En avril 2026, nous avons découvert une nouvelle campagne visant les utilisateurs de jeux hentai. Des pirates intègrent un cheval de Troie d’accès à distance appelé Argamal dans les programmes d’installation de jeux. Tout en dissimulant sa présence, il peut contrôler l’ordinateur à distance et voler des fichiers et des données personnelles.
Voici comment éviter d’être victime de ce nouveau cheval de Troie, et comment profiter en toute sécurité et de manière anonyme de contenus osés, avec (ou sans) des héroïnes d’anime. Comment les ordinateurs se font-ils infecter par Argamal ? La plupart des jeux infectés sont diffusés via des sites de jeux pour adultes et des sites de torrent.
Dans certains cas, ils sont mis à disposition en téléchargement sur des plateformes de partage de fichiers et référencés sur des sites consacrés aux jeux vidéo. Exemple d’un jeu infecté par un cheval de Troie hébergé sur le tracker de torrents AniRena Il est intéressant de noter qu’au lieu de trouver un fichier factice dans l’archive, comme c’est souvent le cas, l’utilisateur obtient le véritable jeu, développé à l’aide de moteurs populaires tels que RenPy ou RPG Maker. Les versions piratées infectées s’avèrent généralement être des arnaques : les jeux ne se lancent pas, les dossiers regorgent de fichiers aux extensions étranges, laissant peu de doute sur ce qui se passe.
Ici, cependant, l’utilisateur bénéficie de l’expérience de jeu qu’il attendait. Pendant ce temps, le cheval de Troie s’introduit dans le système et reste totalement discret. Dans certains cas, les pirates hébergent une collection de jeux infectés par des chevaux de Troie sur leur propre site Internet.
Les victimes téléchargent ensuite les jeux infectés via un service gratuit de partage de fichiers Cachée parmi les fichiers légitimes de l’archive se trouve une DLL dont le jeu a besoin pour fonctionner, mais qui a été altérée : dès que l’utilisateur lance le jeu, la DLL infectée se charge automatiquement en mémoire. Il n’y a aucun signe visible d’infection : ni programme d’installation qui s’ouvre en arrière-plan, ni fenêtre ou message inquiétant vous invitant à désactiver votre antivirus. Le virus Argamal prend tout son temps : au lieu de se précipiter pour voler des fichiers et des mots de passe ou de semer le chaos sur votre ordinateur, il vérifie d’abord s’il s’exécute dans une machine virtuelle ou un bac à sable, puis passe en mode veille.
Pendant ce temps, le programme malveillant enregistre des paramètres cachés dans le système, masque les chemins d’accès à ses DLL et retarde sa propre exécution. Trois jours plus tard, l’ordinateur se connecte à GitHub, télécharge un fichier chiffré, le déchiffre et le transforme en un module de cheval de Troie opérationnel. Pour garantir la persistance du programme malveillant, les pirates l’enregistrent sous la tâche système WindowsColorSystem Calibration Loader, une fonctionnalité intégrée à Windows qui se déclenche à chaque connexion de l’utilisateur pour charger les profils de couleur de l’écran.
Avant de s’arrêter, le programme malveillant supprime les fichiers temporaires et efface ses traces afin de rendre sa détection encore plus difficile. Qu’est-ce qui rend Argamal dangereux ? Argamal est un cheval de Troie d’accès à distance (RAT), ce qui signifie que les pirates peuvent s’en servir pour contrôler à distance l’ordinateur de la victime.
Voici un aperçu de ce que cela peut impliquer : Exécuter des commandes arbitraires sur l’ordinateur Télécharger et exécuter des fichiers Vérifier si un antivirus est installé sur l’ordinateur (à ce propos, notre solution de sécurité détecte et neutralise Argamal avant qu’il ne puisse vous causer du tort) Chercher et extraire des données confidentielles contenues dans des fichiers et les paramètres système Prendre des captures d’écran et diffuser des flux vidéo depuis l’appareil Envoyer de données vers le serveur des pirates Surveiller l’activité des utilisateurs Arrêter ou redémarrer l’appareil Essentiellement, l’ordinateur infecté se transforme en une machine contrôlée à distance. Le propriétaire pourrait vaquer tranquillement à ses occupations quotidiennes, sans se douter le moins du monde que son appareil a été compromis. Pourtant, les conséquences d’une telle infection peuvent être dévastatrices.
Par exemple, un seul mot de passe volé dans une note texte peut entraîner la compromission simultanée de plusieurs comptes si la victime réutilise les mêmes identifiants sur différents sites. C’est pourquoi nous vous recommandons de conserver vos mots de passe forts et uniques dans le coffre-fort numérique chiffré d’un gestionnaire de mots de passe plutôt que dans des fichiers en texte clair. Au-delà du piratage de comptes utilisateurs, ce cheval de Troie permet aux pirates d’espionner littéralement l’utilisateur : lire ses conversations, fouiller dans ses fichiers privés, découvrir ses préférences sexuelles…
Les cybercriminels peuvent utiliser ces informations hautement sensibles pour de futures attaques, chantage et extorsion. Dans un article précédent, nous avons expliqué ce qu’il faut faire si vous êtes victime d’une tentative d’extorsion. Un autre scénario courant consiste à voler ou à remplacer discrètement des données financières, par exemple en interceptant les identifiants d’applications bancaires ou en remplaçant les adresses de portefeuilles de cryptomonnaies dans le presse-papiers, afin d’envoyer tous les fonds directement sur les comptes des pirates.
En bref, les pirates disposent d’une multitude de moyens pour exploiter l’appareil et les données d’une victime. Argamal, yamete kudasai ! Comment se protéger contre ce genre de menaces Si vous avez décidé de devenir l’heureux propriétaire de « Waifu Simulator Ultra Definitive Edition », restez vigilant : Utilisez un logiciel de sécurité fonctionnant en temps réel et capable de détecter les programmes malveillants les plus complexes.
Même si les pirates ont tout mis en œuvre pour rendre ce cheval de Troie indétectable, Kaspersky Premium détecte et supprime instantanément Argamal des appareils des utilisateurs. Évitez de télécharger des applications pour adultes, des fichiers d’installation et des contenus osés provenant de sources non fiables. Cliquer sur un lien proposant un « jeu XXX gratuit, sans inscription » est le moyen le plus sûr d’infecter votre appareil de programmes malveillants.
Cela dit, même des plateformes officielles comme Google Play et l’App Store laissent malheureusement parfois passer des applications infectées. Pour ne plus avoir à craindre de télécharger par inadvertance un cheval de Troie ou un logiciel espion, utilisez Kaspersky Premium sur tous vos appareils. Ne partagez pas plus de données que nécessaire.
Si un jeu ou un site pour adultes vous oblige à vous inscrire, à saisir des données personnelles ou à associer des comptes tiers au lieu de simplement vérifier votre date de naissance, c’est un avertissement clair. Il est rare que les sites collectent des données sensibles sans raison valable. Dans le meilleur des cas, ces données finissent entre les mains des spécialistes du marketing et des entreprises spécialisées dans le suivi publicitaire.
Dans le pire des cas, elles tombent entre les mains de personnes malintentionnées qui s’en serviront pour vous soutirer de l’argent, vous piéger par phishing ou pirater vos autres comptes. Ne cliquez pas sur les bannières publicitaires présentes sur les sites pour adultes. Même les plateformes les plus populaires, comme Pornhub, affichent parfois des publicités contenant des programmes malveillants.
Si vous avez du mal à vous retenir, utilisez une solution de sécurité qui bloquera les téléchargements de programmes malveillants et empêchera les redirections vers des sites suspects. Regarder du porno en toute sécurité : un guide pour les adultes Comment regarder du porno discrètement Ce qui se passe dans la chambre reste dans la chambre L’IA et la nouvelle réalité de la sextorsion