Réseaux Sociaux W Social, le nouveau réseau social européen qui veut changer les règles du jeu Le réseau social W a ouvert sa première version publique ce mercredi. Basé en Suède, il exige des utilisateurs qu'ils scannent leur pièce d'identité avant de poster quoi que ce soit. Par Jennifer Larcher Publié le 19 juin 2026 à 13h31 Le projet avait été annoncé en janvier à Davos.

Cinq mois plus tard, la plateforme sort de sa phase fermée et s’ouvre au public. Anna Zeiter, la patronne du réseau, est venue le présenter à Bruxelles. Chaque réseau social que les Européens utilisent appartient à une société américaine ou chinoise.

L’argent, les données et le temps d’attention partent à l’étranger. W veut garder tout cela sur le continent. Vous n’avez pas de compte sans pièce d’identité La différence avec X, Threads ou Bluesky saute aux yeux dès l’inscription.

W demande à chaque nouveau membre de passer par un contrôle d’identité. Vous photographiez votre passeport ou votre CNI avec une appli dédiée. La plateforme vérifie que vous existez vraiment.

Vous pouvez choisir un pseudo. Votre nom civil reste invisible pour les autres, mais W sait qui se cache derrière chaque compte. Le modèle élimine en théorie les faux comptes, les fermes à bots et les armées de trolls qui empoisonnent X depuis des années.

Antonio Costa a joué le jeu en publiant son premier message sur W. Le président du Conseil européen a salué une plateforme dont les données sont hébergées en Europe et dont la lutte contre la désinformation représente une priorité. 📩 L’actu digitale évolue vite. Restez à jour.Recevez la newsletter quotidienne, gratuitement.

En vous inscrivant vous acceptez notre politique de protection des données personnelles. Les petits poucets européens se multiplient Eurosky a ouvert mi-avril. Bulle se présente comme un réseau social sain depuis janvier.

Monnett, un mélange de TikTok et d’Instagram, prévoit une version complète pour début juillet. Les initiatives européennes poussent comme des champignons depuis que les tensions commerciales et politiques entre Bruxelles et Washington ont rendu le sujet de la souveraineté numérique vendable auprès du grand public. Le problème est connu.

Facebook et Instagram totalisent 259 millions d’utilisateurs dans l’Union européenne. TikTok en compte 135,9 millions. X, 115,1 millions.

Contre ces chiffres, un réseau social suédois qui demande à ses utilisateurs de scanner leur passeport part avec un handicap considérable. La vérification d’identité rassure les institutions. Par contre, elle fait fuir les utilisateurs qui trouvent déjà pénible de remplir un captcha.

La confiance suffira-t-elle à faire la différence&nbsp? Vous avez un réseau sans bots, sans faux comptes, avec des données qui restent en Europe. Mais l’histoire des réseaux sociaux européens est jonchée de cadavres.

Ello, Peach, Vero… Chacun promettait une alternative éthique. Aucun n’a survécu.

Le seul argument qui fait migrer les internautes d’un réseau à un autre, ce sont les contacts. Pour aller plus loin Emmanuel Macron veut éviter que l’IA ne tombe entre de mauvaises mains, voici son plan pour mieux la régulerLa France espère interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la rentrée scolaireL’Europe accorde cinq jours à Meta pour laisser revenir les IA concurrentes dans WhatsAppApple et Bruxelles se renvoient la responsabilité du blocage de Siri AI en EuropeLa France poursuivie par l’UE pour son retard dans l’adoption des règles de cybersécuritéLe Parlement européen veut réduire sa dépendance à Google en le remplaçant par Qwant Europe