● Numerama 📅 13/05/2026 à 12:24

Avis The Punisher One Last Kill : que vaut le retour de Frank Castle sur Disney+ ?

Géopolitique 👤 Camille Allard
Illustration
Lecture Zen Résumer l'article Jon Bernthal livre une performance impériale qui humanise Frank Castle en le montrant comme un vétéran hanté par le PTSD et la mélancolie. À seulement 44 minutes, le spécial ressemble davantage à un « proof of concept » et à un épisode de transition vers Spider-Man: Brand New Day qu'à une œuvre achevée. Judith Light impose une antagoniste glaçante en Ma Gnucci, transformant le quartier en un piège urbain ultra-violent qui pousse Castle dans une guerre de gangs façon siège. Jon Bernthal livre une performance impériale qui humanise Frank Castle en le montrant comme un vétéran hanté par le PTSD et la mélancolie. À seulement 44 minutes, le spécial ressemble davantage à un « proof of concept » et à un épisode de transition vers Spider-Man: Brand New Day qu'à une œuvre achevée. Judith Light impose une antagoniste glaçante en Ma Gnucci, transformant le quartier en un piège urbain ultra-violent qui pousse Castle dans une guerre de gangs façon siège. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ Frank Castle est de retour, mais il n’a jamais semblé aussi brisé. Avec The Punisher: One Last Kill, Disney+ tente un pari risqué : transformer la machine à tuer de Jon Bernthal en un homme hanté par ses démons, avant de le plonger dans un enfer urbain ultra-violent. Si la performance de l’acteur est impériale, le format court et certains choix scénaristiques laissent un sentiment d’inachevé. Après une absence remarquée dans la saison 2 de Daredevil: Born Again, Jon Bernthal reprend enfin son rôle iconique dans ce programme spécial de 44 minutes, intitulé The Punisher: One Last Kill. 44 minutes, c’est court. Très court. Co-écrit par l’acteur lui-même, ce projet se veut le pont nécessaire entre le monde « street-level » de Netflix et l’intégration de Frank Castle dans le futur blockbuster Spider-Man: Brand New Day. Mais peut-on vraiment réinventer un tel antihéros en moins d’une heure ? Entre traumatismes psychologiques profonds et fusillades frénétiques, ce spécial navigue entre deux eaux, offrant à la fois le meilleur et le plus frustrant du Punisher version 2026. Ce nouveau contenu est sorti le 12 mai 2026 sur Disney+, et il est disponible en France. Voir The Punisher One Last Kill sur Disney+ Découvrir l’offre Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par YouTube. Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l’usage étant opéré par YouTube avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l’amélioration des produits d’Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l’audience de ce site (en savoir plus) En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et ses partenaires. Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies. J’accepte tout Gérer mes choix Un Frank Castle plus humain et hanté que jamais Le début de One Last Kill surprend par son ton. On ne retrouve pas le Punisher en pleine action, mais un Frank Castle reclus, instable, vivant dans un appartement miteux de Little Sicily. Le film prend le temps de montrer l’homme derrière le crâne, un vétéran perclus de PTSD, sujet à des hallucinations de sa famille et de ses camarades d’armes. Bernthal livre une performance d’une intensité rare, notamment lors d’une scène bouleversante au cimetière familial. C’est un Punisher qui pleure, qui doute et qui cherche un sens à sa survie, alors que sa liste de cibles est vide.Cette approche mélancolique est audacieuse pour Marvel, s’éloignant des habituels traits d’humour pour filmer la dépression brute. On sent ici l’influence de la collaboration entre Bernthal et le réalisateur Reinaldo Marcus Green (déjà complices sur Gary). L’idée que Castle ne se soigne pas par l’héroïsme, mais qu’il sombre dans ses traumatismes, apporte une profondeur bienvenue. Cependant, cette introspection s’arrête net à mi-parcours pour laisser place à une action déchaînée, créant une rupture de ton un peu brutale qui donne l’impression de voir deux films différents en un seul. The Punisher: One Last Kill. // Source : Disney+ L’enfer de la vengeance L’élément moteur de ce spécial est l’arrivée de Judith Light dans le rôle de Ma Gnucci. Matriarche impitoyable d’une famille criminelle en déclin, elle veut faire payer à Frank le massacre de ses fils. La confrontation est intéressante, car elle place Frank dans la position de la proie : Ma Gnucci met sa tête à prix, transformant le quartier en un immense piège où chaque gangster veut sa part du gâteau. Façon John Wick. C’est une version survitaminée de Die Hard ou The Raid, où Castle doit utiliser tout ce qui lui tombe sous la main pour survivre.Judith Light est glaçante, motivée par le même deuil destructeur. Malheureusement, la brièveté du format ne lui rend pas justice. Son intrigue se termine de manière abrupte, comme s’il manquait une scène finale pour conclure son face-à-face avec Castle. De plus, certaines répliques tombent un peu à plat. The Punisher: One Last Kill. // Source : Disney+ Une violence brute, mais un format trop étroit Côté action, les fans sont servis : c’est gore, c’est sale et c’est frénétique. On voit Frank se battre alors qu’il est en feu, empaler des ennemis et accumuler un nombre de cadavres record. La chorégraphie est moins « propre » que dans les couloirs de Netflix, privilégiant une urgence désespérée qui colle bien au personnage. La réalisation de Green évite le côté trop poli des productions Marvel habituelles, même si un montage parfois haché et quelques effets numériques superflus viennent gâcher certains affrontements. Le vrai problème de One Last Kill, c’est sa durée. En 44 minutes, le spécial essaie de traiter le deuil, la paranoïa, une guerre de gangs et le teasing pour le prochain Spider-Man. Résultat ? L’arc de Frank semble précipité. C’est ridiculement court. On passe trop vite de l’homme brisé au justicier implacable sans transition convaincante. C’est un excellent « proof of concept » pour un futur film, mais en l’état, cela ressemble plus à un épisode de transition de luxe qu’à une œuvre complète. On a presque l’impression de voir un court métrage pour préparer l’annonce d’un film. On en ressort avec une envie de voir Bernthal sur grand écran, c’est tout. Le verdict The Punisher One Last Kill Voir la fiche Il n’y a pas d’offres pour le moment On a aimé L’interprétation viscérale de Jon Bernthal Une prise de risque émotionnelle Une violence décomplexée On a moins aimé Un format beaucoup trop court Un déséquilibre narratif Une fin frustrante Bernthal prouve qu’il est l’unique interprète possible pour Frank Castle/le Punisher. Malgré un scénario un peu déséquilibré et trop court, le spécial réussit à ramener la violence R-Rated dans le MCU avec une sincérité émotionnelle qui fait mouche. Une étape nécessaire, mais on attend désormais le vrai retour en force. Car on a une sensation de trop peu, comme après une minuscule part d’un très bon gâteau. Quel est le service de SVOD fait pour vous ? Quelle est la meilleure plateforme de streaming en 2026 ? Le comparatif pour bien choisir son abonnement Découvrez notre comparateur Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur ! Installer Numerama Pour ne rien manquer de l’actualité, suivez Numerama sur Google ! Les infos sur les films et séries Marvel The Punisher: One Last Kill sera court, trop court pour de nombreux fans The Punisher One Last Kill devrait marquer la fin d’une ère pour Disney+ « Une simple tactique marketing » : IMAX contre-attaque violemment contre Disney et son Infinity Vision Spider-Man aura la vie dure dans Brand New Day Le prochain film Thor pourrait bien marcher dans les pas de Logan Disney+ est en ce moment à 4,99 € par mois, mais pour une durée (très) limitée Avengers : « J’avais tort », Jon Favreau brise le silence sur la fin tragique d’Iron Man La série Spider-Noir avec Nicolas Cage dévoile ses grands méchants Daredevil : Born Again avec Certains liens de cet article sont affiliés. On vous explique tout ici. Crédit photo de la une : Disney+ Signaler une erreur dans le texte Critique Disney Plus Film Netflix Numerama Plus Tests Séries et cinéma Ne plus voir cette pub Ne plus voir cette pub
← Retour