Privée d’accès à Starlink, la Russie cherche désormais à perturber le réseau satellitaire d’Elon Musk grâce à de nouvelles capacités de guerre électronique. Moscou a développé un système capable de brouiller les communications entre les satellites en orbite et les utilisateurs au sol, dans un contexte de rivalité technologique croissante.Privée d’accès au réseau Starlink, la Russie cherche désormais à en perturber le fonctionnement. Moscou a ainsi déployé un système de guerre électronique baptisé “Volna Kupol Garant”, conçu pour brouiller directement les satellites en leur envoyant des signaux radio ciblés, afin d’empêcher la réception des communications provenant des utilisateurs au sol dans les zones visées.Le système russe viserait à perturber directement les communications avec satellites en utilisant un signal radio haute fréquence à faisceau étroit, différent des méthodes classiques de guerre électronique.

Plutôt que de détruire les engins, cette technologie saturerait temporairement les antennes de réception des satellites Starlink, les empêchant de capter les signaux envoyés depuis le sol dans la zone visée.Selon Reuters, l’effet persiste même après l’arrêt de l’émission, les satellites nécessitant plusieurs minutes pour retrouver un fonctionnement normal. La perturbation provoquée par "Volna Kupol Garant" se prolongerait au-delà de l’émission du signal, les satellites Starlink mettant plusieurs minutes à retrouver une capacité de communication normale après les interférences.Cibler et perturber les satellites?Le système agirait sur huit bandes de transmission, chacune de 62,5 MHz, grâce à une antenne directionnelle à réseau phasé capable de cibler précisément les satellites en orbite, situés à environ 500 km d’altitude, souligne TechRadar. Conçu donc pour saturer leurs antennes de réception, il pourrait non seulement perturber les communications, mais aussi, dans certains cas, "désactiver temporairement" certaines fonctions des satellites.Pour rappel, ce nouvel outil s’inscrit dans un contexte où l’armée russe est privée d’accès aux terminaux Starlink depuis début février 2026.

Si la Russie n’a jamais été officiellement autorisée à utiliser ce réseau développé par SpaceX sur son territoire, ses forces s’étaient néanmoins largement équipées de terminaux sur le front ukrainien, en passant par des circuits de contrebande et des importations parallèles.Leur coupure a donc constitué un "tournant opérationnel" majeur pour Moscou. Face à cette dépendance, la Russie accélère le développement de sa propre alternative, Rassvet, portée par l’entreprise privée Bureau 1440. Lancée en urgence, la constellation compte aujourd’hui une quarantaine de satellites après plusieurs mises en orbite en 2026.Sur le même sujetLa Russie ne "retrouvera pas pleinement le niveau d'efficacité qu'elle avait avec Starlink": coupée du système "pratiquement irremplaçable" d'Elon Musk, l'armée russe subit des revers en Ukraine faute d'alternativeCyberguerre: enjeux étatiques, espionnage, conflits ouverts, groupes affiliés, le cyberespace est devenu un champ de bataille où se jouent les guerres d'aujourd'hui et de demainMais ses capacités restent très limitées, avec une couverture encore partielle et intermittente.

Moscou vise toutefois une montée en puissance rapide, avec environ 250 satellites d’ici 2027 et jusqu’à 900 à l’horizon 2035, afin de bâtir une véritable alternative stratégique aux réseaux occidentaux.Les plus lusBloctel touche à sa fin: quelles solutions reste-t-il pour vous protéger des appels et SMS indésirables et du démarchage téléphonique?"On n'avait encore jamais vu une IA s'échapper et pirater des gens sur internet": quand l'IA commet une cyberattaque toute seule, qui est responsable légalement?"La confiance dans les images satellites pourrait être détruite du jour au lendemain": face aux risques de désinformation, Google retire son outil de génération d'images de Google Earth quelques heures après son lancementFrançais, scientifiques, issus de Meta et Google: qui sont les cofondateurs de la start-up Mistral AI, championne européenne de l’IA?Les étudiants ont trop bien réussi le test en ligne, ils vont devoir le refaire: la plus grande université du Mexique va faire repasser un examen car elle soupçonne les candidats d'avoir triché à l'aide de l'IA