Vue aérienne de l’installation et du terminal de GNL de Yamal, en Sibérie, le 10 juillet 2026. Nasa “Au premier semestre 2026, l’Europe a importé plus de gaz naturel liquéfié [GNL] russe que jamais” et acheté “la quasi-totalité de la production de la principale usine d’extraction en Sibérie”, avant l’introduction de nouvelles sanctions contre la Russie concernant le GNL, rapporte le Financial Times. La compagnie russe Yamal LNG a vendu 9,89 millions de tonnes à l’Union européenne (UE) sur les six premiers mois de l’année, “soit 18 % de plus que l’an dernier sur la même période”, ajoute le quotidien économique.

Inaugurée en 2017 par Vladimir Poutine, l’usine sibérienne, qui appartient à un consortium majoritairement russe, dont TotalEnergies fait partie, est “le plus gros producteur de gaz liquéfié” en Russie. À lire aussi : Le chiffre du jour. L’Europe continue d’acheter du gaz russe, malgré la guerre en Ukraine Ajouter aux favoris Alors que de nouvelles sanctions sont entrées en vigueur, qui interdisent l’importation de gaz russe sur le continent, ces achats “témoignent de l’importance du rôle que l’Europe continue à jouer pour assurer la bonne marche de la première centrale énergétique russe”, alors que la guerre de Poutine en Ukraine “entre dans sa cinquième année”.

Six milliards d’euros Le montant estimé de la facture pourrait atteindre “6 milliards d’euros”, selon l’association environnementale allemande Urgewald, réglée par “la France, la Belgique et l’Espagne, qui ont importé respectivement 3,6 millions de tonnes, 2,9 millions de tonnes et 2,7 millions de tonnes”, selon la société d’analyse en temps réel Kpler. Si, depuis le début du conflit en Ukraine, du fait des sanctions occidentales, les importations de pétrole ont effectivement été quasi interrompues pour tomber à 3 % du total en 2025, le Vieux Continent dépend encore du gaz russe, qui représentait en 2025, selon l’UE, 13 % de ses importations. L’interdiction en Europe d’importer le gaz en provenance de Russie entrera en vigueur au début de 2027, et les contrats existants font l’objet d’une période de transition, durant laquelle les pays importateurs doivent fournir leurs plans nationaux pour diversifier leur approvisionnement.

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