Nouvelle offensive contre les sites porno : 31 plateformes pourraient bientôt être bloquées par Orange, Free, SFR et Bouygues L’Arcom poursuit sa lutte contre les sites pornographiques ne respectant pas les règles de vérification de l’âge des internautes. Le régulateur vient d’annoncer une nouvelle série de mesures visant 31 sites, avec des blocages, des demandes de déréférencement et des procédures engagées en France comme à l’échelle européenne. L’autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a franchi une nouvelle étape dans l’application de la loi SREN de 2024.

Celle-ci impose aux plateformes diffusant des contenus pornographiques de mettre en place un système efficace de vérification de l’âge afin d’empêcher l’accès des mineurs. Treize sites sont désormais visés par une demande de blocage ou de déréférencement. Parmi eux figurent notamment YouJizz, Pornoplus, AmateurPorn ou encore HentaiCity.

Les fournisseurs d’accès à internet, les services de résolution de noms de domaine et les moteurs de recherche disposent de 48 heures pour mettre en œuvre ces mesures. Treize autres sites, établis hors de France mais au sein de l’Union européenne, font également l’objet d’une procédure. L’Arcom a saisi les autorités compétentes de leurs pays d’implantation afin qu’elles prennent les mesures nécessaires pour faire respecter la réglementation européenne, qui impose elle aussi un contrôle de l’âge des utilisateurs.

Cette coopération vise notamment des plateformes comme Tube8, LeBon.porn, BalanceTaNude.fr ou XHLive, qui n’ont pas apporté de réponse satisfaisante aux premières demandes du régulateur, nous apprend BFM TV. Cinq nouveaux sites reçoivent un premier avertissement Enfin, cinq autres sites entrent officiellement dans le processus de contrôle. Ils viennent de recevoir une lettre d’observation, première étape de la procédure contradictoire.

Les plateformes concernées, parmi lesquelles PornoOne.com, BornToBeFuck et XFrenchies, disposent de quinze jours pour répondre aux demandes de l’Arcom. À défaut d’une mise en conformité, elles pourront à leur tour faire l’objet d’une mise en demeure, puis d’une demande de blocage ou de déréférencement. Selon l’Arcom, ces contrôles s’appuient à la fois sur le travail de ses équipes, sur les signalements d’associations et sur la coopération avec les autres régulateurs européens.

Le régulateur rappelle que plusieurs dizaines de sites se sont déjà mis en conformité ou ont été bloqués depuis l’entrée en vigueur de la loi SREN. Avec cette nouvelle vague de procédures, il confirme sa volonté de renforcer progressivement l’application des obligations de vérification d’âge imposées aux plateformes pornographiques. Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox Publié le 5/08/2026 à 11h18 par Lucas Musset