Rachat de SFR : finalement, l’Autorité de la concurrence française va vraiment avoir son mot à dire Par Antoine Roche (@antoineroche.bsky.social) Publié le 16/07/26 à 15h15 Nos réseaux : Suivez-nous Ajoutez nous à vos favoris Google Commenter 2 © NeydtStock/Shutterstock - Rebondissement dans le rachat de SFR. Le rachat de SFR par ses concurrents, Orange, Free et Bouygues Telecom, n'est pas encore fait. Malgré une vraie avancée en juin dernier avec un protocole d'accord, cette opération massive où SFR est valorisée à 20,35 milliards d'euros va encore devoir passer bien des étapes.

D'autant qu'en ce 15 juillet 2026 un communiqué vient légèrement rebattre les cartes. À lire également : Fin de SFR : premiers détails, dont la fermeture de plus de 400 boutiques La Commission européenne se retire du dossierJusqu'à présent, il était acté que le dossier et la possibilité de rachat des actifs de SFR par les autres opérateurs seraient scrutés à la fois par la Commission européenne et l’Autorité de la concurrence française. Cette dernière devait se pencher sur le cas d'Orange et de Bouygues Telecom, tandis que l'Europe devait s'intéresser à Iliad (Free).

En effet, ce dernier réalise une importante partie de son chiffre d’affaires dans d’autres pays européens et celui-ci franchit les seuils européens de contrôle des concentrations.Mais ça, c'était avant. D'après Bruxelles, qui confie donc sa partie à l'entité nationale : "l’Autorité française de concurrence était la mieux placée pour examiner cette opération de concentration, au regard notamment de son impact sur le marché national, de l’expérience de l’Autorité dans ce secteur, et du contexte dans lequel s’inscrit cette opération puisqu’elle est liée à deux autres concentrations de dimension nationale" L'Autorité de la concurrence "continuera, toutefois, à coopérer avec la Commission européenne pendant l’instruction." Il s’agit de la 50ème opération renvoyée par la Commission européenne à l’Autorité de la concurrence depuis 2009.Ainsi, à la demande du groupe Iliad, son dossier sera lui aussi étudié en France durant au moins 18 mois d'examen. De quoi éviter notamment un différence de traitement.

Le possible retour à trois opérateurs, ainsi que l'absorption des différents éléments composant SFR au sein de ses concurrents, sera donc pleinement étudié au même endroit.Pour mémoire, RED by SFR devrait partir chez Free, tandis que Bouygues Telecom récupérerait SFR Business et une partie des activités grand public. Orange, qui représente la plus petite partie de ce rachat (27 %, contre 42 % pour Bouygues Telecom et 31 % pour Iliad), se contentera de titres de SFR. Les fréquences et les infrastructures de SFR seront elles mutualisées.

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