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📅 21/05/2026 à 10:05
SkillKorp Ambi One : on a décortiqué la souris la plus étrange de l'année
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👤 Diogo Ribeiro
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optique
7 Commenter PrésentationDrouate ou gôche C’est une première pour SkillKorp : la marque propre de la filiale Sourcing & Création de Boulanger fait son entrée dans notre comparatif de périphériques PC. Avec sa souris gaming ambidextre Ambi One, le distributeur français tente une percée discrète, mais audacieuse sur un marché particulièrement concurrentiel.Entre les géants historiques solidement ancrés dans l’esprit des joueurs et la myriade de constructeurs asiatiques plus ou moins confidentiels, la compétition est féroce. Pour séparer le bon grain de l’ivraie, tout se joue au détail près, et un simple gimmick peine à s’imposer face à la quête absolue du meilleur rapport performances/prix qui prévaut aujourd’hui.La SkillKorp Ambi One.© Les NumériquesQu’à cela ne tienne, l’Ambi One affiche fièrement ses spécificités et tente de concilier les exigences des joueurs les plus pointilleux, quelle que soit leur main dominante. Positionnée au tarif compétitif de 70 €, cette souris agnostique entend ratisser large. Parviendra-t-elle pour autant à convaincre ? Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ConstructionTournez manège Au premier coup d’œil, la SkillKorp Ambi One est un drôle de mulot. Sa protubérance inférieure, sur laquelle nous reviendrons en détail, n’est pas des plus élégantes et sème presque le doute sur ses dimensions réelles. En réalité, le gabarit de la souris reste plutôt standard (12,2 x 6,5 x 4 cm) et se rapproche des modèles Logitech G de la série Lightspeed.L’alliance de noir, de blanc et de teintes grises en fait un objet relativement discret, qui rappelle la légendaire G305 — à l’exception du logo SkillKorp apposé sur sa coque et de sa molette crantée au look industriel. Pour le reste, le plastique s'avère correct et robuste.L'écran LCD est accessoire.© Les NumériquesC’est sous la face inférieure de l’Ambi One que se cache sa véritable spécificité. L’appendice mentionné plus haut fait en réalité partie d’une plaque rotative à 360° permettant de basculer d’une configuration pour droitier à une version pour gaucher, modifiant ainsi une préhension que nous détaillerons plus bas.Trois patins en PTFE situés en haut, en bas et sur l’excroissance, assurent une glisse correcte et sans accroc. Le centre de cette base est percé d'une ouverture circulaire laissant place au capteur optique, à un logement pour le dongle radio USB-A, aux commutateurs de connectivité (Bluetooth ou 2,4 GHz), ainsi qu'au rétroéclairage, qui propose cycles de motifs différents. C’est d’ailleurs la première fois que nous croisons un bouton exclusivement dédié au contrôle du RGB.La base rotative de l'Ambi One…© Les NumériquesPour le reste des commandes, tout se passe sur le dessus de la souris. Deux boutons se partagent une petite crevasse noire oblongue sur le bossage central qui dissimule un petit écran LCD, logé juste sous la molette. Une pression sur le bouton inférieur affiche le niveau de batterie (pratique) et le mode de connexion actif (plus anecdotique), tandis que son voisin permet de basculer entre six niveaux de sensibilité (DPI). Si l’affichage des DPI à l’écran peut sembler pratique, il s'avère en réalité assez accessoire au quotidien : la plupart des joueurs n’utilisent qu’une ou deux configurations fixes et se fient à leur mémoire musculaire....qui cache le logement du dongle USB-A.© Les NumériquesLa présence de commutateurs mécaniques dans l’Ambi One n’est guère surprenante compte tenu de son positionnement tarifaire. Néanmoins, le constructeur ne communique aucune information précise quant au modèle exact utilisé. Certes, les interrupteurs optiques que l’on trouve sur des modèles plus haut de gamme, à l’instar des Viper de Razer, offrent une meilleure longévité et évitent les clics fantômes, mais l’impact concret sur les performances en jeu reste ici négligeable.La molette crantée est classique mais efficace.© Les NumériquesL'activation des clics principaux s'avère en revanche assez bruyante. Sans atteindre le volume des modèles premium mentionnés plus haut, ce niveau sonore mérite d'être souligné, même s'il ne devient pas dérangeant. De plus, la courbure prononcée des boutons principaux se traduit à la pression par une course relativement généreuse. Les quatre clics secondaires, répartis de chaque côté de la souris, profitent quant à eux d'un retour plus feutré et discret. Enfin, la molette crantée se montre précise, mais l'activation de son clic exige une pression un peu trop ferme. Prise en mainOn ne peut pas plaire à tout le monde La SkillKorp Ambi One affiche un poids particulièrement élevé pour une souris de cet acabit. Avec 122 g sur la balance, elle s’aligne sur un gabarit habituellement réservé aux modèles les plus massifs, à l'instar de la Kone II Air, ou aux souris dotées d'une myriade de boutons latéraux prisées des amateurs de MMORPG. Nul doute que l’imposante base rotative (Swap Base) y est pour quelque chose. Voilà qui risque de déplaire aux adeptes de FPS, dont l’attention devrait se tourner vers des alternatives plus légères.C’est donc cette fameuse Swap Base qui ambitionne d’élever l’Ambi One au-dessus de la mêlée. En la faisant pivoter, il est possible de déplacer le repose-pouce du côté droit ou gauche du châssis, ce qui permet notamment aux gauchers d’en profiter sans discrimination. Seulement voilà : le gain de confort apporté par ce petit appendice s'avère finalement extrêmement limité. L’ergonomie n’est pas bouleversée, contrairement à ce qu’une forme véritablement bombée peut offrir pour le repos de la main. La très légère inclinaison de l’Ambi One ne suffit pas ici à faire la différence.L'inclinaison de la souris change en fonction de la position de la Swap Base.© Les NumériquesDe même, si la présence de boutons secondaires de chaque côté du châssis semble séduisante sur le papier, elle peut vite devenir inconfortable pour l’auriculaire. Sur ce point, l’approche de Logitech G avec sa Pro 2 Lightspeed s’avère plus pertinente, puisqu’elle permet d’intervertir physiquement l’emplacement des boutons et de “boucher” les espaces vides pour lisser la préhension.Le palm grip en haut et le claw grip en bas.© Les NumériquesDu reste, les amateurs de claw grip (prise en griffe) seront frustrés par la présence du repose-pouce. Lors de nos essais, nous avons dû nous résoudre au palm grip (prise en paume) pour trouver un compromis de confort acceptable à l’utilisation. Jeux vidéoMinimum assuré Populaire auprès d’une large gamme de souris, du modèle d’entrée de gamme aux références premium, le capteur PixArt PAW 3395 n’a plus à faire ses preuves. Avec sa définition maximale de 26 000 DPI, il est parfaitement capable de répondre aux besoins de la grande majorité des joueurs, quelle que soit leur configuration de prédilection.De son côté, le dongle radio 2,4 GHz assure une liaison stable, comme le confirme notre test réalisé à 800 DPI via le logiciel MouseTester. Même à sa fréquence de réponse maximale par défaut (1000 Hz), la latence demeure stable et s’établit autour d’une moyenne attendue de 1 ms. Dommage cependant que le logiciel Ambi One ne pousse pas jusqu'aux 8 000 Hz, désormais proposés par les derniers capteurs de PixArt. Comparer les photos 1000 Hz 1000 Hz (zoom)
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