● Silicon.fr Télécom 📅 13/05/2026 à 13:42

Des Chromebooks aux GoogleBooks, ce qui se profile

Cybersécurité 👤 Clément Bohic
Illustration
Essayer virtuellement des vêtements, préparer un voyage d’agrément, terminer une leçon Duolingo… Pour le moment, avec les GoogleBooks, on ne parle pas d’usages professionnels. Google prévoit une commercialisation de ces ordinateurs portables à partir de l’automne 2026. Il annonce cinq fabricants : Acer, ASUS, Dell, HP et Lenovo (et trois fournisseurs de processeurs : Intel, Qualcomm, MediaTek). Pas de Samsung, qu’on dit engagé dans le développement de ses propres laptops Android avec l’interface OneUI. Les GoogleBooks, eux, auront aussi Android pour socle, mais avec des éléments de ChromeOS. Un mélange qu’on connaît actuellement sous le nom d’Alumin(i)umOS. Google met en avant la capacité d’exécution native des applications d’Android (pas d’émulation comme sur les Chromebooks). En revanche, il ne dit mot des applications Linux. Ni, plus globalement, des applications optimisées pour l’environnement de bureau, si ce n’est Chrome. Lire aussi : Digital Workplace : pourquoi Veolia et Idex ont choisi le Chromebook Le groupe américain en dit beaucoup plus à propos de Gemini. Il en fait même la vitrine des GoogleBooks, appuyant leur positionnement premium (« nos ordinateurs portables les plus avancés »). « Créer mon widget », « Pointeur magique »… Du Chromebook Plus au GoogleBook, la continuité IA Principale fonctionnalité IA mises en avant : « Pointeur magique ». Dans les grandes lignes, secouer le pointeur de la souris ouvre Gemini, qui peut ensuite réaliser des actions sur des éléments à l’écran. Google donne deux exemples : créer une réunion à partir d’une date dans un e-mail et fusionner des images d’un salon et d’un canapé. La vidéo de présentation des GoogleBooks en donne un troisième : l’essayage virtuel, à partir de photos du sujet et de vêtements et accessoires. Derrière cette technologie, il y a un projet de recherche de chez DeepMind. Les démos mettent l’accent sur le contrôle vocal et sur la génération de code à la volée pour réaliser des actions entre applications. Parmi les exemples donnés : Séectionner deux ingrédients sur une page web et les ajouter dans une liste de courses Afficher l’itinéraire entre deux lieux affichés chacun dans sa fenêtre S’inspirer d’une image pour en créer une autre à partir d’un menu de restaurant Il faudra vraisemblablement attendre le printemps 2027 pour qu’arrive, sur les GoogleBooks, la fonctionnalité « Créer mon widget ». Google donne l’exemple d’un tableau de bord pour planifier déplacement, hébergement et restauration en vue d’une réunion de famille. « Créer mon widget » arrivera d'abord sur les téléphones. Á commencer, cet été, par les « derniers » Pixel et Galaxy. Il fait partie de la famille Gemini Intelligence. Google vient d'annoncer cette marque censée regrouper des fonctionnalités IA destinées aux appareils premium. Rambler, qui exploite Gemini pour la dictée vocale, en fait aussi partie. En l'état, Google ne parle pas d'IA locale. Il est acquis que la fonctionnalité « Pointeur magique » exige une connexion Internet. ChromeOS doucement fondu dans un socle Android Au niveau matériel, les GoogleBooks auront en commun une barre lumineuse interactive à l'arrière du châssis. La dernière bêta d'Android 17 comporte des indices au sujet d'un système Pixel Glow qui l'exploiterait. Il serait aussi déployé sur des smartphones, avec les Pixel 11 en tête de liste. Lire aussi : Digital workplace : le Chromebook prend ses marques Le Chromebook Pixel et la tablette Pixel C, lancés respectivement en 2013 et 2015, étaient dotés d'une telle barre. Elle permettait notamment de vérifier le niveau de batterie, en plus de recevoir diverses alertes. Le compte Telegram MysticLeaks, fiable sur certaines révélations qu'il a faites jusque-là, a publié une vidéo d'une quinzaine de minutes donnant une idée générale du look potentiel d'Alumin(i)umOS. Le système - virtualisé sur un MacBook Pro - repose sur Android 17. De ChromeOS, on retrouve, entre autres, le tiroir d'applications, la barre des tâches et le gestionnaire de fichiers. Google y a ajouté la possibilité de créer des raccourcis et des dossiers sur le bureau. Ainsi que de « caster » (diffuser) des applications d'un téléphone (exemple de Duolingo). Les ventes de Chromebooks pourraient se poursuivre au-delà de 2026, laisse entendre Google. Ils pourraient donc coexister avec les GoogleBooks au catalogue. Une chose semble en tout cas acquise : leur support ira jusqu'à son terme. Certains pourront basculer vers Alumin(i)umOS, mais on ignore lesquels et dans quelles conditions. Illustration principale © Google
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