Un membre du personnel se tient parmi des robots humanoïdes exposés sur le stand d’Efort lors de la Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle (Waic), à Shanghai (Chine), le 17 juillet 2026. PHOTO Go Nakamura/REUTERS La Commission fédérale des communications (FCC) américaine vient d’ajouter les robots humanoïdes de dernière génération à la liste des produits interdits d’importation aux États-Unis. Une interdiction qui ne changera rien pour la plupart des Américains, observe Forbes, mais qui constitue un “véritable bouleversement” pour les entreprises chinoises spécialisées, qui perdent ainsi leur principal marché d’exportation. “Les robots humanoïdes chinois ont conquis le marché mondial, désormais les États-Unis les interdisent”, titre CNN. “La FCC poursuit sa campagne contre les technologies chinoises”, constate The Washington Post.

Cette interdiction paraît répondre à l’une des grandes priorités de la présidence Trump, analyse Politico : “La lutte contre la concurrence chinoise dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA).” À lire aussi : Technologie. Dans la course aux humanoïdes, la Chine double les États-Unis Ajouter aux favoris De fait, si le marché des robots humanoïdes n’en est qu’à ses débuts, les start-up chinoises s’y taillent la part du lion. Parmi les dix principaux fabricants au monde, six sont des entreprises chinoises, avec des leaders incontestés comme Unitree, Agibot et UBTech. “À eux seuls, les fabricants chinois livrent 87 % des robots humanoïdes”, indique Forbes.

En quelques années, “l’industrie chinoise des humanoïdes est devenue l’un des secteurs stratégiques les plus prometteurs du pays, avec plus de 140 fabricants et une chaîne d’approvisionnement en pleine expansion”, précise CNN. Et les États-Unis, premier marché mondial, ont également été en 2025 la première destination des androïdes fabriqués en Chine. Failles de cybersécurité Selon la déclaration de la FCC, les “appareils robotiques avancés” produits à l’étranger présentent “des risques inacceptables pour la sécurité nationale ou pour la sûreté et la sécurité des citoyens américains”.

La décision a en réalité été motivée par le rapport d’un groupe interministériel qui postule que ces technologies pourraient “provoquer des failles de cybersécurité exposant les infrastructures critiques”, par exemple en provoquant des pannes de courant généralisées. Le texte poursuit en indiquant que les robots avancés “collectent des données qui pourraient être exploitées par des acteurs malveillants pour surveiller les citoyens américains, renforcer les capacités des services de renseignements étrangers ou prendre le contrôle des robots à distance”. À lire aussi : Innovation.

Des humanoïdes au semi-marathon de Pékin : la Chine affiche sa longueur d’avance Ajouter aux favoris Mais le président de la FCC, Brendan Carr, a également présenté l’interdiction comme une mesure économique, souligne Forbes. Il s’agit de “sécuriser les chaînes d’approvisionnement critiques des États-Unis” et de favoriser les investissements dans l’industrie nationale. Les analystes de la banque Morgan Stanley prévoient que le marché des robots humanoïdes pourrait atteindre 5 000 milliards de dollars (4 400 milliards d’euros) d’ici à 2050, rapporte le Washington Post. “Une interdiction des importations pourrait donner un avantage aux entreprises américaines.” Le quotidien signale d’ailleurs que les fils de Donald Trump ont investi dans des entreprises de défense et de robotique américaines.

Les onduleurs également interdits Mardi 28 juillet, la FCC a également ajouté à sa liste noire des importations interdites les onduleurs, des appareils qui permettent de transformer le courant continu provenant de batteries ou de panneaux solaires en courant alternatif standard utilisable dans les réseaux électriques. Une interdiction “moins spectaculaire que celle des androïdes, mais qui pourrait avoir des effets immédiats plus importants”, souligne le Washington Post, alors que les compagnies d’électricité cherchent à produire plus d’énergie pour répondre à la demande croissante des centres de données. Pour justifier cette mise à l’index, la FCC cite des rapports indiquant que les onduleurs connectés sont susceptibles d’être piratés afin de provoquer des pannes de réseau.

Mais pour Politico, cette nouvelle interdiction semble répondre à une autre des grandes priorités de la présidence Trump : “Freiner l’essor des énergies propres.” Courrier international Guerre commerciale Big Tech Robots Intelligence artificielle (IA) Amériques Sur le même sujet Article réservé aux abonnésTechnologie. En Chine, des failles de sécurité inquiétantes chez les robots humanoïdes Écouter l’article Ajouter aux favoris Japon. Des robots humanoïdes bientôt prêts à travailler dans un aéroport de Tokyo Écouter l’article Ajouter aux favoris Technologie.

À Pékin, un robot humanoïde pulvérise le record du monde humain du semi-marathon Écouter l’article Ajouter aux favoris Vidéo. En Chine, un combat de MMA entre humanoïdes : “La version robotique de l’UFC” Écouter l’article Ajouter aux favoris Nos services HORS-SÉRIE Où se trouve le cloud ? Combien de câbles de communication traversent l’Atlantique ?

Comment l’Iran coupe-t-il son réseau Internet ? Ce sont ces questions qui nous ont conduits à proposer cet atlas des communications. Car Internet est une réalité physique.

Je découvre → The Wall Street Journal Recevez un an d’abonnement numérique offert. Je reçois mon abonnement → Sooner Remportez 3 mois d’abonnement offert à Sooner, et visionnez le film « My Sunshine » de Hiroshi Okuyama. Je reçois mon code de streaming → Éditions Grand Angle Tentez de remporter la BD « Mudlarks - Charles Dickens, apprenti écrivain » de Philippe Charlot & Manu Cassier, proposé par les éditions Grand Angle.

Je reçois ma bande dessinée →