Réservé aux abonnés « Nous vivons comme prisonniers d’une force étrangère » : en Iran, le peuple pris en étau entre la répression et l’effondrement économique Par Nadjet Cherigui, pour Le Figaro Magazine Publié le 06/08/2026 à 13h10 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Iran Répression Des Iraniens bloquent une rue lors d’une manifestation à Téhéran, en Iran, le 9 janvier 2026. Mahsa/MEI/SIPA TÉMOIGNAGES - Épuisés par la répression, la guerre et l’effondrement économique, des habitants de Téhéran et d’autres villes brisent le silence. Leurs récits révèlent un peuple prêt à tout pour faire tomber la République islamique.
Passer la publicité Publicité Malgré l’attention politique et médiatique portée sur l’Iran, il demeure difficile de décrire l’état d’esprit de sa population qui vit coupée du monde. Par des canaux sécurisés, au prix de mille précautions pour préserver leur anonymat, nous avons pu établir le contact avec Lili *, Kaveh *, Sawed * qui vivent à Téhéran, sa banlieue ou d’autres régions. Ils se disent épuisés, mais debout.
« Nous n’allons pas bien, confie Lili. Nous vivons comme prisonniers d’une force étrangère. Ceux qui composent ce régime ne sont pas des nôtres, nous les considérons comme une armée d’occupation.
La violence des frappes militaires est difficile à vivre, mais c’est aussi la seule fois que nous avons vu la peur dans les yeux des hommes de l’appareil du régime. C’est lorsque les bombardements ciblés, notamment ceux opérés par les Israéliens visant les lieux de répression qu’ils ont commencé à trembler. Ils ont déserté les commissariats et les centres de torture pour aller se cacher dans les écoles ou s’installer…
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