● Courrier International 📅 13/05/2026 à 19:29

La Floride s’apprête à fermer “Alligator Alcatraz”

Géopolitique
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Le président des États-Unis, Donald Trump, visite le centre de détention connu sous le nom d’“Alligator Alcatraz”, à Ochopee, en Floride (États-Unis), le 1ᵉʳ juillet 2025. PHOTO EVELYN HOCKSTEIN/REUTERS L’information n’est pas encore officielle, mais plusieurs médias d’outre-Atlantique, dont The New York Times, la relayent déjà à leurs lecteurs. “L’État de Floride a l’intention de fermer un centre de détention pour migrants très médiatisé qu’elle avait ouvert l’été dernier”, annonce le quotidien progressiste, qui dit avoir échangé avec quatre sources anonymes proches du dossier. Situé entre les villes de Miami et de Naples, le centre en question se trouve dans la région du parc des Everglades, célèbre pour abriter de nombreux crocodiles. C’est pour cette raison que l’endroit est connu médiatiquement sous le nom d’“Alligator Alcatraz”, en référence au reptile présent dans la zone et à la plus célèbre prison de l’histoire des États-Unis. “Les responsables du centre ont annoncé mardi après-midi à des commerçants travaillant sur place que le centre allait fermer, détaille le journal new-yorkais, et ces derniers ont aussi été informés que les détenus seraient transférés d’ici début juin, et que le centre serait démantelé au cours des semaines suivantes.” Le nombre de prisonniers sur place avoisinerait les 1 400 personnes en ce moment. À lire aussi : Floride. “Alligator Alcatraz” : un centre de rétention d’immigrés dans le marécage des Everglades Si la nouvelle suscite des réactions importantes dans la presse, contextualise de son côté CNN, c’est que le centre, ouvert l’été dernier seulement, “avait été présenté par les républicains comme un outil précieux dans la lutte contre l’immigration menée par le président Donald Trump”. Or, poursuit le site de la chaîne de télévision établie à Atlanta, “sa fermeture intervient après près d’un an de recours judiciaires, de coûts d’exploitation croissants et d’allégations de conditions de vie inhumaines”. Des démocrates avaient en effet visité le centre l’été dernier, et avaient décrit un endroit où “des centaines de migrants sont enfermés dans des cages, exposés à une chaleur étouffante, à des infestations d’insectes et nourris avec de maigres repas”. Par ailleurs, des familles de détenus se sont aussi plaintes d’un accès limité aux avocats pour les personnes enfermées dans ce lieu isolé, et des groupes écologistes avaient attaqué en justice l’État fédéral pour avoir permis la construction d’un centre dans cet environnement fragile. Un problème de coût Toutefois, à en croire le New York Times, ce ne sont pas les accusations de traitement inhumain, ni les problèmes environnementaux, qui auraient convaincu les autorités compétentes de fermer le centre (ce qu’elles n’ont pas encore confirmé officiellement), mais plutôt le coût de celui-ci. En effet, le ministère de la Sécurité intérieure des États-Unis aurait conclu que le centre des Everglades est inefficace et trop coûteux à gérer. “L’administration du gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a dépensé plus de 1 million de dollars par jour pour faire fonctionner ce centre, conclut le média progressiste, et la Floride n’a toujours pas reçu le remboursement fédéral de 608 millions de dollars qu’elle avait demandé pour financer le fonctionnement du centre pendant environ un an.” Beniamino Morante Immigration Donald Trump Amériques Sur le même sujet États-Unis. Rouvrir la prison d’Alcatraz : l’idée de Trump ressemble à “un gouffre financier” Le chiffre du jour. Trump met le paquet sur les centres de rétention pour immigrés Récit. Privés de leurs parents par l’ICE, ces frères et sœurs se débrouillent seuls Géopolitique. Le récit d’une Togolaise expulsée par l’ICE vers le Ghana : “Ils m’ont volé mes rêves” Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Éditions Steinkis Tentez de remporter un exemplaire de « Rwanda, à la poursuite des génodicaires » de T. Zribi & D. Roudeaup aux éditions Steinkis (collection « Témoins du monde ») Je reçois ma bande dessinée → Édition Grand Angle Tentez de remporter la BD « La sorcière qui a changé le monde » de Le Naour & Van Der Zuiden, proposé par les éditions Grand Angle. Je reçois ma bande dessinée → Slow Autriche [Contenu partenaire] Salzbourg en été : une scène à ciel ouvert Je découvre l’article →
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