La digue menant au pont de Kerch, qui relie la Crimée à la Russie. Andrey Borodulin Réservé aux abonnés « Ils ne sont pas pro-Poutine, mais ne veulent pas que leur pays perde » : voyage à travers la Crimée, occupée par la Russie et assiégée par l’Ukraine REPORTAGE - Le Figaro a parcouru la péninsule annexée en 2014 par Moscou et actuellement sous forte pression. Depuis le mois dernier, les attaques de drones ukrainiennes se sont multipliées sur les sites énergétiques de ce territoire que Kiev a déclaré vouloir « transformer en île ».

Par Alain Barluet, envoyé spécial à Sébastopol Le 12 juillet 2026 à 18h03 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Russie Ukraine Crimée Vladimir Poutine volodymyr Zelensky Fin de journée d’été à Sébastopol. Un soleil orangé s’éclipse lentement derrière l’horizon de la mer Noire. Les estivants déambulent sur la berge.

Il y a du monde à Khroustalny, la promenade le long de la baie. Des enfants qui plongent dans l’eau, des nageurs qui barbotent, des familles en goguette, des personnes âgées à la peau tannée qui lézardent - ce sont eux, les stakhanovistes de la baignade ! Soudain, des tirs et des explosions retentissent.

Il est 19 h 45. Au loin, à plusieurs centaines de mètres, derrière les lignes de protection flottante installées pour empêcher les intrusions dans la baie, on voit distinctement s’élever des gerbes d’eau soulevées par les impacts. Des frappes de drones, ou, plus probablement, un exercice de défense antiaérienne…

À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Sur la berge, les promeneurs se sont figés et les rires se sont tus. Une femme s’éloigne en courant, son bébé dans les bras. Une autre, en maillot de bain, reste pétrifiée, son garçonnet accroché à elle.

« J’ai peur, glisse-t-elle Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 96% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement. TESTEZ POUR 0,99€ Déjà abonné ? Connectez-vous