● Courrier International 📅 15/06/2026 à 10:42

J’ai fini par me sentir vraiment chez moi en Chine

Géopolitique
🏷️ Tags : chine
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Stratège en communication d’origine britannique, Stephanie Sam est installée à Shanghai depuis dix ans. PHOTO DONGFANG XIAOWU/PEXELS/CC “Tu pourrais peut-être t’ouvrir davantage à l’étranger, à la Chine par exemple”, m’avait lancé un jour de but en blanc un collègue du cabinet d’avocats, avec lequel je discutais près de la fontaine à eau. Il avait prononcé ces mots avec une telle nonchalance que je ne savais pas ce qui m’avait le plus dérangée, entre sa remarque ou ma réaction à celle-ci. Était-ce de la xénophobie ou des préjugés qui ont la vie dure ? Les propos de mon collègue étaient motivés par la sympathie, et même le désir de m’encourager, mais derrière leur courtoisie se cachait un sous-entendu que je ne pouvais ignorer. Je saisissais qu’il insinuait que si je voulais être crédible, il fallait que je fasse un pèlerinage en Asie où je n’avais encore jamais mis les pieds. Se débarrasser des préjugés Une décennie (et cinq grandes villes) plus tard, je suis toujours à Shanghai, une métropole qui s’est réinventée plusieurs fois durant cette période. Le chemin que je pensais me tracer – un avenir stable et linéaire, façonné par le syndrome de la fille aînée d’immigrés, hyper-indépendante – s’est effacé en cours de route. Au Royaume-Uni, je faisais partie de ces statistiques que personne ne lit vraiment. Moins de 1 % de la population s’identifie comme chinoise. Pour ma part, j’étais cataloguée comme appartenant à Offres spéciales Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale. Dès 3,99 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Offres spéciales Profitez d’un accès illimité (-43%) 3,99 € par mois En tant qu’abonné, accédez à l’intégralité des contenus de Courrier international. J’en profite Stephanie Sam Traduit par Françoise Lemoine-Minaudier Lire l’article original Expatriation Témoignages Shanghai Europe Asie Royaume-Uni Sur le même sujet Témoignage. “Vivre au Japon me fait me sentir comme une imposture” : le revers d’un rêve d’expatriation Écouter l’article Ajouter aux favoris Vu du Royaume-Uni. Ils ont tout quitté par amour… et l’ont regretté Écouter l’article Ajouter aux favoris Émigration. Décrocher un second passeport grâce à un grand-parent oublié Écouter l’article Ajouter aux favoris Article réservé aux abonnésTémoignage. “J’habite à Paris et l’Italie me manque” : la “nostalgie étrange” d’un expatrié heureux Écouter l’article Ajouter aux favoris Source de l’article South China Morning Post (Hong Kong) Le grand quotidien de langue anglaise de Hong Kong est depuis 2016 la propriété d’Alibaba, géant chinois du commerce électronique. Cette acquisition a suscité de fortes craintes que la liberté de ton et la qualité journalistique de ce journal s’érodent, voire disparaissent. Quoi qu’il en soit, le SCMP, resté en situation de monopole sur le marché des quotidiens de langue anglaise dans l’ex-colonie britannique, demeure indispensable à qui veut suivre la Chine. Le quotidien assure un suivi factuel de l’actualité chinoise et hongkongaise très complet. Les pages magazine fournissent parfois de bons reportages sur les pays voisins. Auparavant, un glissement éditorial notable avait déjà pu être observé sous la houlette de Robert Kuok, homme d’affaires sino-malaisien proche de Pékin devenu actionnaire principal en 1993. Jadis journal de référence des « China watchers », le journal s’était graduellement débarrassé, après l’arrivée de Robert Kuok, d’un certain nombre de journalistes, il avait édulcoré ses pages d’opinion et s’était mis à se fonder de plus en plus sur des dépêches d’agence pour traiter des informations ne montrant pas Pékin sous son meilleur jour. Après l’éviction de Willy Wo-lap Lam, responsable des pages Chine, en 2000, dont les analyses de la politique pékinoise étaient jugées trop indépendantes, ce fut en 2002 le tour du chef de son bureau pékinois, Jasper Becker, d’être licencié. Les pages éditoriales, où les figures de la politique hongkongaise avaient pour habitude d’échanger les opinions les plus diverses, devenaient décevantes. Lire la suite Nos services Slow Autriche [Contenu partenaire] Ici, la marche se décline de mille façons. Itinéraires gourmands, sentiers viticoles ou encore balades nocturnes sous les étoiles… Je découvre l’article → HORS-SÉRIE Que faire quand la température atteint les 50 °C ? Quand la mer monte inexorablement ? Que faire au quotidien dans un monde bouleversé par le dérèglement climatique ? Des rues de Kigali à celles de Singapour, des clubs de foot d’Argentine aux appartements de Delhi, des champs du nord de la Chine aux prairies italiennes, les citoyens s’organisent, s’entraident et cherchent des solutions pour s’adapter. Je découvre → Les Nuits Flamenca d’Aubagne Tentez de remporter des avantages exclusifs pour le festival « Nuits Flamenca », du 1er au 5 juillet dans la ville d’Aubagne. Je participe → Gymglish FLE Un mois de cours de français langue étrangère offert Je teste mes connaissances →
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