Réservé aux abonnés Comment l’Otan modernise sa dissuasion nucléaire, malgré la crainte d’un désengagement américain Par Nicolas Barotte Le 6 juillet 2026 à 17h15 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets OTAN Nucléaire Les F-35 de l’US Air Force participent à la modernisation de la dissuasion nucléaire de l’alliance atlantique. Fabrizio Bensch / REUTERS DÉCRYPTAGE - Au moment de retirer des moyens conventionnels d’Europe, les États-Unis promettent de conserver leur garantie nucléaire tandis que les pays européens maintiennent leur intérêt pour cette protection. Passer la publicité Publicité Pour la première fois depuis dix-neuf ans, le Groupe des plans nucléaires de l’Otan (NPG) est sorti du silence.
« Les forces nucléaires stratégiques de l’Alliance demeurent la garantie ultime de la sécurité des alliés », ont rappelé les membres du NPG, le 18 juin. Dans cette instance discrète où siègent tous les États membres sauf la France, qui a choisi de ne pas y participer au nom de la souveraineté de sa propre dissuasion, est discutée la doctrine nucléaire de l’Otan. C’est aussi là que serait décidé l’emploi de l’arme atomique le cas échéant.
Chaque mot étant soupesé dans la grammaire dissuasive, le communiqué ne fait que quelques lignes. « Pour être efficace, la dissuasion doit être crédible aux yeux des adversaires, mais sans doute davantage encore aux yeux des bénéficiaires », rappelle Camille Grand, ancien secrétaire général adjoint de l’Alliance. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Les Européens, inquiets d’un désengagement américain, auront peut-être été rassurés par ces quelques mots.
La Russie, qui a… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 84% à découvrir.
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