Pendant trente ans, la sécurité des monarchies du Golfe a reposé sur un unique principe : les États-Unis étaient censés les protéger. La guerre lancée par Donald Trump et Israël a mis fin à cette certitude. Les bases américaines éparpillées dans la région n’ont pas préservé les États du Golfe d’un conflit qu’ils n’ont jamais voulu.
Elles en ont fait des cibles. Il était difficile pour l’Iran d’atteindre Tel-Aviv ou Washington, aussi s’est-il rabattu sur des proies plus faciles à sa portée, et c’est le Golfe qui a absorbé les coups. Trump a démontré qu’il était capable de déclencher une guerre, mais pas de la mener à sa conclusion.
En raison de son impatience, de son désir d’être flatté et de ses allers-retours incessants entre le lobby israélien et celui du Golfe, il n’a pas été en mesure de se livrer au marchandage patient que nécessitait un accord. Il a encouragé l’Iran, que le Golfe avait appris à gérer pendant des années, et il laisse ses partenaires face à un plus grand danger qu’auparavant. C’est désormais le protecteur qui est la source de la menace.
Riyad, Doha et Abou Dhabi ont dû régler l’addition Il est utile de rappeler ce que ces États représentent pour Washington. Les monarchies du Golfe contribuent de façon décisive à la puissance américaine. Elles accueillent les Offres spéciales Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale.
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Grâce à un large réseau de correspondants, il couvre une vingtaine de pays et aborde des sujets politiques, économiques et sociaux. Sur le conflit israélo-palestinien, notamment depuis la guerre à Gaza, sa ligne éditoriale est ostensiblement hostile au gouvernement de Benyamin Nétanyahou. Il est par ailleurs assez conciliant avec les mouvements issus ou proches des Frères musulmans dans le monde arabe.
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