Date de publication : 10 juillet 2026 Souveraineté numérique : Pau construit son « data center de proximité », qui sera opérationnel à l’automne 2027 L’agglomération investit 3 millions dans un bâtiment qui abritera les serveurs. La société Axione exploitera le centre de données, qui hébergera des entités publiques et des entreprisesSelon le dossier fourni à la presse ce vendredi 3 juillet lors d’une visite de chantier, le data center en construction au nord-est de Pau, près du centre technique municipal, dépendra d’un transformateur électrique d’une puissance de 1 Mégawatt, et devrait consommer 3m³d’eau par an, « soit un niveau très faible au regard de la consommation annuelle moyenne d’un foyer français, estimée à 120 m³ », est-il précisé. Coût écologique La future « infrastructure numérique responsable » est ainsi censée « limiter au maximum l’énergie consommée par les fonctions non informatiques, notamment le refroidissement ».
Efficacité optimisée, moindre consommation d’électricité, système de « free cooling », fluides frigorigènes à impact environnemental réduit, etc. : les concepteurs alignent les arguments en faveur de l’acceptabilité du projet, conscients que la multiplication des data centers suscite aujourd’hui des inquiétudes majeures. Notamment avec l’essor de l’IA.Le maire de Pau et président de l’agglo Jérôme Marbot souligne la pertinence de la nouvelle installation : « La salle informatique de l’hôtel de France qui héberge une partie des données de l’agglo a atteint ses limites en termes de capacité, de vétusté, de sécurité, et consomme beaucoup plus ». Idem pour les entreprises actuellement hébergées par Axione au « Piano », avenue des Lilas.
Souveraineté numérique La collectivité investit 3 millions d’euros pour construire le nouveau bâtiment, lequel abritera des serveurs destinés à héberger les données d’entités publiques, mais aussi d’entreprises. Et c’est donc la société Axione, en délégation de service publique sous l’appellation La Fibre Paloise, qui est chargée de la commercialisation et de l’exploitation. Pour ce partenariat public-privé, déjà à l’œuvre depuis plus de vingt ans pour le déploiement de la fibre optique impulsé par l’ancien maire André Labarrère, il s’agit de : « disposer d’une infrastructure locale, soumise aux réglementations françaises et européennes, enjeu majeur pour garantir la sécurité et la maîtrise des données. » La dépendance aux technologies américaines et l’hébergement de données sensibles sur des serveurs basés aux USA préoccupent en effet les autorités, soucieuses de reconquérir une souveraineté numérique.
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