La une du hors-série “Atlas des communications”, en vente depuis le 15 juillet. Courrier international [Cet article est à retrouver dans notre hors-série Atlas des communications, en vente depuis le 15 juillet chez votre marchand de journaux et sur notre site.] L’État iranien contrôle Internet via la Telecommunication Infrastructure Company (TIC). Tous les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) et les opérateurs mobiles du pays doivent en effet obligatoirement se connecter à la TIC.

Régie par le ministère des Technologies de l’information et des Communications, la TIC contrôle le réseau de télécommunications iranien. À ce titre, c’est la seule entité autorisée à gérer les passerelles reliant l’Iran au reste du monde. Si l’État décide de fermer la vanne internationale, le flux s’arrête physiquement à ce point de passage.

Des routes IP masquées Comment ? La TIC utilise le Border Gateway Protocol (BGP), la feuille de route des informations Internet, qui indique aux routeurs mondiaux comment acheminer les données vers une adresse IP spécifique. Pour isoler le réseau iranien du reste du monde, la TIC cesse purement et simplement d’“annoncer” les routes IP iraniennes : les réseaux iraniens cessent ainsi d’exister pour le web mondial, explique Cloudflare Radar, un portail spécialisé dans l’observation du trafic Internet.

À lire aussi : Vu de Téhéran. En Iran, le rétablissement d’Internet attise les tensions au sein du régime Ajouter aux favoris La TIC peut aussi donner de fausses informations BGP pour faire passer les internautes iraniens vers le réseau national. Il s’agit alors d’un BGP-Hijacking, un détournement pur et simple.

À cela s’ajoute l’empoisonnement DNS (DNS Poisoning). Le DNS, l’annuaire du web, est falsifié : un citoyen iranien tapant l’adresse d’un site d’information étranger ou d’un réseau social se voit redirigé automatiquement vers une page d’erreur ou un site gouvernemental. Les autorités se sont également équipées d’analyseurs de spectre pour traquer au sol les antennes satellites clandestines (comme celles du réseau Starlink).

Elle brouille alors leurs signaux, comme dans les coupures de 2026, indique la chercheuse Nayana Prakash sur le site du think tank Chatham House. Courrier international Internet Droits humains Moyen-Orient Censure Infographie Télécommunications Sur le même sujet Article réservé aux abonnésRépression. Comment les Iraniens s’adaptent à un black-out numérique record Écouter l’article Ajouter aux favoris Article réservé aux abonnésAnalyse.

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Combien de câbles de communication traversent l’Atlantique ? Comment l’Iran coupe-t-il son réseau Internet ? Ce sont ces questions qui nous ont conduits à proposer cet atlas des communications.

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