● Le Figaro International
📅 21/05/2026 à 04:00
Face aux terribles «unités Rubicon», l’Ukraine renforce ses intercepteurs de drones sur le front du Donbass
Géopolitique
Des hommes de l’unité de défense anti-aérienne de la 81 brigade aéroportée, dans la région de Donetsk. Gaëlle Girbes pour Le Figaro Magazine Réservé aux abonnés Face aux terribles «unités Rubicon», l’Ukraine renforce ses intercepteurs de drones sur le front du Donbass REPORTAGE - Face aux unités russes de ce centre d’élite redoutée pour ses attaques meurtrières, Kiev développe et renforce de nouvelles défenses avec un seul but : intercepter les engins avant qu’ils ne frappent. Par nos envoyés spéciaux dans le Donbass Vincent Jolly (texte) et Gaëlle Girbes (photos), pour Le Figaro Magazine Le 21 mai 2026 à 06h00 Suivre Sujets Ukraine Donbass Russie Drone Drones D’abord, la friture grise et noire grésille sur l’écran du détecteur de drone scotché au tableau de bord de la voiture qui fend la campagne du Donbass ukrainien. Puis ce « bip » caractéristique : c’est le signal redouté de l’appareil indiquant qu’il a accroché le flux d’ondes radio d’un drone FPV volant à proximité. La friture se transforme en une image pixélisée et permet de suivre, en temps réel, ce que voit l’opérateur du drone. Et de vérifier, avec angoisse, si l’on reconnaît sa position, son véhicule, sa rue ou même sa silhouette se rapprocher dangereusement de la caméra. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Suivez les informations sur la guerre en Ukraine avec l'application du Figaro Dans les villes de Kramatorsk et Sloviansk, qui se trouvent dans le périmètre de vol de ces drones aussi appelé « kill zone », les soldats ne sont plus, depuis longtemps, l’unique cible des drones russes. Par conséquent, humanitaires et civils transportent également des détecteurs. « En Ukraine, la surveillance ennemie est quasi constante sur plusieurs kilomètres derrière la ligne de front, ce qui crée un sentiment permanent de vulnérabilité », déclarait encore récemment le docteur Emeric Saguin, psychiatre au service de psychiatrie de l’hôpital militaire d’instruction Bégin. Sur le front, un nom cristallise ce sentiment de vulnérabilité : Rubicon. Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 87% à découvrir. Vente Flash -70% sur votre abonnement. Sans engagement. J'EN PROFITE Déjà abonné ? Connectez-vous
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