FRITZ!Box 4690 : on a testé le « Free des routeurs », enfin disponible en France La box qui boxe les box 24 juin 202624/06/2026 • 12:12 Pendant des années, FRITZ! est resté un nom de l’autre côté du Rhin. Pas par manque de qualité, mais parce que le marché français est un cas à part : nos fournisseurs d’accès livrent des box maison déjà très complètes (Freebox, Livebox, etc.), ce qui laisse peu de place à un routeur acheté séparément. Cette logique commence à bouger, et la FRITZ!Box 4690 en est un bon exemple.
C’est le premier routeur Wi-Fi 7 sans modem de la marque, donc un appareil qu’on branche derrière une box existante ou, pour les plus aventureux, à la place de celle-ci. J’ai reçu l’exemplaire de test, je l’ai branché sur une fibre Free à 8 Gb/s symétriques, et j’ai mesuré ce qu’il avait dans le ventre. Avant d’entrer dans les chiffres, un détour s’impose : il faut comprendre d’où vient cette marque pour saisir pourquoi son arrivée intéresse autant les passionnés.
Pour aller plus loin Wi-Fi 7 : routeurs, cartes PC, box internet… Quel appareil compatible Wi-Fi 7 choisir ? FRITZ!, le géant allemand que la France ne connaît pas Derrière FRITZ! se cache une entreprise berlinoise fondée en 1986 sous le nom d’AVM, par quatre étudiants.
Le nom FRITZ! est apparu en 1995, et il s’est imposé au point que la société a fini par adopter celui de sa gamme phare : depuis l’été 2025, AVM s’appelle officiellement FRITZ!, la marque s’appuyant sur une notoriété estimée à environ 80 % outre-Rhin. Le poids de l’entreprise en Allemagne a de quoi surprendre quand on le découvre depuis la France. FRITZ! détient autour de 50 % du marché allemand des routeurs grand public, pour un chiffre d’affaires de l’ordre de 620 millions d’euros en 2022 et environ 880 salariés (chiffres 2022).
Ses produits sont conçus à Berlin, fabriqués dans l’Union européenne et vendus dans plus de quarante pays. Si je devais résumer la place de FRITZ! en Allemagne à un lecteur français, je dirais que l’esprit n’est pas si éloigné de ce que Free représente chez nous. Attention, ce n’est pas la même mécanique : Free est un opérateur, FRITZ! un fabricant de matériel.
Mais on retrouve les mêmes ingrédients : une communauté de passionnés très active qui scrute la moindre mise à jour, un système maison qui s’enrichit pendant des années, et une réputation bâtie sur le boîtier lui-même plus que sur l’abonnement. Là-bas, beaucoup de fournisseurs d’accès proposent d’ailleurs une FRITZ!Box par défaut, ou laissent l’abonné brancher la sienne, parce que l’opérateur se contente souvent de fournir la ligne. C’est précisément cette logique inversée qui explique le retard français.
Chez nous, la box est offerte avec l’abonnement et fait déjà presque tout : Wi-Fi, téléphonie, TV, NAS. Acheter un routeur en plus a longtemps semblé superflu. La 4690 vise donc une cible précise : ceux qui veulent un réseau plus performant, une interface plus fine, ou simplement reprendre la main sur leur installation.
Fiche technique ModèleFRITZ!Box 4690TypeRouteur Wi-Fi 7 sans modem, à brancher derrière une box, un modem fibre/câble/DSL ou une clé 4G/5GSystèmeFRITZ!OS (basé sur Linux), version testée : 291.08.22Wi-FiNormeWi-Fi 7 (802.11be), rétrocompatible a/b/g/n/ac/axBandesBi-bande : 5 GHz (Wi-Fi 7) + 2,4 GHz (Wi-Fi 6), pas de 6 GHzDébits annoncésJusqu’à 5,7 Gb/s en 5 GHz + 1,2 Gb/s en 2,4 GHz (~7 Gb/s cumulés)Antennes / canaux4×4 MIMO, canaux jusqu’à 160 MHzSécurité Wi-FiWPA3 / WPA2, WPSFonctionsMesh Wi-Fi, accès invité / hotspot, Wi-Fi ÉcoConnectique filaireWAN1× 10 Gb/s (WAN/LAN)LAN1× 10 Gb/s + 3× 2,5 Gb/sUSB1× USB 3.0 (stockage réseau, imprimante)Téléphonie filaire2 ports (RJ11 / TAE au choix) pour téléphones analogiques, répondeurs ou faxTéléphonieCentral téléphoniqueIntégré, base DECT jusqu’à 6 combinés sans filVoIPTéléphones IP (SIP) en LAN/Wi-Fi, téléphonie HD, transmission vocale chiffréeRépondeurs5 répondeurs intégrés, envoi du message vocal par mailRépertoiresLocaux et en ligne (Google, Apple, CardDAV…), jusqu’à 1000 entréesAutresRenvoi d’appels, conférence à trois, blocage de numéros, DECT Éco, fonction faxRéseau & sécuritéVPNWireGuard et IPSecAccès distantMyFRITZ!SécuritéPare-feu / NAT, redirections de ports, Wake on LAN, contrôle parentalSecoursMode anti-coupure via une clé 4G/5G sur le port USBDomotique & médiasDomotiqueDECT ULE (chauffage, prises, éclairage), automatisations « si-alors », FRITZ!App Smart HomeStockage / médiasFRITZ!NAS, serveur multimédia DLNA / UPnP AV, compatible IPTVCaractéristiques physiquesDimensions250 × 69 × 184 mmConsommation moyenne13 à 14 WGarantie5 ans (constructeur)Prix319 € au lancement, environ 300 € en boutique selon les revendeurs Cet exemplaire nous a été fourni par la marque. Un boîtier sobre, une connectique qui voit grand Visuellement, la 4690 reste discrète. On reste sur le style FRITZ! : un capot blanc brillant, un insert rouge à l’arrière et un châssis gris foncé, le tout en plastique de bonne facture.
C’est posé à plat, sobre, et ça se fond sans peine sur une étagère. Les inscriptions sur le dessus sont imprimées en transversal, mais l’appareil n’est pas conçu pour tenir debout : il vit couché. L’intérêt de cette box est à l’arrière, où la connectique voit large.
On trouve un port WAN à 10 Gb/s, un port LAN à 10 Gb/s et trois ports LAN à 2,5 Gb/s. Aucune prise Gigabit « classique » à 1 Gb/s : tout est au minimum multi-gigabit. Pour un routeur domestique, c’est généreux, presque surdimensionné au regard des abonnements actuels, mais c’est exactement ce qui le rend pertinent sur une fibre rapide et pour les années à venir.
Le reste de la connectique rappelle que FRITZ! reste fidèle à sa vocation de centrale du foyer. On a deux ports téléphoniques (RJ11/TAE) pour un combiné analogique ou un fax, une base DECT intégrée pour la téléphonie sans fil et la domotique, et un port USB 3.0 pour transformer une clé ou un disque en petit stockage réseau partagé. C’est ce genre de détail qu’on ne trouve quasiment jamais sur les routeurs concurrents d’Asus, Netgear ou TP-Link.
La consommation est sobre : 13 à 14 W en moyenne d’après le constructeur, ce qui est sobre pour un appareil aussi connecté. À l’usage, le boîtier reste tiède et silencieux, sans ventilateur. FRITZ!OS : l’interface qui fait toute la différence S’il y a un point sur lequel FRITZ! creuse l’écart, c’est le logiciel.
Le système maison, FRITZ!OS, repose sur un noyau Linux et se pilote depuis un navigateur via l’adresse fritz.box, ou depuis les applications mobiles MyFRITZ! et FRITZ!App. La première mise en route est désarmante de simplicité : on s’authentifie avec le mot de passe imprimé sur le carton, on choisit son pays, la France est bien proposée, et la connexion fonctionne déjà. Une fois entré, on découvre une interface à la fois plus lisible et plus complète que la moyenne. Le tableau de bord affiche des schémas de connexion très parlants, qui indiquent par exemple la vitesse réelle vers votre box Internet, en émission comme en réception.
Pour quelqu’un qui n’est pas administrateur réseau, c’est rassurant ; pour un utilisateur avancé, l’essentiel est là sans se noyer dans le jargon. Et il y a de quoi faire. Voici déjà ce que j’ai utilisé au quotidien, je reviens plus bas, en détail, sur le Mesh, la téléphonie, la domotique et le VPN, qui méritent chacun leur paragraphe : MyFRITZ!, un accès distant sécurisé à l’interface depuis l’extérieur, sans configuration tordue.
Contrôle parental avec quotas horaires, filtres et blocage d’appareils. Redirections de ports, DNS dynamique, Wake on LAN : tout le nécessaire pour qui veut héberger un service chez soi. FRITZ!NAS et serveur multimédia (DLNA/UPnP) via le port USB, pour partager fichiers, photos et musique sur le réseau.
Un VPN maison : WireGuard et IPSec sans serveur tiers La 4690 sait monter un VPN directement depuis la box, sans serveur extérieur ni abonnement. Petit rappel utile : un VPN crée un tunnel chiffré entre un appareil et votre réseau, ce qui permet d’accéder à vos fichiers, votre NAS ou vos caméras depuis l’extérieur comme si vous étiez chez vous, et de sécuriser votre connexion sur un Wi-Fi public. Pour aller plus loin VPN : qu’est ce que c’est WireGuard, et à quoi ça sert ?
Deux protocoles sont proposés. WireGuard, récent, léger et rapide, est idéal pour une connexion nomade fluide avec une configuration minimale. IPSec, plus ancien mais très répandu, dépanne quand un appareil ou une entreprise impose ce standard.
L’assistant de FRITZ!OS génère la configuration en quelques clics, et même un QR code WireGuard à scanner depuis le smartphone. C’est l’une des implémentations les plus accessibles que j’ai vues sur un routeur grand public : là où beaucoup demandent un service cloud payant ou des manipulations pénibles, ici tout se fait depuis l’interface, en local. L’autre force, c’est le suivi logiciel.
FRITZ! est réputé pour des mises à jour fréquentes qui ajoutent réellement des fonctions au fil des années, et la marque promet 5 ans de garantie ainsi qu’une maintenance longue durée. Sur mon exemplaire, le firmware tournait en version FRITZ!OS 291.08.22. C’est ce sérieux dans le temps qui fidélise autant la communauté allemande.
Retrouvez le Scuba V3, EcoSurfer S2 et IrriSense 2 en promotion. Découvrez les offres exclusives AIPER et équipez-vous de la technologie qui simplifie l’entretien de votre piscine tout en vous laissant profiter pleinement de vos moments de détente. Sponsorisé Profitez de l’offre Un petit bémol côté apps : les applications mobiles FRITZ! restent fonctionnelles mais font un peu datées face au polissage de certains concurrents.
Pour aller loin dans les réglages, c’est l’interface web qu’il faut privilégier. Ce n’est pas un vrai défaut, juste un constat. Performances : la fibre 8 Gb/s encaissée presque sans perte Place aux mesures.
J’ai branché la 4690 en mode routeur derrière une Freebox Ultra, sur une fibre 8 Gb/s symétriques, avec un lien 10 Gb/s entre les deux. Côté outils : Ookla Speedtest en référence multi-connexion, iperf3, l’outil networkQuality de macOS pour la latence sous charge, et la remontée TR-064 côté box. Le client filaire est un Mac mini 10G, le serveur local un mini-PC 2,5G, et le client Wi-Fi un iPhone Air compatible Wi-Fi 7 en 2×2.
En filaire : du vrai multi-gigabit C’est là que la 4690 montre que son 10 Gb/s n’est pas qu’un autocollant. En routage Internet à travers la box, j’ai relevé 7,78 Gb/s en download, soit 97 % des 8 Gb/s de l’abonnement, et 3,95 Gb/s en upload. Sur le réseau local, la commutation entre ports 2,5 Gb/s tient les 2,35 Gb/s sans la moindre perte, à la vitesse du câble.
La latence est exemplaire au repos : 0,43 ms vers la box en local, 11,5 ms vers Internet, et 0 % de perte de paquets. Pour mettre ces chiffres en perspective, le test de la rédaction de Cowcotland, réalisé sur la même fibre Free 8 Gb/s, atteignait jusqu’à 8 Gb/s dans chaque sens sur Speedtest en filaire. Mes valeurs routées sont légèrement en deçà sur l’upload, ce qui s’explique par le protocole de mesure et la charge réelle, mais on est dans le même ordre de grandeur : cette box exploite vraiment une ligne multi-gigabit.
En Wi-Fi 7 : rapide et bien optimisé, dans la limite du bi-bande À un mètre de la box, sur la bande 5 GHz, mon iPhone négociait un lien à 2 161 Mb/s et délivrait en réel 1 818 Mb/s en download et 1 649 Mb/s en upload. C’est un rendement d’environ 84 % du débit théorique, ce qui est au-dessus de la moyenne du marché : beaucoup de routeurs perdent davantage entre le débit annoncé par la radio et ce qui arrive vraiment sur l’appareil. Il faut ici expliquer un écart qui revient toujours.
La fiche technique annonce jusqu’à 5,7 Gb/s en 5 GHz. Ce chiffre correspond à la capacité totale de la radio en configuration 4×4. Or la quasi-totalité des smartphones et ordinateurs portables se connectent en 2×2, ce qui plafonne le lien autour de 2,9 Gb/s, un point que confirment plusieurs tests indépendants.
Mes 1 818 Mb/s réels sur un iPhone 2×2 sont donc cohérents, et même bons. Un étage plus bas, le débit chute, comme attendu : 756 Mb/s en download, 226 Mb/s en upload, pour un rendement tombé à 44 %. Le signal reste pourtant élevé (93 %), mais la distance et la traversée d’un plancher font leur travail.
La chute marquée de l’upload tient surtout à la puissance d’émission du téléphone, pas à la box. Pour couvrir une grande maison, un répéteur ou le kit FRITZ!Mesh devient nécessaire, c’est vrai de tous les routeurs sans satellite. La grande absente, c’est la bande 6 GHz.
La 4690 est bi-bande : elle profite des gains d’efficacité du Wi-Fi 7 (modulation 4K-QAM, meilleure gestion du spectre) mais se prive du multi-link (MLO) et du pic de débit qu’offre un modèle tri-bande comme la 5690 Pro. Pour un usage réel, streaming, jeu, télétravail, c’est rarement gênant. Pour celui qui veut le Wi-Fi 7 dans sa version la plus aboutie, c’est une limite à connaître.
Le seul vrai accroc : un peu de bufferbloat Mon unique réserve technique concerne la latence sous charge, qu’on appelle le bufferbloat. Le terme désigne le gonflement du temps de réponse quand la connexion est saturée par un gros transfert. Au repos, ma latence tournait autour de 13 ms, ce qui est excellent.
Mais en saturant le download, elle grimpait jusqu’à 177 ms en Wi-Fi et jusqu’à 261 ms en filaire. En clair, pendant un très gros téléchargement, le réseau peut devenir momentanément moins réactif, visible en visio ou en jeu en ligne, imperceptible le reste du temps. La cause : FRITZ!OS n’applique pas par défaut de gestion de file d’attente agressive (le fameux SQM/QoS anti-bufferbloat).
Des options de priorisation existent dans l’interface, mais elles ne sont pas activées d’origine. Rien de rédhibitoire, mais c’est le point que je surveillerais si vous jouez en ligne tout en téléchargeant. Le Wi-Fi Mesh pour couvrir toute la maison Mes mesures l’ont montré : un étage plus bas, le débit chute nettement.
C’est la limite de tout routeur seul, et c’est là que le Mesh entre en jeu. Le principe est simple : plusieurs boîtiers diffusent un seul et même réseau Wi-Fi, même nom, même mot de passe, et vos appareils basculent automatiquement vers le point d’accès le plus proche quand vous circulez dans le logement, sans coupure. FRITZ!Repeater Chez FRITZ!, le maillage réunit la FRITZ!Box, les FRITZ!Repeater et les FRITZ!Powerline, ces derniers faisant transiter le réseau par les prises électriques.
Le système oriente chaque appareil vers la bande et le point d’accès les plus adaptés. Pour la 4690, le complément naturel est le kit FRITZ!Mesh Wi-Fi Set 1700, proposé en 1, 2 ou 3 modules selon la surface à couvrir. Je précise que j’ai testé la box seule, sans satellite : ce qui suit s’appuie sur les caractéristiques de la marque et les relevés de la presse spécialisée.
Un point mérite d’être connu : ces répéteurs sont eux aussi en 2×2 et utilisent un backhaul, le lien retour entre le satellite et le routeur, à partage de temps. En clair, la bande passante réelle peut être divisée par deux lorsqu’un appareil passe par un satellite. C’est le compromis classique du mesh sans fil.
On peut fiabiliser ce lien en câblant les répéteurs en Ethernet, mais leur port est limité à 1 Gb/s. Mon conseil reste celui que je donne pour tous les systèmes maillés : on ajoute un satellite pour gagner en couverture, pas pour battre des records de débit. Et mieux vaut rester dans la même marque, le maillage fonctionnant rarement bien quand on mélange les constructeurs.
FRITZ!NAS : un stockage réseau partagé via l’USB Le port USB 3.0 à l’arrière ne sert pas qu’à une imprimante. On y branche une clé ou un disque externe, et la box le transforme en FRITZ!NAS : un espace de stockage partagé, accessible par tous les appareils du réseau domestique, PC, Mac, smartphone, téléviseur. Les fichiers atterrissent au même endroit, consultables par tout le monde sans laisser un ordinateur allumé.
L’intérêt va un peu plus loin grâce au serveur multimédia intégré (DLNA/UPnP AV), qui diffuse photos, musique et vidéos vers un téléviseur, une console ou un lecteur compatible. Et comme on peut atteindre ces fichiers depuis l’extérieur via MyFRITZ!, l’ensemble forme, combiné au VPN, une sorte de petit cloud personnel sans abonnement. Alors, je n’ai pas mesuré les débits du NAS pendant ce test, mais il faut poser les bonnes attentes.
On parle d’un stockage de dépannage, pas d’un substitut à un vrai NAS de marque Synology ou Ugreen. Pas de RAID, pas d’écosystème d’applications, pas de transcodage musclé. Le port USB 3.0 est un vrai progrès face aux anciennes FRITZ!Box en USB 2.0, mais le débit reste modeste pour de gros usages multi-utilisateurs.
Pour partager des documents, faire une sauvegarde ou accéder de temps en temps à sa médiathèque, en revanche, ça rend bien service, et c’est gratuit. Téléphonie IP et base DECT : la centrale du foyer C’est l’une des grandes différences avec un routeur classique : la 4690 intègre un vrai central téléphonique. Elle embarque une base DECT pour relier jusqu’à 6 combinés sans fil, les FRITZ!Fon de la marque ou d’autres modèles DECT, ainsi que deux ports analogiques (RJ11/TAE) pour brancher un téléphone filaire, un répondeur ou même un fax.
FRITZ!Fon Côté IP, la box enregistre des téléphones SIP en LAN ou en Wi-Fi, gère la téléphonie HD pour une voix plus naturelle, et chiffre la transmission vocale par défaut. On peut configurer jusqu’à 5 répondeurs distincts, avec envoi du message vocal par mail, et synchroniser ses répertoires en ligne (Google, Apple, CardDAV) jusqu’à 1000 entrées, pratique pour retrouver les contacts de son smartphone sur le combiné fixe. S’ajoutent les classiques : renvoi d’appels, conférence à trois, blocage de numéros, et un mode DECT Éco qui coupe les signaux radio en veille.
En France, l’intérêt dépend beaucoup de votre opérateur. Récupérer les identifiants SIP de la ligne fixe n’est pas toujours possible, c’est d’ailleurs l’un des écueils du remplacement de box, j’y reviens juste après. En revanche, si vous utilisez de la VoIP tierce, jongle avec plusieurs numéros, ou que vous cherchez une vraie gestion des appels à la maison, c’est un atout que peu de routeurs proposent.
Domotique DECT ULE : chauffage, prises et scénarios La base DECT ne sert pas qu’au téléphone : elle fait aussi de la 4690 une petite centrale domotique. La box pilote des accessoires au standard DECT ULE, une variante basse consommation du DECT pensée pour les objets connectés. La box gère jusqu’à 50 accessoires connectés : prises connectées, thermostats de radiateur, boutons et capteurs.
L’avantage du DECT ULE, c’est la portée et la fiabilité. On couvre toute la maison sans saturer le Wi-Fi ni dépendre d’un cloud, puisque tout est géré localement par la box. On crée ensuite des automatisations « si-alors », baisser le chauffage quand personne n’est là, allumer une prise à heure fixe, avec des plannings et des scénarios.
Le pilotage se fait depuis l’interface fritz.box, l’application FRITZ!App Smart Home, un FRITZ!Fon ou un interrupteur FRITZ!DECT. La réserve tient à l’écosystème : on reste dans l’univers DECT ULE de FRITZ!, qui n’a pas la largeur de catalogue d’un standard comme Matter ou Zigbee côté accessoires tiers. Pour qui débute la domotique avec du matériel FRITZ!, en revanche, l’ensemble est cohérent, local et simple à mettre en route.
Peut-elle remplacer votre box opérateur ? C’est la question que tout le monde se pose, et il faut y répondre honnêtement. Je précise d’emblée : je n’ai pas testé ce scénario.
J’ai utilisé la 4690 en complément de ma Freebox Ultra, c’est-à-dire en mode routeur derrière la box, branchée en Ethernet sur son port WAN. C’est l’usage le plus simple et le plus universel : la box de l’opérateur garde la main sur la connexion fibre, la téléphonie et la TV, et la FRITZ!Box prend le relais pour le réseau et le Wi-Fi. Se passer complètement de la box opérateur est techniquement possible, mais demande quelques précautions.
Le port WAN 10 Gb/s permet