● Courrier International
📅 11/06/2026 à 03:55
Les États-Unis passent à la “diplomatie coercitive” et bombardent à nouveau l’Iran
Géopolitique
Tir de missiles Tomahawk depuis l’USS Michael (U.S. Central Command/Handout via REUTERS) U.S. Central Command / via REUTERS Jeudi, vers 0h45, les États-Unis ont commencé à bombarder l’Iran une deuxième nuit d’affilée. Le nombre de victimes n’a pas encore été communiqué. L’attaque de la veille répondait au crash d’un hélicoptère américain. Cette fois, “Donald Trump et le secrétaire à la défense Pete Hegseth ont fait comprendre que les dernières frappes ne constituaient pas des représailles à une opération militaire mais qu’elles visaient à mettre la pression sur Téhéran”, commente le New York Times. À lire aussi : Géopolitique. Échange de frappes entre les États-Unis et l’Iran après le crash d’un hélicoptère américain Ajouter aux favoris “Le Pentagone a présenté les attaques comme un acte de diplomatie coercitive pour forcer les Iraniens à des concessions à la table des négociations”, confirme le Wall Street Journal, citant les propos de Hegseth devant la presse : “si nous avons besoin de négocier avec des bombes, nous négocierons avec des bombes. Nous excellons dans le domaine. Plus que n’importe quel autre pays dans le monde”. Plus tôt, Trump avait “exprimé sa frustration quant au rythme des négociations”, note CNN. Il a prévenu que l’Iran allait “payer le prix” de discussions trop laborieuses. Tout ce que Téhéran a à faire, c’est “signer un bout de papier”, a insisté le président américain. Le même président qui a “pourtant répété qu’un accord était proche” ces derniers mois, remarque le WSJ. Il “n’a pas renoncé à la diplomatie mais sa patience a des limites”, ajoute le quotidien. À lire aussi : Vu d’Israël. L’escalade Israël-Iran, la dernière valse avant un accord entre Washington et Téhéran ? Ajouter aux favoris “Les chances d’une avancée diplomatique se sont assombries quand une délégation de médiateurs qataris a quitté Téhéran mercredi soir sans avoir fait de progrès”, résume le Times. Mais ces frappes pourraient justement “ébranler un cessez-le-feu de deux mois déjà fragile”, souligne CBS News. Certes, les échanges de tirs ont continué mais ils avaient au moins préservé les deux nations d’attaques d’envergure. Le détroit d’Ormuz fermé ? Trump a révélé à un correspondant de Fox News qu’en fin de journée, des officiels iraniens l’ont appelé directement pour lui demander de cesser les frappes. L’échange a été “un moment rare de contacts directs entre Trump et des leaders de Téhéran”, signale la chaîne. Le locataire de la Maison Blanche a aussi confié au journaliste que les bombardements avaient ciblé des zones à une cinquantaine de kilomètres de Téhéran et le sud-ouest du golfe Persique. Les bombardements ont cessé jeudi dans la nuit mais il n’écarte pas “une rapide escalade des opérations militaires” si l’Iran ne signe pas un accord. À lire aussi : Vu du Liban. Guerre en Iran : le basculement américain est en cours, au grand dam d’Israël Ajouter aux favoris NBC News rapporte toutefois que sept groupes du secteur de la défense sont attendus prochainement à la Maison Blanche pour discuter des stocks de missiles à disposition de l’armée américaine. Ces stocks ne seraient pas suffisants. D’après la chaîne, le président américain a déjà exprimé sa “colère” sur le sujet auprès de ses conseillers. De leur côté, les Gardiens de la Révolution disent avoir riposté en attaquant des bases à Bahreïn et au Koweït. “Dix-huit cibles importantes appartenant à l’armée américaine ont été touchées”, affirment-ils. Avant les frappes, Amir Saeid Iravani, le représentant iranien aux Nations unies avait prévenu que son pays “n’a jamais négocié sous la menace et la pression”. Téhéran a assuré avoir fermé le détroit d’Ormuz en représailles. Une fermeture démentie par l’armée américaine. À lire aussi : Guerre en Iran. MarineTraffic, la plateforme grecque qui montre au monde ce qui se passe à Ormuz Ajouter aux favoris Loïc Pialat Réveil Détroit d’Ormuz Nucléaire iranien Donald Trump Amériques Nos lecteurs ont lu aussi Article réservé aux abonnésOpinion. Trump, ce président qui s’enrichit avec une impudence inouïe Article réservé aux abonnésSociété. 1970, 1986, 2026 : une histoire du Mexique en trois Coupes du monde de football Article réservé aux abonnésGuerre en Iran. MarineTraffic, la plateforme grecque qui montre au monde ce qui se passe à Ormuz Canada. Un commandant de bord a volé pendant presque dix-sept ans sans avoir la licence requise Nos services HORS-SÉRIE Que faire quand la température atteint les 50 °C ? Quand la mer monte inexorablement ? Que faire au quotidien dans un monde bouleversé par le dérèglement climatique ? Des rues de Kigali à celles de Singapour, des clubs de foot d’Argentine aux appartements de Delhi, des champs du nord de la Chine aux prairies italiennes, les citoyens s’organisent, s’entraident et cherchent des solutions pour s’adapter. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Ici, la marche se décline de mille façons. 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