● Le Journal du Geek 📅 25/05/2026 à 17:00

Test aspirateur robot Narwal Flow 2 : le lavage des sols au rouleau, une affaire qui roule ?

📡 Télécom & Opérateurs 👤 Alexandra Bellamy
🏷️ Tags : réseau wifi
Illustration
© JDG Cette seconde mouture hérite du même système de rouleau de lavage plat rincé constamment. Il bénéficie d’un design revisité et lave désormais les sols à l’eau chauffée à 60°C. La puissance d’aspiration augmente encore, atteignant 31 000 Pa. Le fabricant promet également d’avoir amélioré son système de navigation et la technologie de reconnaissance d’objets par IA. Enfin, l’auto-nettoyage s’effectue maintenant à l’eau chaude à 100°C pour assurer une hygiène maximale. Je découvre Commençons par préciser qu’il existe deux versions du Flow 2 : avec une station compacte à raccorder à une alimentation et à une évacuation d’eau (elle assure l’évacuation de la poussière et la distribution automatique de détergent) et une station tout-en-un qui alimente le robot en eau et collecte l’eau sale. Nous avons testé la seconde, désormais vendue à son prix officiel de 1299 € après une période de promotion de lancement. La version Flow 2 avec sa station compacte coûte 200 € de plus. © JDG Un design soigné qui fait fi de la compacité La version classique est livrée avec une station tout-en-un qui assure toutes les opérations de maintenance habituelles pour un modèle haut de gamme en 2026 : évacuation automatique de poussière dans un sac, alimentation en eau propre, auto-nettoyage du rouleau avec collecte de l’eau sale puis séchage à vitesse réglable – ce à quoi il faut ajouter le mélange automatique de détergent, de plus en plus courant aussi. Rien d’étonnant donc à ce que la station ne soit pas très compacte, puisqu’elle contient le sac, le réservoir, le collecteur et le bac à détergent. Narwal n’a pas cherché à réduire ses dimensions ni à la faire paraître compacte. En revanche, le fabricant a soigné son esthétique. De forme rectangulaire, la façade est parée d’une façade en verre poli avec un liseré rétroéclairé qui s’illumine dans le bas (la couleur peut être modifiée dans l’application ou la fonction désactivée). Pousser un peu plus les automatisations et l’adaptation à l’environnement L’installation s’effectue en quelques minutes, de même que la connexion. Une fois le robot chargé et connecté au réseau WiFi, il propose une cartographie lors de laquelle il indique déjà certains obstacles (qu’il reconnaît pour certains mais pour que le robot en prenne des photos, il faudra donner son autorisation via l’app). Malgré des trajectoires parfois surprenantes, il complète la carte rapidement (en 6 min dans notre cas) et de manière pertinente. Il n’oublie pas de pièces. Quant au découpage, il est réaliste. © JDG Dans sa logique de faciliter l’usage, Narwal promet de rendre son robot plus autonome. Cela passe par une généralisation du mode intelligent Freo que nous avions découvert lors de notre test du Freo Z Ultra, mais pas seulement. Cela commence dès la création de la carte puisqu’en plus du prédécoupage pièce par pièce, il propose de les nommer – là encore, les propositions sont plutôt judicieuses. Outre notre bureau qu’il ne reconnaît pas (n’utilisant pas de chaise de bureau traditionnelle qui pourrait servir de repère, on peut le lui pardonner), il nomme bien les autres pièces. Il va plus loin en identifiant même les revêtements de sols avec justesse (carrelages et parquets) ainsi que certains meubles. Sur ce dernier point, nous sommes un peu plus sceptiques car il ne les reconnaît pas tous avec exactitude. En outre, il fait des propositions fantaisistes, comme positionner un lit dans le salon. Enfin, l’orientation des meubles en question n’est pas toujours juste – par exemple, en plus de confondre notre canapé avec un lit, il le positionne dans le sens de la longueur plutôt que dans la largeur. © JDG © JDG © JDG © JDG © JDG © JDG © JDG © JDG © JDG © JDG © JDG © JDG Dans la même logique d’automatisation, le Flow 2 propose de nouvelles fonctionnalités, comme Baby care, via laquelle il serait capable de reconnaître un berceau et donc une chambre de bébé pour diminuer automatiquement sa puissance d’aspiration. Une fonction Pet Care, qui elle n’est pas inédite dans l’univers des aspirateurs robots, existe aussi, qui consiste à ne pas trop déranger les compagnons à quatre pattes de la famille. Un mode patrouille leur est aussi dédié, pour retrouver Félix ou Médor à distance, le voir depuis la caméra et éventuellement lui parler. Autre nouveauté plus atypique : la reconnaissance des objets dits « précieux » comme les portefeuilles ou téléphones mobiles (qui n’ont d’ailleurs rien à faire par terre, mais admettons…). Le Flow 2 les reconnaît parfois mais pas systématiquement. Et même en ayant identifié notre téléphone mobile, cela ne l’a pas empêché de le chahuter un peu en le bousculant (sans jamais rouler dessus, toutefois). Nouveau système de navigation offrant une vision 3D Le système de navigation (baptisé NarMind Pro 2.0) s’appuie sur deux caméras HD 1080p, un LiDAR intégré dans le châssis, sur la tranche, et une lumière structurée, elle aussi positionnée sur la tranche. Avec ses deux caméras RGB, le Flow premier du nom reconnaissait 200 types d’objets, selon Narwal. Alors qu’avec cet attirail, le Flow 2 jouirait d’une reconnaissance infinie. Le but est que l’appareil ne se contente plus de contourner les objets mais comprenne l’environnement grâce à une vision de l’espace en 3D, indique la marque. D’ailleurs, en plus de la cartographie classique, on peut afficher une cartographie en 3D assez réaliste. © JDG © JDG © JDG Le robot est supposé apprendre constamment pour s’adapter au logement. Pourtant, nous avons dû l’aider à plusieurs reprises. Il s’est bloqué un certain nombre de fois sous nos meubles de cuisine, dont la base tombe pile à hauteur du châssis (épais de 9,5 cm). Le Flow 2 y est resté bloqué à de multiples reprises sans sembler vouloir retenir de ses erreurs. Nous avons certes été aidés mais nous avons dû placer des balises pour lui interdire l’accès à cette zone. Néanmoins, si vous avez la chance que certains éléments de mobiliers soient juste un peu plus hauts que le châssis, il est appréciable que le Flow 2 ose s’y aventurer (c’est le cas sous nos radiateurs par exemple). Sinon, le Flow 2 reconnaît un certain nombre d’objets avec succès, à commencer par les câbles (y compris transparents), qu’ils traînent au sol ou pendent le long d’un mur. Mieux vaut tout de même les ranger car il s’en approche parfois dangereusement. Pour les autres obstacles, c’est variable. Par exemple, s’il identifie bien les chaussures, les tissus, les petits jouets (même petits) et les animaux, en revanche, quand il croise le pied évasé de nos tabourets hauts, il n’indique pas des obstacles inconnus mais croit tantôt voir des chaussures, tantôt un sac en plastique… Une aspiration efficace mais pas jusqu’aux coins Une fois sa cartographie établie, le Flow 2 couvre toutes les zones confiées sans en oublier. En outre le mode intelligent Freo Mind nous a à nouveau convaincus dans la mesure où il adapte les paramètres de nettoyage aux pièces et à leur état de saleté en temps réel et cela fonctionne vraiment bien (pour rappel, cette V2 affiche une puissance de 31 000 Pa). Lorsque les sols sont jonchés de saletés, qu’elles soient épaisses ou non (cheveux, poils d’animaux, morceaux de croquettes, litière pour chat…), il insiste autant que nécessaire sur les endroits les plus sales, en augmentant la puissance d’aspiration si nécessaire. Sur les sols durs dégagés, le résultat est largement à la hauteur des attentes. © JDG Sur les tapis, toutes les zones couvertes sont puissamment aspirées aussi (selon les paramètres choisis dans l’application, sachant que nous avons opté pour une augmentation automatique de la puissance). Attention tout de même aux petits tapis légers qu’il peut avoir tendance à pousser et déplacer – l’appréhension des tapis est paramétrable dans l’app. Lorsqu’il y a des obstacles sur son trajet, il les contourne en s’en approchant assez pour nettoyer autour. En revanche, nous sommes un peu moins satisfaits par le traitement des bordures, qui n’est pas toujours parfait et surtout des angles. Le robot « coupe » souvent les virages et les coins formés par des objets ou des meubles le long des murs sont régulièrement oubliés. Même remarque concernant les dessous de porte ou d’appareils électroménagers, que la brossette ne gère pas. Lorsque le Flow 2 détecte des angles et qu’il décide de les nettoyer à fond, la brossette latérale se met à tourner en sens inverse et cliquète le long des plinthes ou des meubles durant plusieurs secondes. Lavage : très efficace mais un débit un peu trop généreux à notre goût Le Flow 2 lave les sols à l’eau chaude à 60°C (contre 45°C pour le modèle de première génération), ce à quoi s’ajoute une pression constante du rouleau (12 N annoncés). L’eau est diffusée à travers 16 buses, qui humidifient le rouleau constamment. Le détergent, contenu dans un réservoir spécifique, est mélangé automatiquement. Si on se concentre sur l’élimination des taches, celles du quotidien ne lui poseront aucun problème dans la mesure où il a même été capable de supprimer haut la main du ketchup séché sur notre carrelage, qui nous a été rendu propre et même pas collant. Nous avons tout de même quelques réserves quant à la fonction de lavage. D’abord, le rouleau a beau être motorisé pour s’étendre sur le côté, le résultat n’est pas parfait ni autour des objets, ni le long des bordures (qu’il longe de façon irrégulière) ni surtout dans les angles, qu’il néglige puisqu’il se rétracte pour laisser le robot pivoter, ne lavant pas du tout les coins. En outre, du fait de son épaisseur, ce rouleau ne passe pas dans les fentes sous les portes ou sous les meubles, contrairement aux patins ronds. D’autre part, si on opte pour le mode Freo, le débit d’eau est un peu trop important à notre goût. Il laisse parfois les carrelages vraiment mouillés (celui de notre couloir par exemple). Le séchage prend alors du temps. Sur les parquets, le débit est certes réduit par rapport aux carrelages mais à nouveau, cela nous paraît un peu trop généreux, surtout s’il s’agit de sols fragiles. On peut réduire le débit d’eau mais il faut alors passer soit par le nettoyage personnalisé en débrayant le mode Freo soit modifier manuellement l’humidité au sein de ce mode mais ce sera constant et possiblement au détriment de l’efficacité… © JDG En revanche, nous avons vraiment apprécié de pouvoir choisir entre différentes fonctions avant de lancer le mode intelligent Freo Mind : aspiration seule, lavage seul, aspiration puis lavage ou aspiration et lavage simultanés. Pratique par exemple si on veut juste aspirer après un repas, si on veut protéger un sol fragile ou si on vient de renverser quelque chose sur un sol déjà propre. Intelligent jusqu’à un certain point Si le mode Freo Mind nous a globalement donné satisfaction, on sent que la reconnaissance visuelle a ses limites. Par exemple, le Flow 2 identifie plutôt bien ce qu’il nomme les déversements de liquides – dans ce cas, il stoppe l’aspiration si elle est activée et se contente de passer le rouleau sur la zone concernée jusqu’à avoir supprimé la tache ou absorbé le liquide. Mais il croit parfois en voir là où il n’y en a pas, passant et repassant durant de longues minutes sur une zone déjà propre. Idem pour l’aspiration d’ailleurs où il n’oublie pas de déchets présents en quantité mais croit parfois en voir alors que le sol est déjà nettoyé. Le carrelage multicolore de notre entrée lui a d’ailleurs donné du fil à retordre, pas seulement pour évaluer le niveau de saleté. Il a plusieurs fois cru voir des tapis alors qu’il n’y en avait pas – c’est ennuyeux car ce sont des endroits qu’il ne lavera pas. Une fois ceux-ci placés sur la cartographie, il n’est pas possible de les redimensionner ni de les supprimer, il faut les ignorer. Nous avons déplacé le tapis sur un autre carrelage et refait le test plusieurs fois ; il a été reconnu mais pas à tous les coups. Selon nous, l’identification des tapis et surtout leur gestion via l’app est perfectible. © JDG Une application qui offre des possibilités multiples Si nous avons déjà largement évoqué les possibilités offertes par l’application, précisons qu’elles sont très riches et que cela nécessite de fouiller pour en prendre connaissance. Il y en a d’ailleurs un peu partout, la page d’accueil comptant plusieurs menus et sous-menus accessibles via des onglets en haut à droite, à droite le long de la carte, en bas de page et sur la page même. Cela peut dérouter. Il y a toujours aussi, en marge, quelques erreurs de traduction. Pour un robot si intelligent, nous aurions justement apprécié qu’il se débrouille un peu plus seul, sans qu’on doive intervenir dans les réglages de l’app, par exemple au niveau des tapis ou du dessous de nos meubles de cuisine pour ajouter des zones d’interdiction. Les utilisateurs novices pourraient se sentir un peu perdus devant l’app, indispensable dans bien des cas (par exemple si le Flow 2 croit voir des tapis sur le carrelage, refusant de le laver). Auto-nettoyage efficace Sauf si on opte pour la station compacte, il faut toujours intervenir pour remplir lt e réservoir et vider le collecteur d’eau sale. Au-delà de ces manipulations, l’entretien est relativement réduit. En effet, le nettoyage automatique du rouleau, qui s’effectue à 100°C, est vraiment efficace, laissant la serpillère propre même après nos tests d’élimination de ketchup, par exemple. Le séchage qui suit (dont on peut choisir la puissance et la rapidité, ce qui a aussi une incidence sur le niveau sonore) lui redonne de la douceur et du « gonflant ». Hormis la changer quand elle s’use, il ne devrait pas être nécessaire de la laver à la main. En revanche, il faut prévoir de nettoyer régulièrement le filtre dans le fond de la station, ainsi que le bac qui l’accueille, car ils se salissent vite. Le système anti-emmêlement de la brosse principale fait son œuvre car on n’y retrouve pas de poils ni de cheveux enroulés. Narwal conseille de la nettoyer toutes les deux semaines. Les autres gestes d’entretien sont classiques (remplacement du filtre à poussière dans le robot, du sac à poussière dans la station sous le collecteur d’eau sale, capteurs du robot)… Précisons que Narwal a prévu un système de séchage et désinfection du sac à poussière, pour éviter les odeurs et assurer une meilleure hygiène (cela provoque un léger bruit de soufflerie après la vidange). Prix et disponibilité Le Narwal Flow 2 se décline en deux versions. La nôtre, équipée de la station tout-en-un, est affichée à 1 299 €. Comptez 200 € de plus, soit 1 499 €, pour la variante à station compacte, qui se raccorde directement à l’arrivée et à l’évacuation d’eau du logement. Je découvre 🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins. Notre avis Le mode Freo Mind est selon nous le meilleur atout du Narwal Flow 2. Dans cette configuration, il est suffisamment intelligent pour ajuster ses paramètres de nettoyage en temps réel, ce qui lui permet de dépoussiérer efficacement tous les types de sols, quel que soit leur degré de saleté et également de les laver de façon performante. Il est même en mesure d’éliminer des taches tenaces avec une efficacité étonnante – quitte à parfois insister un peu sur des zones déjà propres mais au final, le résultat est là. De la même manière, il repère bien des déversements de liquides et s’y adapte avec justesse. On regrette toutefois que le débit d’eau soit un peu élevé et surtout que le rouleau ne nettoie pas parfaitement les bordures ni les coins. D’ailleurs, l’aspiration demeure elle aussi perfectible dans les angles. Pour finir, dans sa manière de naviguer et d’appréhender les objets domestiques, on aurait aimé un peu plus d’intelligence de la part d’un robot haut de gamme ; cela concerne notamment la reconnaissance puis la gestion des tapis et l’évaluation de la hauteur des meubles. Note : 8 / 10 Partagez 𝕏 0 commentaire Signaler une erreur NomPrénomNomAdresse de contact *L'erreur concerne *Une / des fautes d'orthographeUne formulation erronéeLe sens même de l'articleErreur à signaler à l'équipe du JDG *EmailEnvoyer aspirateur robotNarwal Test du MOVA LiDAX Ultra 1200 : votre jardin mérite mieux qu'un robot aveugle Les dernières actualités Test aspirateur robot Narwal Flow 2 : le lavage des sols au rouleau, une affaire qui roule ? Quelle est la valeur de votre vieille console Nintendo en 2026 ? Le classement des 10 modèles les plus côtés Warcraft le Commencement : pourquoi ce film qui cartonne sur Netflix s’est cassé la gueule au cinéma ? Les produits et innovations qui ont marqué 20 ans de geek culture – Partie 1 : 2005–2014 Ces 4 modèles d’iPhone bientôt en danger : êtes-vous concerné ? 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