’art de Ladakh, organisée du 1er au 10 août 2026. PHOTO sā-Ladakh-Biennale.
C’est au milieu d’un décor époustouflant qu’a pris place la biennale d’art la plus haute du monde. Au sommet des montagnes himalayennes, dans la région indienne de Ladakh, plus précisément. La Biennale du Laddakh, dont la première édition est en cours jusqu’au 10 août, a réuni 20 artistes à plus de 3 500 mètres d’altitude. “Cette biennale, unique au monde, a transformé un parcours de plus de 200 kilomètres reliant les villes de Leh à Kargil en une promenade artistique à ciel ouvert.
Elle unit art moderne, traditions et conscience environnementale dans un cadre exceptionnel”, présente The Times of India, un quotidien de Bombay. ELDIARIO.ES 03/05/2025 : Tradition. Dans l’Himalaya, on marie bien les glaciers Ajouter aux favoris Monter un tel événement dans cette région du nord de l’Inde reste un défi.
Car le Ladakh a été le théâtre ces dernières années de mouvements de protestations réclamant plus d’autonomie – depuis qu’en 2019 le gouvernement de Narendra Modi a aboli l’autonomie du Cachemire, en a détaché le Ladakh et l’a placé sous sa tutelle. Le territoire est aussi menacé par le changement climatique et par les tensions géopolitiques avec la Chine et le Pakistan. Mais les coorganisateurs tenaient à relever ce défi, tant la Biennale du Laddakh se distingue, selon eux, à rebours de tant de biennales bondées et lucratives de par le monde.
Ici, “rien n’est à vendre et nous voulons que les gens prennent leur temps”, affirme Raki Nikahetiya au quotidien britannique Financial Times. L’artiste sri-lankaise explique dans quelles conditions elle a cofondé ce qu’elle voudrait être une “anti-biennale” avec Tenzin Jamyang, un guide de montagne local, et un décorateur d’intérieur indien, Tenzin Jamyang. Biodégradable et local Sous le titre “Signals from another star”, douze artistes du Ladakh et huit étrangers ont été invités à explorer des thèmes écologiques et sociaux, dans des œuvres réalisées à partir de matériaux locaux et biodégradables.
Ce thème “met en valeur le caractère unique et la diversité des sols et de l’environnement du Ladakh aux yeux du monde entier”, note The Indian Express. À lire aussi : Exposition. Au cœur des Alpes japonaises, un festival où la météo est l’artiste star Ajouter aux favoris Menacée par la fonte des neiges, cette région de monastères abrite aussi de nombreux savoir-faire artisanaux, que les artistes ont convoqués pour préparer cette édition pensée comme un champ de signaux ancré dans la mémoire de la région.
Ainsi l’Australien Shupiwe a travaillé en collaboration avec Rigzen, un céramiste du village de Likir, pour créer une installation vouée à se transformer lors de la Biennale, car l’argile de la région met quatre semaines à sécher, et non une comme la p‘’village invisible’, car il est caché dans une gorge”. À lire aussi : Art. La Biennale de Venise ouvre ses portes dans une ambiance électrique Ajouter aux favoris Tous repartent en ayant appris à s’adapter et à respecter l’environnement et ses changements. “L’hiver signifie qu’on ne peut pas utiliser de matériaux à base d’eau pendant cinq mois.
Il faut donc adapter son calendrier aux saisons, et non l’inverse”, explique par exemple Chemat Dorjey. Le sculpteur originaire de la région a créé des œuvres monumentales en bronze et en métaux de récupération qui abordent les menaces qui pèsent sur la nature. Des menaces plus que jamais présentes.
Plus d’informations sur le site de la Biennale de Ladakh. Oumeïma Nechi Art Asie Changement climatique Sur le même sujet Article réservé aux abonnésJeu de cartes. À New York, une exposition remonte aux origines du tarot Écouter l’article Ajouter aux favoris Article réservé aux abonnésCinéma.
Rencontre avec la Soudanaise Suzannah Mirghani, réalisatrice de “Cotton Queen” Écouter l’article Ajouter aux favoris Article réservé aux abonnésPolémique. Faut-il retirer le dessin animé russe “Masha et Michka” des plateformes britanniques ? Écouter l’article Ajouter aux favoris Article réservé aux abonnésSérie. “Furious”, la vengeance d’une femme dans un monde post-Epstein Écouter l’article Ajouter aux favoris Nos services HORS-SÉRIE Où se trouve le cloud ?
Combien de câbles de communication traversent l’Atlantique ? Comment l’Iran coupe-t-il son réseau Internet ? Ce sont ces questions qui nous ont conduits à proposer cet atlas des communications.
Car Internet est une réalité physique. Je découvre → Festival de bande dessinée Formula Bula Tentez de remporter des avatanges exclusifs pour le festival Formula Bula, du 25 au 27 septembre à Paris. Je tente ma chance → Éditions Grand Angle Tentez de remporter un exemplaire de la bande dessinée « La vie extraordinaire d’Arizona Joe - Baby Boxer Banker » de Stéphane Piatzszek & Fabrice Meddour.
Je reçois ma bande dessinée → The Wall Street Journal Recevez un an d’abonnement numérique offert. Je reçois mon abonnement →