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📅 18/05/2026 à 17:30
Gestion des processus métier : un socle se dessine pour les IA
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👤 Clément Bohic
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De nombreuses solutions, y compris de fournisseurs « leaders », ne mettent pas encore en œuvre OCPM. Il y a un peu plus d’un an, ce constat s’était inscrit en filigrane du Magic Quadrant consacré aux plates-formes de process mining. Il en est désormais autrement : ce modèle « atteint une phase critique d’adoption », pour reprendre les mots de Gartner. Axé, au-delà des instances de processus, sur les objets qu’elles impliquent, il apporte une « visibilité multidimensionnelle » susceptible de constituer un socle de contexte pour l’IA agentique. Des fournisseurs commencent d’ailleurs à encapsuler ce contexte dans des serveurs MCP. Gestion des processus métier : 13 fournisseurs, 4 « leaders » Après avoir parlé d’outils de process mining (2023), de process mining tout court (2024), puis d’outils de process mining (2025), Gartner utilise cette fois le terme process intelligence. D’une année à l’autre, ses critères d’évaluation ont cependant peu évolué. L’idée est toujours, dans les grandes lignes, d’associer découverte, analyse, modélisation/conception, supervision et optimisation des processus métier. Lire aussi : Gestion des données de référence : dans la vague IA, qui se distingue ? Il y a par conséquent une certaine continuité dans la liste des fournisseurs classés. 13 des 16 qui l’étaient l’an dernier le restent – les trois sortants étant ABBYY (ex-« challenger »), Decisions (« acteur de niche ») et Proxverse (idem). Ils ne sont toutefois plus que 4 « leaders » : ARIS (Software AG), Celonis, Pegasystems et SAP Signavio. Ils étaient 8 l’an dernier, mais IBM et UiPath, en recul sur l’axe « vision » du Magic Quadrant, ont glissé chez les « challengers ». Apromore (acquis par Salesforce) et mpmX (de MEHRWERK) sont quant à eux passés chez les « visionnaires », du fait de leur repli sur l’axe « exécution ». La situation sur l’axe « exécution », qui reflète la capacité à répondre à la demande (expérience client, tarification, qualité des produits/services…) : Rang Fournisseur Évolution annuelle 1 Celonis = 2 SAP Signavio = 3 ARIS +1 4 Pegasystems +5 5 Appian +3 6 ServiceNow +4 7 IBM -1 8 UIPath -1 9 QPR Software +4 10 Microsoft -5 11 mpmX = 12 Salesforce (Apromore) -9 13 iGrafx +1 Sur l’axe « vision » (compréhension du marché, stratégie produit, innovation…) : Rang Fournisseur Évolution annuelle 1 Celonis = 2 SAP Signavio = 3 ARIS +1 4 QPR Software +3 5 Salesforce (Apromore) -2 6 Pegasystems -1 7 mpmX +1 8 ServiceNow +5 9 IBM -3 10 Appian = 11 UiPath -2 12 iGrafx +2 13 Microsoft -2 La découverte de tâches était facultative. Comme la modélisation contextuelle (règles et exigences adaptées aux rôles) et les intégrations (systèmes de gestion du risque, data stores, dépôts d’applications…). Avec ARIS, attention à la courbe d'apprentissage Gartner apprécie la scalabilité d'ARIS et sa flexibilité de déploiement (16 régions commerciales ; parité fonctionnelle entre cloud public, cloud privé et on-prem). Il salue aussi l'unification de la découverte, de la modélisation et de l'analyse des processus (ainsi que d'une brique légère d'automatisation) autour d'un dépôt central basé sur un métamodèle orienté objet. ARIS dépend d'un tiers (ProcessMaker) pour le task mining. Ses capacités de modélisation sont par ailleurs limitées : s'il est possible d'ébaucher des processus à partir de documents ou de texte non structuré, on ne peut pas éditer directement les modèles dans l'environnement de conception. Attention aussi à la courbe d'apprentissage (notamment pour maîtriser le dépôt central), doublée d'une navigation fastidieuse. Celonis, en retard sur la modélisation des processus Celonis se distingue par l'exploitation de sa télémétrie sous forme de benchmarks sectoriels. Bon point également sur la partie OCPM, qui s'incarne en un graphe découplant la logique des processus et les architectures sous-jacentes. Gartner souligne aussi l'étendue du réseau de partenaires et la gamme de solutions sectorielles accessibles sur la marketplace. Lire aussi : Data quality : sous le prisme de l'IA, une autre hiérarchie des fournisseurs Bien que s'étant recentré sur une facturation au processus, Celonis a conservé une structure commerciale complexe (modules complémentaires, en particulier). Comme ARIS, il a des limites en matière de modélisation (retard sur les autres « leaders » pour la simulation/conception de modifications complexes). On gardera également à l'esprit que le dépôt central est un système distinct, même s'il a le même look & feel que le reste de la plate-forme. Licensing complexe chez Pegasystems Comme ARIS, Pegasystems a pour lui une offre unifiée, avec découverte de processus et de tâches, modélisation et analyse sur la même architecture. Il a aussi la brique Pega Blueprint, qui fait efficacement la jonction entre process mining et conception d'applications, en boucle fermée, à renfort de langage naturel. Gartner note aussi sa capacité à localiser les déploiements. Les capacités de génération d'applications favorisent largement la plate-forme Pega Infinity, et plus globalement son écosystème d'automatisation. Par ailleurs, pas encore d'OCPM (l'analyse multiobjets est pour le moment possible via des jonctions virtuelles). Vigilance aussi sur le licensing : les modèles s'entrecroisent (au cas ou à l'usage pour le cœur de la plate-forme ; au volume d'unités de travail analysées pour la découverte de processus ; au nombre d'utilisateurs ou de bureaux pour la découverte de tâches). OCPM, encore expérimental chez SAP Signavio Bon point également pour SAP Signavio sur l'aspect « plate-forme intégrée » (découverte et modélisation de processus, cartographie des parcours, gouvernance et jonctions avec des produits SAP comme LeanIX et WalkMe). Gartner apprécie aussi les possibilités de benchmarking et d'analyse de la valeur. Ainsi que la notion de process atoms. Ces unités indivisibles réutilisables entre organisations enrichissent les modèles impératifs et favorisent l'intégration d'IA dans la découverte et la modélisation de processus. À l'instar de ce qu'il constate pour Pegasystems, Gartner note que l'offre Signavio est d'abord taillée pour l'écosystème SAP. Le zero copy fait défaut pour beaucoup de systèmes externes. En parallèle, OCPM demeure à l'état expérimental ; comme d'autres innovations importantes, par exemple dans la simulation avancée et dans les systèmes multi-agents exploitant les process atoms. De même, comme chez ARIS, le task mining n'est pas natif (jonctions avec KYP.ai, Knoa et Mimica). WalkMe peut constituer une alternative, mais limitée à l'analyse au niveau du navigateur. Illustration © Quardia Inc. - Adobe Stock
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