● Les Numériques Télécom 📅 13/05/2026 à 16:43

Sony Alpha A7RVI : un capteur de 67 Mpx déchaîné, qui rafale à 30 i/s et shoote en 8K

Data Science 👤 Adrian Branco
🏷️ Tags : rag réseau rte
Illustration
Sony Alpha A7RVI : un capteur de 67 Mpx déchaîné, qui rafale à 30 i/s et shoote en 8K Par Adrian Branco Publié le 13/05/26 à 16h43 Nos réseaux : Suivez-nous Ajoutez nous à vos favoris Google Commenter 7 © Sony - Sony Alpha A7RVI Un unique boîtier photo pour couvrir tous les usages : c’est le rêve de nombre de photographes. Qui doivent souvent apprendre à jongler entre les boîtiers rapides, les boîtiers hautes définition et ceux doués en vidéo. Sans prétendre à la domination dans tous les domaines, le nouvel Alpha A7RVI que Sony annonce aujourd’hui semble vouloir répondre à tous vos besoins en affichant une fiche technique pour le moins effrayante.Fiche technique de haut vol© SonySi le Sony Alpha A1 II reste le boîtier ultra haut de gamme et l’A9 III le monstre de la rafale, l’A7RVI nouveau affiche des spécifications à faire saliver n’importe quel photographe technophile – car rappelons tout de même qu’on peut faire d’excellentes photos avec un boîtier plus modeste !Basé sur le corps de son aïeul, ce nouveau boîtier intègre un nouveau capteur 24x36 mm de 67 Mpix (66,8 Mpix exactement). Estampillé « Exmor RS », ce composant est donc « empilé », c’est-à-dire que de la mémoire vive lui est directement intégrée pour accélérer la lecture des informations provenant de ses pixels. Un supplément de vitesse qui permet à ce boîtier de proposer la même rafale maximale que l’Alpha A1 II : 30 images par seconde, en RAW 14 bit et à 67 Mpix. Comparez ça avec les 7 i/s (obt. élec.) et 10 i/s (obt. méca.) en 12 bits de l’A7RV, et vous voyez sentir le progrès.Et avec une plage de sensibilités allant de 100 à 32.000 ISO (ext. 102.400 ISO), et une stabilisation mécanique féroce (8,5 vitesses au centre, 7 vitesses en périphérie), il est taillé pour toutes les situations lumineuses.Pour piloter ce capteur, Sony a intégré son processeur Bionz XR2. Introduite avec l’Alpha A7V en décembre dernier, cette puce intègre directement le coprocesseur IA qui fait une partie du succès récent des boîtiers Sony. Le premier bénéfice de ce processeur est donc la vitesse de lecture du capteur – 30 i/s quand même. Le second, un supplément de puissance pour piloter des algorithmes AF plus complexes.Le troisième est sa capacité à « nettoyer » le signal sortant du capteur. Permettant ainsi à cet A7RVI de promettre une plage dynamique de 16 stops contre 15 stops pour l’A7RV – comprendre plus d’informations dans les très hautes et les très basses lumières. Dans ce domaine, Sony précise que son boîtier voit non seulement plus d’informations, mais il est aussi à même d’offrir plus de granulosité dans le rendu, pour produire des fichiers plus naturels (lire plus loin).Ajoutons à cela un viseur électronique très haut de gamme. Comme dans le boîtier précédent, il intègre une dalle OLED de 9,44 Mpix, mais cette fois sans passage au noir (zero blackout) en rafale. Cet écran est désormais HDR, profite d’un espace colorimétrique plus large (DCI-P3 contre sRGB dans l’A7RV) et offre une luminosité en pointe jusqu’à x3 supérieure.Plus de définition, plus de sensibilités© SonyCet A7RVI est le champion de la définition chez Sony – et il faut aller taquiner les boîtiers GFX100 Mpix de Fujifilm pour trouver mieux-disant sur le marché. Mais Sony promet encore plus de pixels via la post-production dans son logiciel Imaging Edge Desktop. Soit en utilisant le mode composite RAW, qui combine plusieurs clichés RAW en un. Soit en mode extended RAW, qui améliore la résolution à partir d’un seul cliché.Côté shooting, deux sensibilités autres que les ISO sont en progrès. La première est celle de l’AF qui est désormais à -6.0 EV, qui permet (presque) de faire la mise au point dans la nuit. L’autre est celle de l’autofocus qui est désormais opérationnel jusqu’à f/22.En matière d’AF, notons au passage qu’il est basé sur 759 points couvrant 94% du capteur. Qu’il est loin le temps des cellules des reflex !Avant de continuer sur la fiche technique, il est intéressant que Sony mette en avant une promesse couplant IA et couleurs. Réputé pour la qualité intrinsèque de ses fichiers RAW, Sony souffre cependant d’une réputation de couleurs « cliniques ».Grâce à l’évaluation IA de la nature des scènes et des sources de lumière, Sony assure que ses mesures de balances des blancs sont bien plus naturelles que par le passé. Le nouveau boîtier « comprend » mieux la scène et se rapproche bien plus de la perception humaine.Et les équipes Sony de mettre en avant, pendant la conférence de presse de présentation du boîtier, la réduction du temps passé en post-production. Une manière de reconnaître que les clichés des spécialistes de la couleur (Fujifilm et Canon notamment), étaient jusqu’ici plus plaisants à voir.8K, zéro crop et lampe Tally : sérieux sur la vidéo !© SonySi Sony dispose de caméras FX dédiées aux usages vidéo intensifs, la marque japonaise ne manque pas de faire progresser ses Alpha. Le premier élément d’importance est le passage à 30 images par seconde pour les séquences 8K – on parle de 8K30p. La 4K n’est pas en reste puisqu’elle passe à la 4K120p.En matière de 8K, l’A7RVI conserve un recadrage (crop) de x1,2. La 4K elle, profite d’un énorme coup de boost puisqu’elle s’entend désormais sans crop, en 4K60 comme en 4K120 (excepté en mode Super 35 où la 4K120 prend un recadrage x1.4).L’autre grosse amélioration est le passage à un gain double (dual gain). Un double « moteur » qui étend la plage dynamique enregistrable en vidéo, limitant ainsi les fourmillements dans les zones sombres des séquences animées. Une amélioration qui a ses limites (limité à 30 i/s, uniquement en 4K, etc.), mais qui plaira aux vidéastes.Au rang des autres progrès, on note une priorité à l’angle de vue 4K qui permet de tirer pleinement parti des grands-angles en allant chercher au plus près des bords du capteur. Mais aussi une stabilisation active et un mode actif dynamique (stabilisation électronique via un recadrage calculé à la volée) plus efficace.Et s’ajoute à cela une lampe Tally en façade pour notifier l’enregistrement au sujet ainsi qu’un nouveau système de suppressions des bruits parasites du microphone interne qui devrait limiter les bruits de ventilateurs et de clim en fond sonore – une réponse au réchauffement climatique peut-être ?Nouvelle batterie plus performante, mais qui va faire grincer des dentsDepuis l’A9 premier du nom lancé début 2017, tous les boîtiers Alpha 24x36 mm de Sony s’appuient sur la même batterie : la NP-FZ100. Couplée à la maîtrise de l’électronicien japonais, elle a offert aux boîtiers de la marque des endurances au-dessus de la mêlée. Depuis maintenant neuf ans, les utilisateurs de cette classe de boîtiers ont potentiellement accumulé plusieurs batteries qu’ils peuvent passer d’un appareil à l’autre.Mais cette ère prend fin avec cet Alpha A7RV, qui introduit une nouvelle référence : la NP-SA100. Un nouveau modèle qui offre 17% de capacité en plus (2670 mAh contre 2280 mAh), une charge plus rapide. Mais aussi et surtout, des tensions bien plus stables en usage intensif. De quoi permettre à ce boîtier et à ses successeurs d’encaisser sans faillir les rafales et les débits de trames vidéo 8K les plus violents.Mais ce progrès à un coût : celui de la perte de (rétro)compatibilité. Et de nombreux photographes vont (forcément) grincer des dents.© SonyOn pourrait ajouter à cette fiche technique le passage au Wi-Fi 6, l’arrivée comme sur l’A7V d’une seconde prise USB C (USB 2.0) pour recharger sans prendre la prise principale (qui bénéficie pour la première fois d’un emplacement pour système de blocage de câble), de la nouvelle position « * » pour mieux gérer les modes personnalisés sur la molette des modes, de la bascule des menus à la verticale, de l’écran à 4 directions ou encore du bouton d’illuminations des commandes qui permet (enfin !) de manipuler l’appareil dans le noir.Le fait est que Sony a énormément fait progresser son champion des hautes définitions. Pour dépasser dans de nombreux domaines son A1 II, qui ne séduira désormais que pour ses fonctions dédiées aux utilisateurs les plus exigeants : 1/32.000e contre 1/16.000e pour l’A7RVI, meilleures corrections des déformations des verticales et du flickering, prise RJ45 pour les agences de presse, etc.Il reste cependant à voir si la cible de ce boîtier ne sera pas refroidie par une addition assez salée : à 5000 € boîtier nu, l’A7RVI passe un cap psychologique. Un cap qui s’entend au regard des progrès, mais qui intervient dans une période économiquement assez tendue.Le Sony Alpha A7RVI est disponible dès aujourd’hui à 5100 € boîtier nu. Suivez toute l'actualité des Numériques sur Google Actualités et sur la chaîne WhatsApp des Numériques Envie de faire encore plus d'économies ? Découvrez nos codes promo sélectionnés pour vous.
← Retour