Lecture Zen Résumer l'article Michael Leiters dévoile « Sportwagenschmiede 2035 », une feuille de route en trois phases qui débute par une cure d’économies avec près de 9 000 suppressions de postes assorties d’une garantie d’emploi jusqu’en 2035. Les 718 électriques (Boxster et Cayman) sont finalement confirmées, leur industrialisation étant jugée « la meilleure solution » d’un point de vue économique. Le Taycan est maintenu sous surveillance, avec une rationalisation des déclinaisons pour réduire la complexité en attendant d’évaluer la demande.
Michael Leiters dévoile « Sportwagenschmiede 2035 », une feuille de route en trois phases qui débute par une cure d’économies avec près de 9 000 suppressions de postes assorties d’une garantie d’emploi jusqu’en 2035. Les 718 électriques (Boxster et Cayman) sont finalement confirmées, leur industrialisation étant jugée « la meilleure solution » d’un point de vue économique. Le Taycan est maintenu sous surveillance, avec une rationalisation des déclinaisons pour réduire la complexité en attendant d’évaluer la demande.
Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ Six mois après sa prise de fonction, Michael Leiters détaille le plan stratégique censé sauver Porsche. Entre suppressions de postes, retour annoncé du Taycan et volte-face sur la 718 électrique, la marque de Stuttgart avance sur un fil où les arbitrages industriels se heurtent parfois aux logiques du groupe Volkswagen. Arrivé à la tête de Porsche au tournant de l’année 2025-2026 avec, de son propre aveu, une mission de sauvetage, Michael Leiters a livré son premier grand entretien à la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), publié le 30 juillet 2026.
Le patron allemand y esquisse une stratégie projetée sur dix ans, baptisée « Sportwagenschmiede 2035 » (traduisez constructeur de sportives). Cette dernière est articulée en trois phases : réduction des coûts, arrivée de nouveaux produits, puis consolidation des résultats. De quoi toujours alimenter un sentiment de flou sur la vision du futur chez Porsche, à l’image du sort réservé à deux dossiers sensibles : la version électrique des modèles 718 (Boxster et Cayman) et l’avenir du Taycan.
Des 718 électriques que Porsche ne voulait plus construire Le cas des 718 électriques Boxster et Cayman illustre à lui seul la complexité des arbitrages internes au sein du groupe Volkswagen. Michael Leiters reconnaît avoir voulu arrêter purement et simplement le projet. Mais Audi a besoin de la même base technique pour sa future TT électrique, ce qui a changé la donne.
Le dirigeant assure toutefois avoir d’abord raisonné en dehors de toute logique de synergie de groupe : il affirme examiner chaque projet « avant tout du point de vue de Porsche », avant de considérer ce qui est possible avec le reste du groupe. Sur le dossier des 718, il assure être arrivé à la conclusion que construire le modèle est « la meilleure solution » d’un point de vue économique et que « ce sera une voiture fantastique ». Porsche va bien produire les 718 Cayman et 718 Boxster électriques. // Source : Porsche Le message envoyé est ambivalent, alors que cette décision présentée comme dictée par la seule rationalité économique de Porsche coïncide avec un besoin industriel d’une autre marque du groupe.
Que serait-il passé si Audi n’avait plus la TT dans les cartons ? De plus, la potentielle annulation des 718 électriques était justement due à des contraintes économiques. Il faut croire que la balance a penché en faveur du maintien.
Le Taycan maintenu, mais sous surveillance Sur le Taycan, qui est clairement en difficulté commerciale peu importe le marché, la position affichée est celle du statu quo prudent. Michael Leiters explique qu’il n’est pas prévu, à court terme, d’arrêter le modèle. Il justifie ce choix par l’ampleur des investissements déjà consentis et la volonté d’observer l’évolution de la demande.
Les bruits de couloir évoquaient une potentielle disparition de la berline au profit de la Panamera. La Porsche Taycan. // Source : Porsche La rationalisation de la gamme ne passera donc pas, pour l’instant, par une suppression pure et simple du Taycan. En revanche, il faut s’attendre à une réduction du nombre de déclinaisons proposées.
Une méthode que le dirigeant dit déjà avoir engagée pour simplifier la gamme et réduire la complexité industrielle. On peut l’observer aux États-Unis où les carrosseries break Sport Turismo et Cross Turismo ont disparu du catalogue. Une stratégie à la lisibilité incertaine Ce double dossier résume assez bien l’équilibre instable dans lequel se trouve Porsche.
D’un côté, une électrique que l’on ne voulait plus produire, mais que l’on construira finalement, de l’autre une électrique en difficulté que l’on maintient sans certitude sur sa pérennité. Le constructeur revendique vouloir « retrouver le fonctionnement d’une entreprise de taille moyenne », en scrutant chaque euro dépensé, tout en dépendant du groupe Volkswagen pour les grands investissements technologiques, notamment sur la conduite autonome et les plateformes. Pour aller plus loin Volkswagen veut supprimer un modèle sur deux d’ici à 2030, quid de l’électrique ?
Michael Leiters le dit sans détour : « Porsche ne peut pas survivre seul sous sa forme actuelle. » Les années à venir vont être cruciales pour celui qui a été autrefois le constructeur automobile le plus rentable de l’histoire. Son plan d’économies vient d’être acté avec le comité d’entreprise, portant à près de 9 000 le nombre de suppressions de postes cumulées en deux vagues, en échange d’une garantie d’emploi jusqu’en 2035 pour les salariés restants. Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !
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