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📅 30/05/2026 à 10:22
Non, ce n'est pas votre Wi-Fi : la canicule ralentit vraiment Internet
📡 Télécom & Opérateurs
👤 Naïm Bada
Non, ce n'est pas votre Wi-Fi : la canicule ralentit vraiment InternetQuand la chaleur fait suer les câbles Par Naïm Bada Publié le 30/05/26 à 12h22 Nos réseaux : Suivez-nous Ajoutez nous à vos favoris Google Commenter 3 Chaque été, les signalements de connexions instables ou ralenties se multiplient sur les forums des opérateurs français. Le phénomène n'est pas imaginaire : la chaleur affecte plusieurs maillons de la chaîne réseau, du câble enterré sous la chaussée jusqu'à la box posée dans votre salon. Et avec des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents en France, la question dépasse désormais le simple inconfort estival.Le cuivre souffre, la fibre résiste, les équipements actifs subissentLes lignes ADSL et VDSL, qui reposent sur des paires de cuivre, sont les plus vulnérables. La résistance électrique du cuivre augmente avec la température, ce qui accroît l'atténuation du signal. Sur une ligne longue (3 km ou plus depuis le NRA), la dégradation peut se traduire par une perte de débit mesurable lors de fortes chaleurs. Les câbles aériens, directement exposés au soleil, sont les premiers touchés.La fibre optique, elle, transporte un signal lumineux insensible à la chaleur ambiante. Mais les équipements aux extrémités (ONT côté abonné, OLT côté opérateur) restent de l'électronique classique. Les NRO (nœuds de raccordement optique) et les armoires de rue, conçus pour fonctionner jusqu'à 55 ou 70 °C selon les modèles, peuvent atteindre leurs limites lors de canicules prolongées. Quand c'est le cas, l'équipement réduit automatiquement ses performances ou s'éteint pour se protéger.Lire aussi : Box internet : quelle offre fibre choisir en mai 2026 pour le meilleur rapport qualité/prix ?Les antennes relais 4G et 5G subissent le même phénomène. En cas de surchauffe, les amplificateurs de puissance réduisent leur émission, ce qui diminue la portée et la stabilité du signal mobile. À plus grande échelle, les data centers eux-mêmes ne sont pas à l'abri. En juillet 2022, lors d'une canicule historique, les centres de données londoniens de Google Cloud et d'Oracle ont subi des pannes de refroidissement à plus de 40 °C, provoquant l'arrêt partiel de services cloud pendant plusieurs heures. En France, l'hébergeur Aquaray signalait au même moment qu'un de ses datacenters approchait les limites extrêmes de conception à 39,6 °C.Votre box est probablement le maillon le plus faibleContacter votre opérateur peut être le premier réflexe dans cette situation, mais le plus judicieux dans un premier temps est d'inspecter votre box, et surtout, de ce qui l'entoure. Enfermée dans un meuble, posée près d'un décodeur TV ou d'une console, privée de ventilation, une box Internet peut surchauffer bien avant que le réseau ne soit en cause. La plupart des box intègrent un mode de protection thermique qui réduit les performances Wi-Fi ou provoque des redémarrages intempestifs.L'autre facteur, moins technique mais tout aussi réel, est la congestion. Quand il fait très chaud, davantage de personnes restent chez elles et consomment du streaming, du jeu en ligne ou de la visioconférence. Aux heures de pointe, cette surcharge d'usage pèse sur les infrastructures locales, en particulier dans les zones où le réseau est déjà dimensionné au plus juste.La chaleur n'attaque pas directement la fibre enfouie sous la chaussée, mais elle met sous pression tout ce qui l'entoure : les équipements actifs du réseau, les antennes, les data centers et surtout la box du salon. Sortir cette dernière de son meuble et dégager ses aérations reste le geste le plus efficace, et le moins coûteux. Suivez toute l'actualité des Numériques sur Google Actualités et sur la chaîne WhatsApp des Numériques Envie de faire encore plus d'économies ? Découvrez nos codes promo sélectionnés pour vous.
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