Réservé aux abonnés Chine, compétitivité, IA : pourquoi l’Europe est-elle si lente à réagir ? Par Florentin Collomp, correspondant à Bruxelles Le 24 juillet 2026 à 19h15 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Europe Chine IA Le siège de la Commission européenne, connu sous le nom de bâtiment Berlaymont, à Bruxelles (Belgique), le 29 avril 2026. Yves Herman / REUTERS DÉCRYPTAGE - Entravée par des institutions rigides, l’Union européenne cherche à adapter son logiciel face à la brutalisation géopolitique, en s’inspirant de ses rivaux.

Mais les États freinent en rechignant aux compromis. Passer la publicité Publicité Depuis l’entrée en vigueur, en octobre 2024, de surtaxes européennes à l’importation de véhicules électriques chinois pour lutter contre la concurrence déloyale, les ventes se sont reportées sur les hybrides rechargeables. Une brèche dans le dispositif, exploitée par les constructeurs de Pékin, qui ont déjà capté 20 % de part de marché.

À Bruxelles, on réfléchit donc à étendre les droits de douane à cette catégorie. Mais, avant cela, il faut mener une enquête pour prouver les distorsions de concurrence, qui peut prendre un an ; la Commission pourrait la lancer après l’été. Ensuite, il faudra réunir une majorité d’États membres sur des mesures de protection.

Pas de précipitation pour ne pas fâcher Pékin, avec qui une tentative de dialogue est en cours ! Même si, selon les propres experts de l’UE, au vu des volumes importés, l’équivalent de la production d’une marque européenne aura le temps de disparaître du marché d’ici là. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Ainsi va l’Europe.

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