● Courrier International 📅 17/06/2026 à 04:00

À Évian, les dirigeants du G7, dont Donald Trump, apportent leur soutien à l’Ukraine

Géopolitique
Illustration
Le chancelier allemand Friedrich Merz, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président américain Donald Trump, le président français Emmanuel Macron, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et la Première ministre japonaise Sanae Takaichi lors d’une séance de travail au sommet du G7, à Évian-les-Bains, en France, le 16 juin 2026. Thibault Camus / via REUTERS “Le G7 uni pour soutenir l’Ukraine, mission accomplie pour Macron”, s’exclame Le Soir. À l’issue de la deuxième journée d’un sommet à Evian (Haute-Savoie) en présence de du président ukrainien Volodymyr Zelensky, les dirigeants des sept démocraties les plus industrialisées de la planète, dont le président américain Donald Trump, ont approuvé une déclaration commune dans laquelle ils s’engagent à renforcer le soutien militaire à Kiev et à durcir les sanctions contre la Russie. “Nous, les dirigeants du G7, sommes unis dans notre soutien indéfectible à l’Ukraine pour la défense de sa liberté, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale”, ont-ils déclaré dans un communiqué publié peu après minuit mercredi 17 juin, rapporte Politico Europe. Les dirigeants du G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie) “s’engagent à accroître la pression sur l’économie de guerre russe” et à “renforcer nos sanctions, notamment celles visant les secteurs du pétrole et du gaz”, ont-ils ajouté. À lire aussi : Tout s'explique. G7 d’Évian : à quoi sert ce “Groupe des sept” ? Ajouter aux favoris Politico Europe constate, dans un autre article, “les gestes d’ouverture” du président américain qui “ont redonné de l’optimisme” aux dirigeants de l’Union européenne, au deuxième jour de la rencontre. Et ce d’autant plus que ces derniers “s’attendaient”, à leur arrivée en France, “à un bras de fer” avec le locataire de la Maison-Blanche “au sujet de l’Iran et de la guerre en Ukraine”. “Les discussions que nous avons eues entre nous et avec le président américain — tant lors de réunions officielles que lors de rencontres informelles en marge de ces réunions — me donnent un certain sentiment d’optimisme”, a déclaré à la presse, mardi, le chancelier allemand, Friedrich Merz, qui n’avait pas adressé la parole à Donald Trump pendant des semaines à la suite de ses critiques sur la guerre en Iran. “Amour conditionnel” “Tour à tour souriant et réservé, le président américain a pris les participants au sommet au dépourvu en annonçant, après un entretien de 70 minutes avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et d’autres dirigeants, que les États-Unis allaient réimposer des sanctions au secteur pétrolier russe”, raconte le média. “La Russie doit conclure un accord”, a déclaré le président américain. Le Soir rappelle qu’avant le sommet, l’Élysée s’était fixé pour objectif de poursuivre le soutien opérationnel, financier et militaire à l’Ukraine, “chacun selon ses moyens”. “La présidence française disait souhaiter que les États-Unis continuent à tout le moins à prendre leur part, autrement dit, qu’ils ne se désengagent pas davantage. Mission accomplie”, salue le journal belge. Mais ce “rameau d’olivier” tendu à l’Ukraine lors du G7 “a toutefois un prix”, commente Politico, qualifiant cet “amour” de “conditionnel”, “comme toujours avec l’auteur de The Art of the Deal”. L’occupant du Bureau ovale aurait fait pression sur ses homologues du G7 pour qu’ils soutiennent son accord avec l’Iran et proposent leur aide pour le déminage du détroit d’Ormuz avant que le vice-président J. D. Vance n’atterrisse à Genève pour finaliser l’accord de cessez-le-feu avec Téhéran, selon deux diplomates de haut rang interrogés par Politico, qui évoque “le caractère transactionnel d’un apparent échange ‘Ukraine contre Iran’”. À lire aussi : Géopolitique. Le G7 demande à Trump des éclaircissements sur son accord avec l’Iran Ajouter aux favoris “Offensive de charme” Cependant, pour Politico, l’issue “positive” des discussions qui ont eu lieu mardi à l’Hôtel Royal surplombant le lac Léman “tient en grande partie aux efforts déployés par les dirigeants du G7 pour séduire” Donald Trump. À lire aussi : Vu de Suisse. Géopolitique, histoire, contes de fées : à l’Hôtel royal d’Évian, “l’eau est au centre de tout” Ajouter aux favoris Le président français, Emmanuel Macron, a convaincu Donald Trump de prolonger son séjour en l’invitant à dîner au château de Versailles. “Versailles, ce n’est pas du placage à l’or. Versailles, c’est du vrai de vrai”, s’est extasié le milliardaire. L’Allemand Friedrich Merz a, lui, offert à Donald Trump un maillot de football personnalisé, brodé d’un “47” dans le dos, que le 47e président des États-Unis a accepté en souriant. “Après une rupture amère, les dirigeants européens se montrent conciliants envers Trump”, observe également le New York Times. Le journal américain fait état d’un “ton adouci”, mardi, après l’accord-cadre de paix trouvé dimanche avec l’Iran et “l’espoir d’une coopération avec l’Ukraine”. “Cette offensive de charme avait un objectif politique : maintenir Trump fermement dans le camp des puissances occidentales avant un sommet crucial de l’OTAN qui se tiendra le mois prochain à Ankara, la capitale turque”, décrypte encore Politico. Le Temps, toutefois, se montre dubitatif. “Donald Trump semble s’engager pour l’Ukraine, mais au vu de ses innombrables volte-faces, le doute est permis.” Un scepticisme partagé par le New York Times. « Aussi courtois que fussent les échanges entre M. Trump et les Européens, rien n’indiquait vraiment qu’ils aient fait évoluer l’opinion du président quant à son implication dans un accord visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. » Courrier international Guerre en Ukraine Europe Géopolitique Ukraine Volodymyr Zelensky Donald Trump Amériques Emmanuel Macron Nos lecteurs ont lu aussi Pendant que vous dormiez. Messi “phénoménal”, Haaland “brille”, Bolsonaro, Pologne, navire russe : les informations de la nuit Article réservé aux abonnésVu de l’étranger. Coupe du monde : “abyssale” puis “inarrêtable”, la France domine le Sénégal Billet. Pendant ce temps-là en Italie : Gianni Infantino, “je t’aime moi non plus” Article réservé aux abonnésOpinion. Le président Trump a perdu la guerre en Iran : l’éditorial du “New York Times” Nos services HORS-SÉRIE Que faire quand la température atteint les 50 °C ? Quand la mer monte inexorablement ? Que faire au quotidien dans un monde bouleversé par le dérèglement climatique ? Des rues de Kigali à celles de Singapour, des clubs de foot d’Argentine aux appartements de Delhi, des champs du nord de la Chine aux prairies italiennes, les citoyens s’organisent, s’entraident et cherchent des solutions pour s’adapter. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Ici, la marche se décline de mille façons. Itinéraires gourmands, sentiers viticoles ou encore balades nocturnes sous les étoiles… Je découvre l’article → Cinéma - Avant-première Tentez de remporter une invitation pour l’avant-première du film « Seule la vie » de Adrian Goiginger le mardi 23 juin à 20h au cinéma Le Méliès (Montreuil). Je reçois mon invitation → Éditions Bamboo Tentez de remporter la BD « Invulnérable II » de Damían, Sanz & Martínez, proposé par les éditions Bamboo. Je reçois ma bande dessinée →
← Retour