● Numerama 📅 13/05/2026 à 15:51

« Je n'ai aucun problème avec ça » : pourquoi Peter Jackson défend l'IA au cinéma

Géopolitique 👤 Camille Allard
🏷️ Tags : chine rag rte
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Lecture Zen Résumer l'article Présent au Festival de Cannes pour recevoir une Palme d'or d'honneur, Peter Jackson — père de Le Seigneur des Anneaux — a déclaré qu'il « ne déteste pas » l'utilisation de l'Intelligence Artificielle au cinéma. Pour lui, l'IA peut rester un simple outil à condition d'imposer des garanties contractuelles et le respect strict des droits à l'image des acteurs. Jackson alerte que la paranoïa anti-IA menace d'effacer la valeur des performances en motion capture et de priver des artistes comme Andy Serkis de la reconnaissance qu'ils méritent. Présent au Festival de Cannes pour recevoir une Palme d'or d'honneur, Peter Jackson — père de Le Seigneur des Anneaux — a déclaré qu'il « ne déteste pas » l'utilisation de l'Intelligence Artificielle au cinéma. Pour lui, l'IA peut rester un simple outil à condition d'imposer des garanties contractuelles et le respect strict des droits à l'image des acteurs. Jackson alerte que la paranoïa anti-IA menace d'effacer la valeur des performances en motion capture et de priver des artistes comme Andy Serkis de la reconnaissance qu'ils méritent. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ Peter Jackson, qui a porté Le Seigneur des anneaux sur grand écran, vient-il de trahir l’art du cinéma ou fait-il preuve de pragmatisme ? Présent au Festival de Cannes 2026 pour recevoir une Palme d’or d’honneur, le cinéaste a jeté un pavé dans la mare en déclarant qu’il « ne déteste pas » l’usage de l’intelligence artificielle dans les films. Entre défense du réalisme et aveu d’impuissance, ses propos risquent de diviser une industrie à cran sur cette question. Venu célébrer sa carrière aux côtés d’Elijah Wood, Peter Jackson (derrière la trilogie cinématographique Le Seigneur des anneaux) n’a pas manié la langue de bois lors de sa masterclass à Cannes ce mercredi 13 mai 2026. Si le réalisateur néo-zélandais reconnaît que l’IA pourrait « détruire le monde », il se montre étonnamment ouvert à son intégration sur grand écran. Pour lui, la technologie n’est qu’un outil de plus, à condition que les droits des acteurs soient respectés. Mais au-delà de cette validation technique, Jackson a surtout pointé du doigt une conséquence directe et polémique de ce débat : l’impossibilité pour des acteurs comme Andy Serkis d’obtenir enfin la reconnaissance qu’ils méritent. C’est ce que l’on peut apprendre via Variety. Et votre vie numérique devient sereine Bitdefender Premium Security est une solution de cybersécurité européenne qui vous protège automatiquement contre les pirates et toutes les menaces du web. Profitez de vos activités en ligne en toute tranquillité Sponsorisé La solution de cybersécurité tout-en-un L’IA au cinéma : « Je n’ai aucun problème avec ça. » Peter Jackson au San Diego Comic Con en 2014 // Source : Gage Skidmore La déclaration de Peter Jackson a fait l’effet d’un électrochoc dans l’enceinte cannoise. Peter Jackson a affirmé que tant que les droits à l’image sont négociés et licenciés, l’utilisation de doublures numériques ou d’IA ne le dérangeait absolument pas. Pour le cinéaste qui a révolutionné les effets spéciaux avec Weta FX, la technologie est une évolution logique dans le cinéma. Il prend l’exemple d’un Indiana Jones rajeuni, si l’acteur donne son accord, pourquoi s’en priver ? Une vision qui risque d’exaspérer les défenseurs d’un cinéma « pur » et organique. Cependant, Jackson trace une ligne rouge très claire sur le vol d’identité. Pour lui, le problème n’est pas l’outil, mais l’usurpation. Cette position très libérale sur l’IA, venant d’un pilier de l’industrie, apporte un poids énorme aux studios qui poussent pour ces technologies. En pleine crise de confiance entre les créateurs et les machines, voir le mentor de la Terre du Milieu valider ainsi l’IA est perçu par beaucoup comme une trahison des métiers de l’image. Andy Serkis, la victime collatérale du débat sur l’IA L’autre grand moment de tension de cette masterclass a concerné la reconnaissance des acteurs de motion capture. Selon Jackson, la paranoïa actuelle autour de l’IA est en train de tuer toute chance pour un acteur comme Andy Serkis de remporter un Oscar. Andy Serkis au Megacon. // Source : Fandomuniverse Le public et les académies feraient désormais l’amalgame entre une performance générée par algorithme et le travail humain colossal derrière un personnage comme Gollum. C’est, selon lui, une injustice totale pour un art qui reste à « 100% humain ». Cette confusion entre « performance numérique » et « IA » est le cœur du problème. Jackson déplore que le débat soit devenu si toxique qu’il occulte le talent pur des comédiens cachés derrière les capteurs. Alors qu’Andy Serkis s’apprête à réaliser et jouer dans le nouveau film The Hunt for Gollum, Jackson justifie son choix de lui laisser les rênes : personne ne connaît mieux l’addiction et la psychologie de ce personnage. Mais avec le climat actuel, il craint que ce travail ne soit jamais récompensé à sa juste valeur, noyé dans la peur du « tout-numérique ». Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur ! Installer Numerama Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer ! Crédit photo de la une : New Line Cinema Signaler une erreur dans le texte cinéma Film IA Intelligence artificielle Le Seigneur des Anneaux : Gollum Tolkien Intelligence artificielle Tech Ne plus voir cette pub Ne plus voir cette pub
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