Réservé aux abonnés Iran : derrière l’absence du nouveau guide, la reconfiguration du pouvoir Par Georges Malbrunot Le 9 juillet 2026 à 19h30 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Iran Une photo de Mojtaba Khamenei dans la foule, à Téhéran, en Iran, le 6 juillet 2026. Mohammed Salem / REUTERS DÉCRYPTAGE - Autour de Mojtaba Khamenei, invisible aux funérailles de son père, la nouvelle direction apparaît moins religieuse, plus audacieuse, mais tout aussi cruelle vis-à-vis de ses opposants. Passer la publicité Publicité Au terme d’une semaine de célébrations dans les principaux lieux du chiisme iranien et irakien et alors qu’un nouvel épisode de guerre a commencé avec les États-Unis, l’Iran a inhumé jeudi dans la ville sainte de Machhad l’ayatollah Ali Khamenei, en l’absence de son fils et successeur Mojtaba, comme guide suprême d’une République islamique que le conflit a contraint à la reconfiguration.

À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Celui qui a dirigé l’Iran pendant trente-huit ans a été enterré au mausolée de l’imam Reza, le plus important lieu de culte de l’Iran, au milieu d’une foule brandissant des portraits de l’ancien guide, assassiné par une frappe israélo-américaine le 28 février, à l’âge de 86 ans, au premier jour de la guerre imposée par ses ennemis. « Nous allons tuer Trump », pouvait-on lire sur une banderole déployée sur la façade d’un immeuble. L’hommage a réuni pendant une semaine des millions d’Iraniens, une démonstration de force de la part d’un pouvoir qui y a vu aussi une démonstration d’unité.

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