Éditos de Pascal Boniface 9 juillet 2026 « La mauvaise réputation. Essai sur les frontières africaines » – 4 questions à Caroline Roussy. « La mauvaise réputation.

Essai sur les frontières africaines » – 4 questions à Caroline Roussy. 13 min. de lecture Citer Partager Imprimeren PDF Ajouter aux favoris Pascal Boniface Directeur de l’IRIS Historienne de l’Afrique contemporaine et directrice de recherche à l’IRIS, Caroline Roussy dirige le programme Afrique/s. Elle a consacré son doctorat à La construction de la frontière sénégalo-gambienne : territoires, territorialités, identités (1850-1989).

Elle répond à mes questions à l’occasion de la parution de son ouvrage « La mauvaise réputation. Essai sur les frontières africaines » aux éditions Riveneuve. Pour vous, le fait que les frontières de l’Afrique aient été tracées à la Conférence de Berlin de 1885 est un mythe…

Oui, en effet. Contrairement à une idée largement répandue, les frontières africaines n’ont pas été tracées à Berlin. Je sais que cette affirmation touche à quelque chose de très sensible, que c’est presque un coup de poing infligé aux détracteurs de Berlin, parce que cette conférence est devenue un mythe, un totem indéboulonnable.

Pour beaucoup, c’est le point zéro de la tragédie africaine : mal-développement, guerres, génocides. Je ne suis pas là pour contester la douleur ou le ressenti ; d’ailleurs, qui serais-je pour le faire ? En revanche, je pense que l’on peut distinguer le mythe de l’histoire.

Et c’est de ce côté que j’ai souhaité me placer dans mon essai, sans jamais minimiser la violence coloniale. Avant d’entrer dans le détail de Berlin, je pense qu’il est nécessaire de préciser que cette conférence s’est étirée sur plusieurs mois. Tout ne s’est pas déroulé en un jour, comme certains peuvent le croire.

Elle a commencé en novembre 1884 et s’est achevée en février 1885, au terme de dix rencontres. Dans les journaux de l’époque, il est intéressant de relever que la conférence était indifféremment présentée comme « conférence de l’Afrique de l’Ouest » ou « Conférence du bassin du fleuve Congo » ; signe que le sujet de cette rencontre internationale était mal identifié. Le mot « frontière », quant à lui, n’apparaît jamais.

Le souci principal du chancelier Otto von Bismarck, à l’initiative de cette rencontre, à laquelle il a convié quatorze puissances[1], est d’emblée formulé comme suit : « Le but de la Conférence est de garantir la liberté du commerce dans le bassin du Congo, d’assurer la liberté de navigation sur ce fleuve, d’étendre à toutes les nations les avantages du commerce et de la civilisation, et de favoriser le bien-être moral et matériel des populations indigènes. » Dans cette déclaration préliminaire, les préoccupations sont d’ordre libre-échangiste et, par une théorie du ruissellement avant l’heure, prétendent participer au bon développement des populations indigènes. Déjà on pense à leur place… Toutefois, il ne faut pas se le cacher : le récit de Berlin est le récit de la domination.

C’est ce que nous avons appris dans les manuels scolaires : une mise en coupe réglée du continent, sans difficulté. Pour s’en convaincre, il suffit de se remémorer la célèbre caricature de Draner (Jules Renard de son vrai nom), croquant Bismarck penché avec un immense couteau sur un gâteau estampillé Afrique, avec pour toute légende : « À chacun sa part, s’il est bien sage ». À l’origine pourtant, cette image n’est qu’une vignette minuscule, perdue parmi onze autres sur une planche dans la « Revue comique du mois », publiée dans L’Illustration.

Une page où se mêlent scènes de vie quotidienne, caricatures mondaines et politiques. Cette image s’est imposée dans les représentations au point d’être devenue un discours en soi. L’image a gagné sur les faits, le mythe sur les archives.

À l’époque, elle mettait en scène la domination coloniale ; aujourd’hui, le contre-récit continue de s’appuyer sur cette image produite en situation coloniale pour en dénoncer l’abomination. À force d’être répétée, elle est devenue une forme de doxa, une évidence qu’il semble presque impossible de remettre en question. Pour paraphraser le géographe Michel Foucher, elle est devenue « un obstacle à la compréhension des phénomènes géopolitiques ».

Il ne s’agit pas de dire qu’il ne s’est rien passé à Berlin. Bien au contraire. C’est la première conférence internationale consacrée à l’Afrique… mais sans les Africains.

Quatorze puissances s’arrogent le droit de décider à leur place : ils sont déjà objectivés. Cette mise à l’écart est d’une violence politique et symbolique inouïe. Ce sentiment inébranlable de supériorité s’installe.

Les cadres de pensée se figent et, aujourd’hui encore, distillent le venin du racisme. Ensuite, deux articles de l’Acte général vont précipiter ce que les historiens appellent le Scramble for Africa, la ruée vers l’Afrique, en consacrant le principe de l’occupation effective : il faut désormais prouver que l’on occupe un territoire pour faire reconnaître sa souveraineté. C’est un détonateur : celui des massacres de la mission Voulet-Chanoine, des génocides des Herero et des Nama en Namibie.

Des pages sombres de la colonisation européenne. Dans la séquence de Berlin se joue également la reconnaissance internationale des possessions de l’Association internationale du Congo, derrière laquelle se trouve le roi des Belges, Léopold II. Quelques mois plus tard est proclamé l’État indépendant du Congo, dont il devient le souverain.

Sous couvert de philanthropie, Léopold II nourrit un projet capitaliste abject qui se traduira par le travail forcé, les mutilations et les amputations, des corps défigurés. Mais, en 1885, cet État n’est pas encore territorialement délimité. Pourquoi affirmer que les frontières n’ont pas été tracées à Berlin est-il une distinction importante ?

Tout simplement parce que cela oblige à se poser d’autres questions : quand ont-elles été tracées ? Comment ? Par qui ?

Quels acteurs étaient en présence ? Quelles connaissances les colonisateurs avaient-ils ou non du terrain ? Pourquoi, enfin, ont-elles si peu changé depuis ?

Mon objectif est de déplacer le regard, de déconstruire certaines idées reçues. Je ne suis pas pionnière en la matière et m’inscris dans le sillage de chercheurs comme Michel Foucher, Camille Lefebvre, Isabelle Surun ou Simon Katzenellenbogen, qui a écrit un article au titre pour le moins éloquent : « It didn’t happen at Berlin »[2]. Il s’agit de comprendre que les frontières sont des processus historiques et politiques qui s’inscrivent dans le temps long.

Et c’est ce temps long que j’ai tenté de restituer. Vous écrivez que la colonisation n’a pas inventé les frontières… Oui.

Avant d’entrer dans un plus long développement sur les frontières des royaumes, des empires et des formations politiques africaines précoloniales qui ont bel et bien existé, le continent n’ayant jamais été une terra nullius sans histoire, je souhaiterais apporter une ou deux précisions qui me semblent d’importance. Aujourd’hui encore, j’entends ou je lis que les frontières coloniales auraient pu être tracées autrement. C’est vrai, mais il faut aussi regarder au cas par cas.

Une étude récente américaine affirme que 62 % des frontières bilatérales africaines ont été tracées à partir de segments de frontières précoloniales[3]. Cela ne veut pas dire que les colonisateurs ont suivi strictement ces frontières mais qu’ils s’y sont appuyés. Après mettre bout à bout des segments de frontières délimitant un territoire, c’est encore une autre histoire…

Dans cette volonté de réécrire les frontières héritées de la colonisation, certains plaident pour qu’elles s’appuient sur des critères sociolinguistiques. C’est là que le bât blesse. Au sein d’un même groupe sociolinguistique, il peut y avoir des tensions, des clans, des rapports de force qui évoluent au gré de la conjoncture.

Ce n’est pas une donnée homogène, dénuée de toute dynamique interne. Je suis obligée également de noter que cette volonté de redessiner les frontières africaines n’est pas nouvelle. Dans l’entre-deux-guerres, cette possibilité avait déjà été sérieusement envisagée.

À chaque fois, ce sont des lectures exogènes au nom d’un paternalisme bonhomme, délestées des réalités endogènes. L’histoire des royaumes et des empires montre une réalité très différente : des populations appartenant à des groupes socioculturels distincts coexistaient. Le Gabou, empire mandingue qui recouvrait des parties des actuels Sénégal et Gambie ainsi que de la Guinée-Bissau, en est un exemple.

Il chute en 1867, lors de la bataille de Kansala, sous l’assaut de combattants peuls, qui y avaient été réduits à l’état d’esclaves. Pour revenir à la question précise des frontières précoloniales, il convient d’abord de savoir de quelle époque on parle. Les empires, les royaumes ont pu péricliter quand d’autres ont émergé.

Au XIXe siècle, le continent africain, exsangue des suites de l’odieuse traite négrière, était sous-peuplé. Si, sur certains sujets, il existe des bréviaires, s’agissant des frontières précoloniales, il me semble qu’il faut lire les travaux de Camille Lefebvre. Elle a très justement démontré que, pour comprendre ces frontières, il faut se débarrasser des représentations européennes du territoire et comprendre qu’elles étaient mobiles, négociées ; dans tous les cas, jamais figées derrière une ligne-frontière.

Elles étaient plus ou moins épaisses selon les configurations. Elles pouvaient être surveillées par des ribats, des places fortifiées établies aux marges du territoire, comme dans le cas du califat de Sokoto, vaste ensemble politique qui s’étendait principalement sur le nord de l’actuel Nigeria et une partie de l’actuel Niger. Ces frontières correspondaient plus ou moins à des limes, c’est-à-dire à des zones de confins, des espaces de séparation, de contact et de contrôle.

Toujours suspendues, mouvantes, elles étaient liées à des formes de souveraineté et de maîtrise du territoire qui ne correspondent en rien aux projections que l’on peut avoir de nos jours. La colonisation a introduit le trait, la ligne-frontière, figeant un continent qui, jusque-là, respirait autrement. C’est ce souffle que la colonisation a éteint.

Penser que les colonisateurs ont tracé des frontières, puis contrôlé les territoires revient, selon vous, à valider une forme d’omnipotence coloniale. Vous voulez raconter la part africaine des frontières. Oui.

Cela étant, il convient de considérer qu’il s’agit d’une histoire longue. Comme je l’ai dit un peu plus tôt, les frontières sont des processus. Je ne nie pas les violences coloniales.

Je cherche à comprendre pourquoi, depuis l’époque coloniale, malgré leur mauvaise réputation (artificielles, tracées au hasard à Berlin), ces frontières perdurent. Quand j’ai commencé ma thèse sur la frontière sénégalo-gambienne, la question qui m’a animée était la suivante : pourquoi diable les colonisateurs ont-ils tracé un pays dans un autre ? C’est absurde.

Je me suis demandé pourquoi cette frontière demeurait inchangée. C’est en défrichant les archives, en menant des enquêtes de terrain, que j’ai compris une réalité bien complexe. La frontière tient parce que des acteurs, à différents niveaux d’échelle, se la sont appropriée et parce qu’elle est devenue une ressource.

Comme je le montre dans le livre, la frontière est une coproduction dans un cadre profondément dissymétrique. Les colonisateurs avaient plus ou moins une idée de grandeur territoriale, alors que les chefs locaux, ou ceux qui ont souhaité se mettre au service des colonisateurs pour préserver leur pouvoir ou pour en obtenir, étaient arrimés à des grilles de lecture locales. Le maillage administratif s’est construit avec les Africains.

Comme l’écrit Mahmood Mamdani, ils étaient des fonctionnaires coloniaux. Après, ne soyons pas dupes : ils jouaient aussi leur propre partition en fonction de leurs intérêts. Ensuite, comme l’écrit Michel Foucher, les frontières sont des objets : « sans les pratiques, elles sont muettes ».

Les réseaux commerçants, alors rejetés dans l’illicite, leurs acteurs qualifiés de contrebandiers, profitent de l’effet-frontière. C’est d’autant plus marqué lorsque les régimes fiscaux divergent. Assez grossièrement, le Sénégal était protectionniste, la Gambie libre-échangiste.

Les récoltes arachidières ont longtemps pris le chemin de la Gambie par l’entremise d’intermédiaires africains. Ces pratiques ont concouru à entériner la frontière, comme la frontière a rendu ces pratiques pertinentes. Mais, pour bien comprendre ce processus à ras du sol, qui diverge de celui des États, il y a un exemple qui me semble particulièrement parlant.

Dans les années 1960, il semblait naturel, pour de nombreux acteurs, que la Gambie intègre le Sénégal. Mais la forme de cette union posait problème : association, fédération ou confédération ? Pour trancher le problème, une mission onusienne a été diligentée sur place.

En sus de la capitale qui n’y était pas favorable, les émissaires se heurtèrent, contre toute attente, puisque les populations de part et d’autre étaient supposément les mêmes, à de très fortes oppositions. Dans le protectorat, les trente-cinq chefs de districts étaient très au fait des débats en cours. Soucieux de conserver leur poste et leur prestige, ils firent clairement savoir à la mission onusienne qu’ils n’étaient pas favorables à un rapprochement entre la Gambie et le Sénégal.

Omar Mbacké, l’un de ces chefs, pourtant membre de la grande famille sénégalaise des Mbacké du khalife général des mourides, avait du reste confirmé que cette hostilité était imputable à la dégradation de la position de leurs homologues dans l’organigramme administratif sénégalais. Ces chefs s’étaient façonnés contre et avec l’administration coloniale britannique. La Gambie devait embrasser une trajectoire dissociée de celle du Sénégal.

Au moment des indépendances, les frontières avaient été étrennées par les Africains, qui ne furent ni totalement victimes ni totalement libres, puisqu’ils étaient des sujets contraints, mais avaient su jouer des interstices. Les colonisateurs ne furent jamais omnipotents. En période de crise, ils purent envoyer des colonnes pour démontrer leur pouvoir mais, en dehors de ces moments, ils laissaient faire.

Et l’on ne peut faire mystère du fait que certains gouverneurs intimèrent aux administrateurs de sortir de leur véranda. C’est dire combien ils préféraient rester à domicile… La frontière n’est pas seulement une limite territoriale, elle est également une ressource économique et politique…

Oui, c’est une ressource économique pour « les barons fraudeurs » qui en retirent des bénéfices substantiels, mais aussi pour les populations qui vivent dans la proximité immédiate de la frontière. Mais, dans ce dernier cas, elles sont inscrites dans des économies de survie. Je me souviens qu’en 2009, j’observais les hommes, calculette à la main, calculer les taux de change entre le dalasi, côté gambien, et le franc CFA, côté sénégalais, comparer les prix des tomates, du sucre, du riz, pour acheter, selon les écarts, ces produits côté sénégalais ou gambien.

Les États, ou plutôt les gouvernants, ont longtemps adopté une politique du laisser-faire, laisser-aller, non pas parce qu’ils n’avaient pas de politiques frontalières, mais parce que d’une part il y a souvent une collusion entre les contrebandiers et les États et que d’autre part ils étaient convaincus que, comme les populations étaient les mêmes de part et d’autre de la frontière, elles poseraient les bases d’une intégration par le bas, prélude à une intégration interétatique, voire au niveau des Communautés économiques régionales (CER). Mais les populations, tout en étant possiblement les mêmes, ont intégré qu’elles dépendaient de systèmes administratifs différents. Par conséquent, malgré cette ressemblance supposée, elles ne sont plus exactement les mêmes.

Cela correspond exactement à l’exemple d’Omar Mbacké que j’ai développé plus haut. Mais ce laisser-faire et le fait que les États ne soient pas toujours intervenus lorsqu’il y avait des problèmes en situation de frontière ont conduit certaines populations à se sentir marginalisées, oubliées du système. Enfin, dans d’autres cas, pour désorganiser les circuits de contrebande, les États peuvent décider de fermer leur frontière.

En août 2019, le Nigeria a ainsi fermé ses frontières terrestres, notamment avec le Bénin, pour lutter contre la contrebande et protéger sa production nationale, en particulier de riz et de volaille. Aujourd’hui, la frontière, cet espace d’entre-deux qui a ses propres manières d’être à l’État et à la nation, est devenue une ressource dont se saisissent les groupes armés. Au début des années 2020, le JNIM[4] et l’EIGS[5] étaient particulièrement actifs dans la zone dite des trois frontières, à la jonction du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

D’autres exemples pourraient être cités. Mais, dans ce cas, j’ai relevé deux écueils. Le premier est d’affirmer que les terroristes n’ont pas de frontières.

C’est précisément l’inverse : ils les utilisent, notamment pour contrôler les circuits de marchandises. Du bétail volé au Burkina Faso, au Mali ou au Niger a ainsi été revendu au Bénin, en Côte d’Ivoire ou au Ghana, en dessous des prix du marché. Ces trafics peuvent contribuer au financement de groupes armés.

Le contrôle des routes est primordial, comme l’a encore montré le blocus sur les importations de carburant imposé par le JNIM au Mali à partir de septembre 2025 et dont Bamako a durement subi les effets. Auprès des populations, ils imposent la zakat, un impôt, en échange de leur sécurité. Évidemment, ce n’est pas une règle générale et immuable, puisque l’on observe que les attaques, depuis 2012, sont en constante augmentation.

Ensuite, au regard de l’évolution de l’EIGS, aujourd’hui désigné sous l’acronyme ISS certains ont avancé l’hypothèse que le groupe avait pour objectif de créer, dans la zone des trois frontières, un califat. Cette hypothèse a pu être nourrie par la propre communication du groupe. Mais un territoire clairement identifiable, retranché derrière des frontières reconnues, le rendrait nécessairement vulnérable et rend cette option peu probable.

Au regard de ces différents éléments, je pense que les acteurs, même armés, ont intérêt au maintien des frontières internationales, suivant un agenda propre, et que celles-ci ne disparaîtront pas, sans pour autant exclure des processus de fragmentation au regard des demandes de sécession comme celle de l’Azawad dans le nord du Mali. Au travers de mon essai, je pose des hypothèses, avec pour ambition d’ouvrir le débat et non de le clore. [1] Ces quatorze puissances sont : Allemagne, Autriche-Hongrie, Belgique, Danemark, Espagne, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Russie, Suède-Norvège et Empire ottoman. [2] KATZENELLENBOGEN Simon, « It Didn’t Happen at Berlin: Politics, Economics and Ignorance in the Setting of Africa’s Colonial Boundaries », in NUGENT Paul Nugent et ASIWAJU A. I. (dir.), African Boundaries: Barriers, Conduits and Opportunities, Londres, Pinter, 1996. [3] Voir https://www.aehnetwork.org/blog/african-borders-neither-random-nor-decided-at-the-berlin-conference/ [4] Acronyme arabe.

En français, l’acronyme utilisé est GSIM soit groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans. [5] EIGS : État islamique au Grand Sahara, aujourd’hui remplacé par l’acronyme ISS soit Islamic State in the Sahel. Afrique subsaharienne Équilibres internationaux et mondialisation