Vu l’échelle opérationnelle des agents IA, le plus crucial n’est pas tant de leur attribuer des identités que d’arriver à journaliser leurs actions. Une annonce récente du gouvernement estonien a suscité des commentaires de cette teneur. Le pays s’est en effet officiellement engagé dans une démarche de création d’identités numériques pour les agents IA.
Pour le moment, il n’en dit pas beaucoup plus. Sinon qu’il s’agit de donner à ces agents « des pouvoirs limités et contrôlables », en clarifiant « qui, au final, est responsable ». L’Estonie peut capitaliser sur son infrastructure eID établie de longue date.
Dans l’optique d’y intégrer les agents IA, il lui faudra toutefois, au-delà du chantier technique, adapter son cadre légal et juridique, du Digital Signatures Act aux logiques de procédure administrative. Dans la vision que semble entretenir Tallinn, les fournisseurs de services pourraient définir des règles distinctes pour ces agents. Par exemple, des plafonds d’opérations financières ou des limites d’accès à des données de santé.
Les « codes d’identification », pour reprendre la terminologie qu’emploi le Premier ministre, seraient hébergés dans un registre national spécifique. L'initiative est portée par Eesti.ai, programme national destiné à accompagner la diffusion de l'IA dans l'économie du pays. À consulter en complément sur le sujet des agents IA : Les bug bountys, saturés par les agents IA Réservation en ligne : les agents IA, nouvelle porte d'entrée des fraudeurs « More agents is all you need »... ou pas : une esquisse de lois d'échelle pour l'IA agentique Les effets des agents de codage sur la qualité logicielle Le passage de La Centrale du mono au multi-agent Illustration générée par IA