HAWK n’est plus candidat à la standardisation NIST. L’équipe à l’origine de cet algorithme de signature vient de le retirer de la compétition. En toile de fond, la découverte d’une faiblesse mathématique qui diminue de près de moitié la « taille effective » des clés.
Elle exploite une symétrie – dite automorphisme – dans le réseau de treillis, permettant une énumération plus rapide. Il aura fallu à Claude Mythos environ 60 heures – et 100 000 $ de coûts d’API – pour développer une attaque de bout en bout. Un chercheur expérimenté en théorie informatique – mais pas spécialiste de la cryptographie – a orchestré la « gestion de projet ».
Par exemple, expliquer au modèle comment garder trace de ses idées ou quelles bibliothèques utiliser. Lire aussi : L’informatique quantique n’attendra pas. Votre cryptographie non plus.
Anthropic livre une implémentation de référence, avec une commande unique et des checkpoints. Elle permet de récupérer une clé HAWK-256 en un peu moins de 4 heures sur un serveurs à 96 cœurs Sapphire Rapids. Une méthode « naïve » consisterait à utiliser des clés deux fois plus longues pour compenser cette vulnérabilité.
Elle rendrait toutefois l’algo bien moins compétitif. En l’état, la génération et la vérification de signatures HAWK-512 sont censées prendre moins de 0,1 ms sur un PC de bureau standard. L’implémentation optimisée mémoire consomme 14 kiB de RAM. À consulter en complément : Quelques solutions françaises pour amorcer la transition post-quantique En froid, GPG et OpenPGP avancent séparément sur la cryptographie post-quantique Comment Anthropic est passé de Claude Mythos à Claude Fable Illustration principale © Siarhei – Adobe Stock