Aux États-Unis, les poursuites intentées par plusieurs adolescents contre le réseau social chinois ont finalement donné lieu à un accord à l'amiable. Pour Tiktok, cela évite un procès qui aurait pu être dévastateur.Trois affaires "tests" qui devaient permettre de parler des addictions aux réseaux sociaux et ses conséquences sur la santé mentale d'adolescents viennent d'être arrêtées net pour Tiktok. En cause, la signature d'un accord à l'amiable, dont les détails et les montants sont confidentiels.Le second procès devant les réunir est maintenu à octobre 2026 contre Snapchat, Meta et Google, qui n'ont pas signé un tel accord.Un accord plutôt qu'un procès gênantSélectionnées pour constater la viabilité de telles poursuites parmi plus de 3.300 plaignants, ces affaires arguent que les plateformes sociales comportent des politiques, interfaces et fonctionnalités favorisant l'addiction et ayant des conséquences sur la santé mentale.Mais malgré un juge décidé à aller de l'avant, les avocats des différents adolescents concernés cherchent à signer des accords, essentiellement pour éviter des procès à rallonge qui pourraient encore davantage les exposer.
Pour les plateformes qui les acceptent, c'est une aubaine : un procès peut donner lieu à d'embarrassantes révélations sur les tactiques des réseaux sociaux pour capter et conserver l'attention de leurs utilisateurs.Si les différentes plateformes ont nié vouloir rendre les adolescents addicts et mettent en avant leurs actions pour éviter qu'ils se fassent du mal, l'une des plaignantes concernées par l'accord, une habitante de l'Illinois de 15 ans, explique que les réseaux sociaux l'ont amené à s'automutiler, à être dépressive ou à adopter des comportements à risque, notamment envers la nourriture. Un autre adolescent du même âge explique de son côté être dépressif et s'automutiler, bien aidé par des tutoriels que l'on peut trouver facilement sur les plateformes.Tiktok, qui a préféré signer un accord, est conscient du risque que ces procès à venir pourraient faire peser sur son business et son image. Il en donne pour preuve la décision de mars 2026 dans laquelle un jury a confirmé que Meta et Google s'étaient bien rendu coupables d'avoir conçu des produits addictifs.
Cette affaire avait entraîné des amendes de 4,2 millions de dollars pour le premier et de 1,8 million de dollars pour le second. Les deux entreprises ont néanmoins fait appel.À cela s'ajoutent plus de 2.600 autres dossiers en cours d'instruction auprès du tribunal fédéral de Californie. Et les procureurs généraux de plusieurs États américains ont annoncé poursuivre les différentes plateformes pour ces mêmes raisons.Top Articles“Un vol révolutionnaire” qui pourrait bien “redéfinir” la guerre du futur: pour la première fois, l’armée américaine a fait voler un F-16 entièrement grâce à l’IAPrivée d’accès au réseau Starlink depuis six mois, la Russie a développé de nouvelles armes électroniques pour cibler les satellites d’Elon Musk et perturber les communicationsDes noms, des adresses mais pas d'informations bancaires: les données de 300.000 clients d'Intermarché divulguées après une importante cyberattaqueLa Maison Blanche réunit les géants de la tech pour définir les contours d’un nouveau cadre de régulation de l’intelligence artificielle"On n'avait encore jamais vu une IA s'échapper et pirater des gens sur internet": quand l'IA commet une cyberattaque toute seule, qui est responsable légalement?