Réservé aux abonnés Ville fantôme, chiens charognards, drones kamikazes... En Ukraine, l’odyssée d’Andriy Leonovitch au cœur de la «kill zone» Par Clara Marchaud, envoyée spéciale à Lozova (Ukraine) Le 29 juillet 2026 à 21h00 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Ukraine Andriy Leontovitch, 52 ans, a mis une semaine à fuir son village avant d’arriver dans un refuge à Lozova, aux portes du Donbass. Clara Marchaud RÉCIT - Après la destruction de sa maison près de Dobropillia, ce civil âgé de 52 ans a dû se terrer pendant trois mois avant de défier les drones et les bombes russes pour parvenir en lieu sûr.
Passer la publicité Publicité Ses cheveux gris hirsutes se mêlent à une barbe longue. Son visage pâle et cireux, creusé de rides, encadre un regard qui scanne sans relâche le moindre danger potentiel. Andriy Leonovitch a 52 ans, mais il en paraît dix de plus : ce mineur à la retraite revient d’un autre monde, où seuls les drones survolent la terre, où les bâtiments n’ont plus de fenêtres, où les chiens abandonnés deviennent des charognards.
En somme, où le quotidien se résume à survivre. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Bienvenue dans la « kill zone ». Depuis deux ans, en Ukraine, la ligne de front n’en est plus une : elle s’est transformée en une « zone de mort » d’une trentaine de kilomètres de large qui s’étend sans cesse et engloutit tout signe de civilisation.
Seuls y subsistent des soldats terrés dans des trous et des caves, ainsi que de rares civils, presque tous âgés. « C’est un autre monde, une zone d’exclusion où les drones traquent tout ce qui bouge . Un lieu sans enfants, sans rires, sans vie… », confie Andriy depuis…
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