Marco Rubio a assisté à la signature d’un accord tripartite entre Israël, les Etats-Unis et le Liban vendredi 26 juin à Washington (REUTERS/Ken Cedeno) Ken Cedeno / REUTERS Un pas de plus vers la paix ? Le Liban, Israël et les États-Unis ont signé vendredi un accord-cadre tripartite “après quatre jours de négociations ferventes”, rapporte Ha’Aretz. C’est “la première fois qu’un responsable libanais et un responsable israélien signent un document commun”, souligne L’Orient-Le Jour tout en nuançant : “l’essentiel reste à faire”.
Le quotidien se demande en effet “comment l’armée libanaise pourra-t-elle mettre en œuvre les dispositions de ce texte alors que le Hezbollah refuse de s’y conformer ? ”. Hassan Fadlallah, un député du groupe, a prévenu que les autorités libanaises ne pourraient “imposer l’application de l’accord qu’en s’engageant dans une guerre civile, avec le soutien des États-Unis”. L’OLJ constate que “les partisans du parti chiite n’ont d’ailleurs pas tardé à manifester leur mécontentement en bloquant vendredi soir plusieurs routes à travers la capitale, dont celle de l’aéroport.” À lire aussi : Éclairage.
Cessez-le-feu au Liban : le rôle de l’Iran divise les dirigeants américains Ajouter aux favoris El País fait un constat similaire. “Sans la participation du groupe soutenu par l’Iran, on ne sait pas dans quelle mesure le nouvel accord aura un avenir plus glorieux que les cessez-le-feu précédents, violés de manière systématique presque sans que leurs signatures n’aient eu le temps de sécher sur le papier”, peut-on lire dans le journal espagnol. Conscient des limites de l’accord-cadre, Marco Rubio, présent à la signature, a évité tout triomphalisme. “C’est le début du début”, a déclaré le secrétaire d’État. “Il y a encore beaucoup de travail devant nous. Nous ne sous-estimons absolument pas la difficulté de la tâche qui nous attend.
Mais nous comprenons son importance, à quel point elle est vitale.” Washington a accepté de verser 30 millions de dollars à l’armée libanaise pour l’aider dans sa mission. À lire aussi : Vu de Beyrouth. Avec Israël et le Hezbollah, le Liban “pris au piège entre deux monstres” Ajouter aux favoris Cessez-le-feu “en train de se disloquer” En signant le texte, Israël s’engage à se retirer de deux zones du Sud-Liban, des deux côtés du fleuve Litani, qui deviendront des zones pilotes, contrôlées par l’armée libanaise.
CNN note que Benyamin Nétanyahou “a décrit l’accord comme une victoire majeure pour Israël, lui permettant de rester dans les territoires que le pays occupe dans le Sud-Liban tant que le Hezbollah n’a pas été désarmé”. Dans une intervention enregistrée à la télévision, le premier ministre israélien a salué qu’il s’agissait “aussi d’un coup dur par l’Iran”. Nétanyahou estime que Téhéran cherche à pousser les Israéliens à se retirer du Sud-Liban par la force.
Avec cet accord, “Israël, le Liban et les États-Unis lui disent : ce n’est pas votre problème”, résume-t-il. De son côté, Joseph Aoun, le président libanais, considère que l’accord va permettre aux habitants de Liban “de retourner sur leur terre pleinement libérée” et prédit “la souveraineté d’un État libanais sans partenaire”. Ce que CNN comprend “comme une référence à l’influence de l’Iran dans le pays à travers le Hezbollah”.
À lire aussi : Guerre. “On se sent abandonnés” : le désespoir des habitants du nord d’Israël sous le feu du Hezbollah Ajouter aux favoris L’implication américaine dans les discussions peut en partie s’expliquer par le fait que “le conflit au Liban est l’un des grands obstacles de l’accord provisoire entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à leur guerre”, pointe El País. Et justement, “le fragile cessez-le-feu entre les deux pays est en train de se disloquer”, observe le Wall Street Journal. L’armée américaine a ciblé des lieux de stockage de missile en Iran vendredi soir en réaction à une attaque de drones sur un navire commercial la veille dans le détroit d’Ormuz. “Une violation stupide du cessez-le-feu”, a déploré Donald Trump.
Ce nouvel incident constitue un “test diplomatique majeur pour Trump”, clame Al-Jazeera. La libre circulation dans le détroit est l’un des enjeux centraux du cessez-le-feu de 60 jours signé la semaine dernière mais “l’Iran insiste pour un accord qui laissera Téhéran demander une commission aux navires commerciaux empruntant la voie d’eau”, indique le WSJ. Loïc Pialat États-Unis Réveil Guerre Israël-Hezbollah Amériques Sur le même sujet Article réservé aux abonnésSérie. “The Bear”, l’ultime saison : échapperont-ils à la cruauté du monde de la restauration ?
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Quand la mer monte inexorablement ? Que faire au quotidien dans un monde bouleversé par le dérèglement climatique ? Des rues de Kigali à celles de Singapour, des clubs de foot d’Argentine aux appartements de Delhi, des champs du nord de la Chine aux prairies italiennes, les citoyens s’organisent, s’entraident et cherchent des solutions pour s’adapter.
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