La Free Software Foundation Europe appelle la Commission européenne à forcer la main à Google concernant les fonctionnalités IA sur Android. Les utilisateurs devraient pouvoir les désinstaller facilement. Crédits : 123RF Cela fait déjà quelques années que l'Union européenne s'est dotée de textes légaux obligeant les géants du Web américains à ouvrir leur système et laisser plus de libertés aux utilisateurs.
Le Digital Markets Act (DMA), toujours contesté par certaines des entreprises concernées, a ainsi ouvert la voie à de nombreux changements. Idem pour le Digital Services Act entré en vigueur en 2023. Il reste pourtant un gros chantier pour la Free Software Foundation Europe (FSFE).
L'organisme s'est exprimé dans le cadre d'une consultation ouverte par la Commission européenne. Cette dernière a en effet publié ce qu'elle envisage pour l'interopérabilité des services tiers avec Android (article 6 paragraphe 7 du DMA) et souhaite des avis. La FSFE en profite pour souligner un fonctionnement qui, selon elle, est contraire à la philosophie du texte.
Il s'agit des options IA présentes sur nos appareils sous Android. L'Europe sommée d'agir concernant les fonctions IA de Google sur Android Rien de complexe : la fondation constate qu'à ce jour, il n'est pas possible de désinstaller facilement les composants IA sur un smartphone ou une tablette Android. Elle souligne aussi que même si l'on y parvient, Google les réinstalle sans rien dire, et surtout sans l'accord des utilisateurs.
Mais ce n'est pas le seul point bloquant pour une vraie interopérabilité. Le processus de vérification des développeurs d'applications est également vu comme inconciliable avec le DMA. Rappelons que la firme de Mountain View souhaite obliger tous les développeurs d'applis Android à s'enregistrer auprès d'elle avant de pouvoir publier leurs créations, même en dehors du Play Store. “Ces mesures sont particulièrement problématique pour les développeurs de logiciels libres qui ont délibérément choisi de ne pas faire partie de l'écosystème de Google, ainsi qu'aux développeurs exposés à des pratiques non démocratiques en Europe et dans d'autres pays, où le fait de communiquer leur identité à une entreprise privée pourrait les exposer à des risques de surveillance et de représailles“, résume la FSFE dans son rapport.