● Courrier International
📅 13/05/2026 à 14:46
À Téhéran, le retour à un semblant de normalité
Géopolitique
Depuis l’entrée en vigueur [le 8 avril] d’un fragile cessez-le-feu avec les États-Unis et Israël, la vie à Téhéran semble avoir en partie repris son cours normal. De nombreux postes de contrôle [militaires] ont disparu [ils avaient été érigés à chaque coin de rue par le pouvoir], les cafés sont animés, les parcs bruissent de groupes venus pique-niquer, les routes ont renoué avec les embouteillages, et le métro (devenu gratuit depuis le début de la guerre) est bondé. Mais l’inquiétude est bien là, profonde et multiforme, et les Iraniens sont nombreux à craindre à tout moment une reprise de la guerre. La précarité de la trêve a encore été soulignée par le lancement de nouvelles attaques, par les États-Unis et par l’Iran, dans le Golfe, alors que les deux belligérants continuent à bloquer le détroit d’Ormuz [le président américain a affirmé lundi 11 mai que le cessez-le-feu “ne tenait qu’à un fil”]. Et le bilan économique de la guerre est lourd. Beaucoup de personnes ont perdu leur emploi, et l’inflation est galopante – selon le Fonds monétaire international, elle pourrait atteindre 70 % cette année. “Mes élèves sont heureux d’être de retour en classe” Sara, 24 ans, a perdu son poste d’enseignante en art dans un centre de loisirs, fermé quand la guerre a éclaté le 28 février. Elle Article abonné Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Abonnez-vous et accédez à : tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters Dès 1 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Stefanie Glinski Lire l’article original Moyen-Orient Inflation Guerre en Iran Société Sanctions contre l'Iran Sur le même sujet Répression. En Iran, les pendaisons se multiplient : la terreur, “stratégie de survie du régime” Répression. Comment les Iraniens s’adaptent à un black-out numérique record Géopolitique. Trump juge “totalement inacceptable” la réponse de l’Iran à son plan de paix Moyen-Orient. En Iran, la guerre provoque “un tsunami de licenciements” Source de l’article The Guardian (Londres) L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui compte dans ses rangs certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. De centre gauche, proeuropéen, The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes. Contrairement aux autres quotidiens de référence britanniques, le journal a fait le choix d’un site en accès libre. Il est passé au format tabloïd en 2018. Cette décision s’inscrivait dans une logique de réduction des coûts, alors que The Guardian perdait de l’argent sans discontinuer depuis vingt ans. Une stratégie payante : en mai 2019, la directrice de la rédaction, Katharine Viner, a annoncé que le journal était bénéficiaire, une première depuis 1998. Lire la suite Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Éditions Steinkis Tentez de remporter un exemplaire de « Rwanda, à la poursuite des génodicaires » de T. Zribi & D. Roudeaup aux éditions Steinkis (collection « Témoins du monde ») Je reçois ma bande dessinée → Édition Grand Angle Tentez de remporter la BD « La sorcière qui a changé le monde » de Le Naour & Van Der Zuiden, proposé par les éditions Grand Angle. Je reçois ma bande dessinée → Slow Autriche [Contenu partenaire] Salzbourg en été : une scène à ciel ouvert Je découvre l’article →
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