14 Commenter Présentation Tamron est un opticien japonais renommé, particulièrement reconnu dans le domaine des zooms. Cependant, le constructeur jouit d'une très solide réputation dans l'univers de la macro via un modèle phare : un 90 mm f/2,8 développé initialement pour l'ère du reflex, dont la première version date de 1996. En 2024, la marque propose la déclinaison actuelle, hybride, de cet objectif.
Le Tamron 90mm F2.8 Di III Macro VXD couvre le plein format (24x36 mm) et se voit décliné en montures Sony E et Nikon Z.Cet objectif est donc conçu pour l'usage particulier de la photographie macro. Il permet naturellement d'atteindre le rapport de grossissement 1:1 avec une distance minimale de mise au point de 23 cm. Une focale de 90 mm s'avère assez longue pour garder une certaine distance avec son sujet.
Monté sur un hybride équipé d'un capteur au format APS-C, il équivaut à un 135 mm (coefficient de conversion de 1,5x).Photo réalisée par Alice Bender avec le Tamron 90mm F2.8 Di III Macro VXD.© TamronL'optique est bien adaptée pour la photographie de faune et de flore, que ce soit pour de la nature morte en studio ou sur le terrain. Elle est d'ailleurs protégée contre les intempéries grâce à sept joints d'étanchéité qui lui assurent une résistance aux projections d'eau et à la poussière. Attention, cet objectif n'est pas stabilisé ; il faudra donc compter uniquement sur la stabilisation du capteur cinq axes des boîtiers Sony ou Nikon.Diaphragme à 12 lamellesCe caillou offre une ouverture maximale de f/2,8 et héberge un diaphragme circulaire à 12 lamelles.
Cette configuration, associée à de faibles distances de mise au point, permet d'obtenir de très courtes profondeurs de champ et des effets de bokeh très marqués. Tamron promet un bokeh particulièrement doux, ainsi que des transitions flou-net et net-flou progressives et harmonieuses. Cette gestion fine de la profondeur de champ intéressera également les portraitistes, qui pourront “noyer” leurs sujets dans un bain de flou.La formule optique du Tamron 90mm F2.8 Di III Macro VXD.© TamronOn retrouve une formule optique complexe composée de 15 lentilles réparties en 12 groupes, avec l'intégration de quatre verres à faible dispersion pour limiter les aberrations chromatiques.
Le traitement BBAR-G2 est aussi de la partie afin de restreindre le flare et les images fantômes.Photo réalisée par Junichi Shimizu avec le Tamron 90mm F2.8 Di III Macro VXD.© TamronOutre la macro, un objectif de ce genre se montre aussi très à l'aise pour du portrait en gros plan, offrant un très haut niveau de détails et de beaux effets de profondeur de champ.Personnalisation avec Tamron Lens UtilityIl est équipé d'une motorisation autofocus VXD (Voice-coil eXtreme-torque Drive) qui s'avère rapide, précise et silencieuse. Tamron garantit une compatibilité avec les fonctions de suivi du sujet proposées sur les hybrides Nikon et Sony. L'objectif dispose également d'une connectique USB-C qui permet, via l'app Tamron Lens Utility, d'effectuer d'éventuelles mises à jour de firmware et de paramétrer l'optique en profondeur, notamment pour un usage vidéo.Personnalisation du Tamron 90mm F2.8 Di III Macro VXD avec Tamron Lens Utility.© TamronLe Tamron 90mm F2.8 Di III Macro VXD est relativement compact et léger, affichant moins de 650 g sur la balance pour une longueur d'environ 13 cm.
Il peut accueillir des filtres circulaires d'un diamètre de 67 mm et dispose d'un système de trappe sur son pare-soleil pour, par exemple, faire tourner facilement un filtre polarisant. On retrouve un limiteur de plage de mise au point, ainsi qu'un bouton programmable.Beaucoup de concurrence en monture Sony ECet objectif a été lancé au prix de 699 € et se présente comme une alternative compétitive aux modèles natifs de chez Sony, tels que le FE 90mm F2.8 Macro G OSS proposé autour de 950 €, ou encore le FE 100mm F2.8 STF GM OSS affiché aux alentours de 1600 €. Chez Nikon, on peut le confronter au Nikkor Z MC 105mm F2.8 VR S, vendu autour de 1200 €.
Enfin, il constitue également une alternative de choix aux optiques Sigma, disponibles uniquement en monture Sony E, comme le 105mm F2.8 DG DN Macro Art (829 €) et le 70mm F2.8 DG Macro Art (519 €). Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Ergonomie Le Tamron 90mm F2.8 Di III Macro VXD présente très bien. L'objectif est sobre et élégant, s'appuyant sur des matériaux de qualité et une construction de très bonne facture.
Il s'avère étonnamment léger avec seulement 630 g sur la balance, et relativement compact avec un peu plus de 12 cm de long (sans pare-soleil). Côté gabarit, il est plus léger et court que le Sony FE 100mm F2.8 STF GM OSS (650 g et 15 cm de long), par exemple.Tamron 90mm F2.8 Di III Macro VXD est imposant avec son pare-soleil.© Les Numériques / Georges SiriotisConçu pour le terrain, il est naturellement protégé contre les intempéries grâce à sept joints d'étanchéité qui lui assurent une bonne résistance aux projections d'eau et à la poussière. De plus, il s'agit d'un objectif à mise au point interne, si bien que ses dimensions restent constantes quelle que soit la distance de mise au point choisie.Peu de commandes sur l'objectif.© Les Numériques / Georges SiriotisSur le plan ergonomique, le design se révèle très — peut-être trop — épuré !
On retrouve une large bague de mise au point manuelle sans repère de butée (qui commande électroniquement la motorisation autofocus), mais celle-ci offre une trop grande fluidité. Heureusement, grâce au logiciel Tamron Lens Utility, il est possible de paramétrer entièrement son comportement (mode linéaire ou non, angle et sens de rotation) : un très bon point.Malheureusement, Tamron fait l'impasse sur un commutateur physique permettant de basculer en mise au point manuelle. On dispose tout de même d'un limiteur de plage de mise au point, un outil indispensable en macro.
L'optique intègre aussi un bouton de commande que l'on peut configurer, par exemple, pour basculer du mode AF au mode MF (toujours via Tamron Lens Utility).Une belle construction protégée contre les intempéries.© Les Numériques / Georges SiriotisOn regrette en revanche l'absence d'une bague de réglage manuel du diaphragme ou de commandes liées à la stabilisation optique, puisque l'objectif en est dépourvu.Pour le reste, le port USB-C est positionné sur le côté, ce qui permet de connecter facilement l'objectif même lorsqu'il est installé sur un boîtier. L'avant peut accueillir des filtres circulaires d'un diamètre de 67 mm et le pare-soleil dispose d'un ingénieux système de trappe pour, par exemple, faire tourner facilement un filtre polarisant. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Performances optiques Nous avons naturellement passé ce Tamron 90mm F2.8 Di III Macro VXD au laboratoire et l’avons testé avec un Sony A7R IV équipé d’un capteur plein format de 61 millions de pixels, capable de délivrer des images de 9504 x 6336 pixels.
Nos tests ont été réalisés en jpeg, qualité Extra fine, avec les corrections optiques (Comp. de l’objectif) en mode Auto. Sony intègre en effet des corrections numériques pour le vignettage, les aberrations chromatiques et la distorsion.Notre scène-test et les zones d’intérêt présentées sur les planches à 100 % (échantillons de 250 x 250 pixels) pour comparaison : Sony A7R IV, 24 x 36 mm, 61 millions de pixels.© Les Numériques / Georges SiriotisNos mesures ont été réalisées avec le logiciel d’analyse de qualité d’image français DxOMark Analyzer et une charte (mire à points). Elles sont complétées par une approche visuelle réalisée sur notre traditionnelle scène-test.Piqué : niveau, homogénéité et comportementLa notion de piqué est délicate à traiter.
C'est ce que l'on peut assimiler à la “sensation de netteté” ou à la “précision” observée sur une image. Elle peut varier sensiblement d'un objectif à l'autre, selon la focale et l'ouverture, mais aussi entre le centre et les bords de l’image.Mire de mesure à points : en vert le centre ; en orange les 2/3 de l’image ; et en bleu les bords pour l’analyse BxU avec DxOMark Analyzer.© Les Numériques / Georges SiriotisOn étudie le comportement du piqué de l’objectif en s’appuyant sur la mesure du flou dans différentes zones de l’image (le centre, les 2/3 et les coins) à différentes ouvertures. La mesure du BxU (Blur Units) est dérivée d’une mesure MTF basse fréquence qui correspond bien à la perception des détails par l’œil humain.Plus la valeur de BxU s’approche de 0, plus la sensation de netteté est élevée.
Le flou commence à être perceptible à partir de -1,5, visible à partir de -2,5 et fort à partir de -3,5. Un dégradé de couleurs permet d’appréhender facilement le piqué de l'objectif selon les configurations.© Les Numériques - Georges SiriotisLes performances optiques sont excellentes, proches de la perfection. Le piqué est fort (presque à son maximum) et homogène dès la plus grande ouverture f/2,8.
Malgré une très légère baisse à f/4, il augmente pour atteindre son apogée à f/8 et rester constant jusqu'à f/16. On n'observe aucune baisse de piqué causée par la diffraction, car Tamron a fait le choix de limiter l'ouverture minimale à f/16 plutôt qu'à f/22. Comparer les photos Tamron 90mm F/2.8 Di III MACRO VXD @ F2.8 Tamron 90mm F/2.8 Di III MACRO VXD @ F4 Tamron 90mm F/2.8 Di III MACRO VXD @ F5,6 Tamron 90mm F/2.8 Di III MACRO VXD @ F8 Tamron 90mm F/2.8 Di III MACRO VXD @ F11 Tamron 90mm F/2.8 Di III MACRO VXD @ F16