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📅 11/06/2026 à 08:10
Rachat de SFR : il "ne va pas de soi" pour l'Autorité de la concurrence
Tech & Innovation
👤 Thomas Povéda
Le président de l'Autorité de la concurrence, qui doit valider le rachat de SFR par Bouygues Telecom, Free et Orange, rappelle que le dossier est encore loin d'être bouclé. Elle a encore son mot à dire. Crédits : ©sylv1rob1 / 123RF Free, Bouygues Telecom, Orange et SFR ont trouvé un accord le 6 juin 2026. L'opérateur au carré rouge va disparaître et ses actifs divisés entre ses 3 concurrents, le tout pour 20,35 milliards d'euros. Du moins, en théorie. Le passage de 4 à 3 opérateurs n'est pas un acte anodin, et comme tout processus de ce genre, l'Autorité de la concurrence doit donner son feu vert afin qu'il se concrétise. D'ailleurs, pour Benoît Cœuré, son président, le rachat de SFR “ne va pas de soi“. Une manière de dire que rien n'est encore joué. D'autant que l'examen du dossier peut prendre jusqu'à 18 mois, et qu'au moment de publier cet article, l'organisme n'a pas encore reçu les prénotifications des acheteurs, point de départ du travail de l'Autorité. Cette dernière devra avoir l'assurance que le rachat de SFR n'impactera pas négativement les consommateurs (par une hausse des prix des abonnements pas exemple) et sera bénéfique pour l'économie française, mais aussi européenne. L'Autorité de la concurrence pourrait-elle refuser le rachat de SFR ? Sur le principe, l'opération peut aboutir. “Si nous avions déjà conclu que le passage de quatre à trois opérateurs sur le marché français était nécessairement anticoncurrentiel, nous l’aurions dit, et nous n’aurions pas laissé les opérateurs s’épuiser pour trouver un accord et dépenser des millions d’euros en frais de conseil d’avocats et de banques d’affaires“, rappelle Benoît Cœuré. Il reste cependant des inquiétudes, notamment sur les possibilités d'entente entre les 3 opérateurs pour “préserver leurs parts de marché“. Lire aussi – Rachat de SFR : le prix des abonnements mobile et internet pourrait grimper jusqu’à 25 % Autrement dit : s'échanger des informations pour maintenir le statut quo, ce pour quoi Orange, SFR et Bouygues ont été condamnés à 534 millions d'euros d'amende en 2025. Il est encore bien trop tôt pour faire des pronostics. L'Autorité de la concurrence précise également qu'au final, la Commission européenne pourrait s'occuper de l'affaire. La décision sera prise “une fois les dossiers reçus“, selon “qui est la mieux placée pour instruire le dossier“. En sachant que quoi qu'il arrive, “la Commission et l’Autorité de la concurrence se parleront tout au long de l’examen“. Source : Le Monde
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