© Jérémy FDIDA BYD ne veut visiblement pas se contenter de vendre des voitures électriques en Europe. Le groupe chinois entend aussi leur fournir de quoi faire le plein, avec des bornes pouvant délivrer une puissance de 1.000 kW. Sur certains modèles, une recharge de 10 à 80 % ne prendrait pas plus de cinq minutes.

Alléchant ! Des bornes, mais surtout des terrains Le constructeur promet également des tarifs inférieurs à ceux de la concurrence. Et puisque BYD ne fait pas les choses à moitié, il vise l’ouverture de 3.000 stations européennes en un an, notamment grâce à des accords avec des opérateurs déjà installés.

Le projet ne provoque pas exactement l’enthousiasme chez Electra. Son cofondateur Aurélien de Meaux rappelle dans Challenges que Tesla a mis plus de dix ans à déployer 1.200 stations. « Ceux qui croient que BYD peut en ouvrir 3.000 en un an vont au-devant des désillusions », prévient-il.

Pour ouvrir une station, une borne performante ne suffit pas. Il faut aussi trouver un emplacement fréquenté et obtenir un raccordement électrique suffisamment puissant. Deux ressources que les opérateurs existants n’ont aucune raison de céder à bon compte.

« Il y a deux choses précieuses : les mètres carrés et la connexion au réseau », résume Electra. Un éventuel partenariat avec BYD devra donc être particulièrement avantageux. La recharge rapide reste en outre une activité très coûteuse.

L’installation représenterait près de 1.000 euros par kilowatt. Même les principaux acteurs européens, comme Ionity, Fastned, Electra ou Allego, doivent régulièrement lever des fonds pour étendre leurs réseaux. Electra a ainsi réuni 700 millions d’euros auprès de plusieurs investisseurs.

L’entreprise exploite 423 stations dans neuf pays et en vise 2.300 d’ici à 2030. Elle prévoit un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros cette année, contre 22 millions en 2024, avec une rentabilité espérée en 2026. Le nombre de prises ne dit d’ailleurs pas tout.

Fastned affirme figurer parmi les cinq premiers opérateurs européens en chiffre d’affaires, sans appartenir au peloton de tête par la taille de son réseau. Ses bornes seraient simplement mieux utilisées. « Une station doit être sur le passage des automobilistes, pas près d’une centrale », explique son cofondateur Michiel Langezaal.

La fiabilité, le prix et la simplicité du paiement comptent également. Pour réduire la multiplication des applications, Electra prépare avec Fastned, Ionity et Atlante une « Spark Alliance ». Les conducteurs pourraient accéder aux quatre réseaux avec l’application de leur choix, chaque opérateur conservant ses tarifs.

BYD possède les moyens financiers et les voitures compatibles pour se faire une place, mais il lui faut maintenant transformer l’annonce en stations réellement ouvertes. 🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins. Partagez 𝕏 0 commentaire Signaler une erreur NomPrénomNomAdresse de contact *L'erreur concerne *Une / des fautes d'orthographeUne formulation erronéeLe sens même de l'articleErreur à signaler à l'équipe du JDG *CommentEnvoyer Source : Challenges BYD Une faille transforme des aspirateurs Shark en espions à roulettes Facebook change de visage : ce qui va vraiment changer pour les utilisateurs Les dernières actualités Facebook change de visage : ce qui va vraiment changer pour les utilisateurs BYD promet 3.000 stations de recharge en Europe, les opérateurs demandent à voir Une faille transforme des aspirateurs Shark en espions à roulettes Des lasers pour recharger les rovers lunaires : l’idée SF dingue de la Chine Le mystère d’Avengers : Doomsday enfin dévoilé ! Voici ce que nous avons vu au Comic-Con God Of War : tout ce que l’on sait à ce jour (infos, annonces, date de sortie, lieux, personnages…) Marvel : on était au panel le plus prisé du Comic-Con God Of War Laufey – tout ce que l’on sait à ce jour (date de sortie, prix, histoire, contexte, gameplay…)