● Le Figaro International 📅 25/05/2026 à 16:22

Ce que contiennent les accords d’Abraham, dont Donald Trump exige la signature par l’Arabie saoudite et le Qatar dans le plan de paix avec l’Iran

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Ce que contiennent les accords d’Abraham, dont Donald Trump exige la signature par l’Arabie saoudite et le Qatar dans le plan de paix avec l’Iran Par Victor Mérat avec AFP Le 25 mai 2026 à 18h22 Sujets États-Unis Israël Le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn, le premier ministre israélien, Donald Trump et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, signent les Accords d’Abraham à la Maison-Blanche, le 15 septembre 2020. ALEX WONG / Getty Images via AFP Le président américain a exigé lundi de pays à majorité musulmane de normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre d’un potentiel accord de paix avec l’Iran. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Donald Trump a exigé lundi de pays à majorité musulmane, en premier lieu l’Arabie saoudite et le Qatar, de normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre d’un potentiel accord de paix avec l’Iran, une contrainte susceptible de compliquer les négociations avec Téhéran. Dans un long message publié sur son réseau Truth Social, le président américain a énuméré les pays avec les dirigeants desquels il a parlé samedi dans le cadre des discussions pour mettre fin à la guerre avec l’Iran : «J’ai déclaré qu’après tout le travail effectué par les États-Unis pour tenter de résoudre cette situation très complexe, tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d’Abraham.» À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Signés en septembre 2020 et parrainés par Donald Trump lors de son premier mandat à la Maison-Blanche, les accords d’Abraham ont mené à la normalisation des relations entre Israël et des pays arabes : les Émirats arabes unis, Bahreïn, Maroc et Soudan. Le Kazakhstan a annoncé en novembre 2025 vouloir rejoindre l’accord, qui tire son nom du prophète des trois religions monothéistes, juive, chrétienne et musulmane. Mais nombre d’États ont jusqu’ici refusé de se joindre à ce processus, en particulier l’Arabie saoudite. Passer la publicité Publicité Guerre à Gaza Avec la guerre à Gaza déclenchée par l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7-octobre 2023, Ryad a écarté toute normalisation avec Israël sans la création d’un État palestinien souverain et viable. Un projet auquel s’oppose le gouvernement du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. De son côté, le Qatar a joué un rôle de médiateur entre Israël et le Hamas sur Gaza, et Doha accueille depuis 2012 la direction politique du mouvement islamiste palestinien. Mais les frappes inédites d’Israël, début septembre 2025, contre des responsables du Hamas à Doha, avaient ulcéré ce petit pays du Golfe. Ce que dit l’accord L’accord prévoit que les signataires soutiennent et renforcent les «efforts visant à établir un dialogue entre les religions et les cultures, afin de promouvoir une culture de paix entre les trois religions abrahamiques et au sein de l’humanité tout entière». Le texte souligne que «la meilleure façon de relever les défis réside dans la coopération et le dialogue, et que le développement de relations amicales entre les pays sert les intérêts de la paix durable dans la région et dans le monde» et que les parties doivent s’efforcer «d’ancrer les valeurs de tolérance et de respect pour chaque individu, afin de construire un monde où chacun jouit d’une vie digne et pleine d’espoir, sans distinction de race, de religion ou d’origine nationale». De même, les pays signataires s’engagent à «soutenir la science, les arts, la médecine et le commerce, en tant qu’outils servant à inspirer l’humanité, à maximiser les potentialités humaines et à renforcer la proximité entre les peuples». Ils s’efforcent également d’éliminer «l’extrémisme et les conflits, afin de garantir un avenir plus radieux pour les enfants du monde» et de continuer «à travailler pour une vision globale de paix, de sécurité et de prospérité au Moyen-Orient et dans le monde entier». Et, dans ce cadre, d’accueillir «les progrès réalisés dans l’établissement de relations diplomatiques entre Israël et les pays voisins, conformément aux principes énoncés dans les accords d’Abraham».
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