● Courrier International 📅 17/06/2026 à 07:46

Brexit : dix ans après, la guerre en Iran, “un camouflet pour Donald Trump” et la révolution Bad Bunny

Géopolitique
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La Une de “Courrier international” daté du 18 juin 2026. COURRIER INTERNATIONAL Le Royaume-Uni serait-il coincé dans une boucle temporelle ? C’est ce qu’on pourrait croire à lire la teneur des débats qui agitent la classe politique d’outre-Manche ces dernières semaines. Comme si les fantômes du référendum sur le Brexit n’étaient jamais très loin. Le 23 juin 2016, à la surprise générale, les Britanniques avaient choisi de voler de leurs propres ailes et de dire adieu à l’Union européenne. Un choc qui allait ouvrir la voie à une longue période d’incertitudes et de crises politiques, le prélude aussi à une révolution conservatrice plus globale – en novembre de la même année, Donald Trump accédait pour la première fois à la Maison-Blanche. Il faudra près de quatre ans pour finir par trouver la sortie, le 31 janvier 2020, rebaptisé “jour de l’indépendance” (Independence Day). Le Royaume-Uni quitte alors officiellement l’UE, mais reste soumis aux règles de l’Union le temps de négocier les termes de la future relation commerciale. L’ouverture de notre dossier consacré aux conséquences du Brexit, dix ans après le vote en faveur d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. COURRIER INTERNATIONAL Dix ans après le référendum, que reste-t-il du Brexit ? Un “Breturn” (retour dans l’UE), que réclament 55 % des Britanniques (d’après un sondage de l’institut YouGov paru le 20 mai, contre 33 % qui s’y opposent), est-il envisageable ? Quelles conséquences concrètes a eues ce divorce avec le continent ? Ce sont toutes ces questions que nous abordons dans notre dossier cette semaine à travers le regard de la presse britannique. Et les réponses ne sont pas toujours simples. À lire aussi : Analyse. Dix ans après le référendum sur le Brexit, les Britanniques sont plus européens que jamais Ajouter aux favoris Pour le très libéral et très proeuropéen The Economist, le Brexit a eu un effet très paradoxal : jamais le Royaume-Uni ne s’était autant rapproché de ses voisins que depuis qu’il s’en est séparé… Du café en grain – dont les Britanniques raffolent aujourd’hui – au taux de fécondité, qui a dégringolé comme ailleurs, du congé paternité à la protection, renforcée, contre les licenciements, du marché de l’immobilier, plus contrôlé, à la fragmentation politique, le pays s’est finalement “réaligné sur l’Europe continentale dans bien des domaines – jusque dans l’attachement de sa population à l’UE”. “Alors oui, revenir dans l’Union serait un processus clivant et un parcours semé d’embûches, ose l’hebdomadaire. Mais ne serait-ce pas, au fond, la chose à faire ?” Une option inenvisageable pour le très eurosceptique Daily Telegraph. Loin du désastre économique annoncé, s’emporte Liam Halligan, le Brexit a au contraire apporté au Royaume-Uni une ouverture inespérée sur le monde. “Oui, notre commerce se détourne de l’Europe de l’Ouest pour se diriger vers le reste du monde, et il fait bien”, argumente l’auteur. Dix ans après, ce qui est sûr, c’est que les fractures apparues lors de la campagne entre les partisans du Leave et ceux du Remain n’ont pas disparu. Au contraire. “Aujourd’hui encore, 60 % des électeurs se définissent par le choix qu’ils ont fait le jour du référendum, souligne The Guardian. Avant, on était travailliste ou conservateur. Désormais, on est Remainer ou Brexiter.” Une boucle temporelle à laquelle nul ne semble échapper. Si ce n’est Boris Johnson, ex-figure de proue du référendum de 2016, qui vit sa meilleure vie à Miami et enchaîne des interventions plus lucratives les unes que les autres, raconte Nicky Woolf dans The New World. Des États-Unis au Liban, en passant par Israël, les réactions pour le moins mitigées de la presse étrangère à l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran. COURRIER INTERNATIONAL À lire aussi dans ce numéro, l’ensemble que nous consacrons à l’accord avec l’Iran, annoncé triomphalement par Donald Trump le 14 juin. Bien moins enthousiaste, la presse étrangère ne cache pas son scepticisme. En Israël (écarté des négociations), le quotidien conservateur Yediot Aharonot dénonce une “capitulation devant le régime iranien”. Pour The New York Times, le président américain a perdu une guerre qu’il n’aurait jamais dû commencer. “C’est un camouflet humiliant pour lui et le pays qu’il gouverne”, écrit le quotidien dans un éditorial au vitriol. À lire aussi : Opinion. Le président Trump a perdu la guerre en Iran : l’éditorial du “New York Times” Ajouter aux favoris Les médias conservateurs iraniens, eux, exultent. Proche du Corps des gardiens de la révolution, l’agence Fars salue “une grande victoire pour la nation iranienne”. “À défaut d’avoir gagné la guerre, l’Iran est en train de gagner une nouvelle fois la négociation”, se désole Anthony Samrani dans L’Orient-Le Jour – un article à lire sur notre site. La guerre est-elle finie pour autant ? Rien n’est moins sûr. Les contours de l’accord sont bien trop flous. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi de ne pas changer la une. Nous reviendrons sur la crise au Moyen-Orient toute la semaine sur notre site et plus largement dans le prochain hebdomadaire. À lire également dans ce numéro L’analyse du “Daily Telegraph” après l’annonce par Anthropic de la désactivation à l’étranger des deux versions les plus récentes de ses modèles d’intelligence artificielle, Claude Fable 5 et Mythos 5, à la demande de l’administration Trump. COURRIER INTERNATIONAL Avec l’interdiction de certains de ses modèles d’IA, Anthropic récolte ce qu’elle a semé Invoquant un risque pour la sécurité nationale, Washington a forcé, le 12 juin, Anthropic à désactiver ses modèles d’IA les plus puissants, Mythos 5 et Fable 5. Une alerte pour l’Europe, dépendante de ces outils. Et une victoire pour la Chine, analyse ce journaliste britannique spécialiste de la tech. En ouverture de nos pages 360, un long portrait de Bad Bunny, la star portoricaine devenue la nouvelle icône de la pop mondiale, bientôt en tournée en France. COURRIER INTERNATIONAL Comment Bad Bunny a révolutionné la pop mondiale C’est en Espagne que Bad Bunny vient d’entamer sa tournée européenne, avant un passage en France prévu pour le début de juillet. À cette occasion, El País Semanal retrace l’ascension fulgurante de cet enfant de Porto Rico qui s’est hissé au sommet de la pop mondiale, en faisant rayonner le reggaeton et l’espagnol. Et qui incarne une résistance culturelle dans les États-Unis de Trump. L’hommage de la presse étrangère au peintre britannique David Hockney, disparu le 11 juin. COURRIER INTERNATIONAL David Hockney, l’artiste qui faisait vibrer le soleil Les hommages se multiplient dans la presse britannique après l’annonce du décès de David Hockney, le 11 juin. Alastair Sooke, le critique du Daily Telegraph, salue un surdoué aussi flamboyant que virtuose, qui laisse derrière lui une œuvre remplie de joie. Claire Carrard Guerre en Iran Europe Géopolitique Royaume-Uni Donald Trump Amériques Sur le même sujet Article réservé aux abonnésRoyaume-Uni. Avec la percée de Reform UK, le Brexit définit plus que jamais la politique britannique Écouter l’article Ajouter aux favoris Décryptage. Le Royaume-Uni pourrait-il vraiment réintégrer l’UE ? Écouter l’article Ajouter aux favoris Article réservé aux abonnésVu d’Israël. L’accord Washington-Téhéran est une “capitulation devant le régime iranien” Écouter l’article Ajouter aux favoris Article réservé aux abonnésVu du Liban. Guerre en Iran : les multiples leçons d’un fiasco annoncé Écouter l’article Ajouter aux favoris Nos services HORS-SÉRIE Que faire quand la température atteint les 50 °C ? Quand la mer monte inexorablement ? Que faire au quotidien dans un monde bouleversé par le dérèglement climatique ? Des rues de Kigali à celles de Singapour, des clubs de foot d’Argentine aux appartements de Delhi, des champs du nord de la Chine aux prairies italiennes, les citoyens s’organisent, s’entraident et cherchent des solutions pour s’adapter. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Ici, la marche se décline de mille façons. Itinéraires gourmands, sentiers viticoles ou encore balades nocturnes sous les étoiles… Je découvre l’article → Cinéma - Avant-première Tentez de remporter une invitation pour l’avant-première du film « Seule la vie » de Adrian Goiginger le mardi 23 juin à 20h au cinéma Le Méliès (Montreuil). Je reçois mon invitation → Éditions Bamboo Tentez de remporter la BD « Invulnérable II » de Damían, Sanz & Martínez, proposé par les éditions Bamboo. Je reçois ma bande dessinée →
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