● BFM Tech 📅 13/05/2026 à 13:21

Des employés de Meta se révoltent contre un logiciel qui suit les mouvements de leur souris (pour apprendre à l'IA comment l'humain interagit avec l'ordinateur)

Illustration
Une souris d'ordinateur - SAUL LOEB / AFPQuelques semaines après le déploiement d'un logiciel de suivi de souris sur leurs ordinateurs, des employés de Meta ont distribué des tracts sur plusieurs sites américains pour protester contre cette mesure dont le but est d'entraîner les modèles d'IA.Ne pas être une source de données pour les modèles d'IA. Aux États-Unis, Meta fait face à la colère de plusieurs employés, qui s'opposent à la surveillance de leurs postes de travail. Ils ont distribué des tracts sur plusieurs sites américains pour protester contre l'installation récente par l'entreprise d'un logiciel de suivi de souris sur leurs ordinateurs, selon des photos des documents consultées par Reuters.Ces tracts, qui ont été placés mardi dans les salles de réunion, sur les distributeurs automatiques et au-dessus des distributeurs de papier toilette, encourageaient les salariés à signer une pétition en ligne contre cette mesure. "Vous ne voulez pas travailler à l’usine d’extraction de données des employés?", demandaient-ils, d’après les photos consultées par Reuters.Une technologie imposéeCette révolte des employés intervient quelques semaines après que Meta leur a annoncé que tous leurs mouvements en ligne seront enregistrés afin d'aider les systèmes d'IA à mieux comprendre les interactions humaines avec un ordinateur. Un moyen pour le géant américain de pallier le manque de données en la matière.Interrogé au sujet de cette opposition, Andy Stone, porte-parole de Meta, a renvoyé Reuters à un commentaire publié précédemment par l'entreprise au sujet de la technologie de suivi de souris."Si nous développons des agents pour aider les gens à accomplir leurs tâches quotidiennes à l’aide d’ordinateurs, nos modèles ont besoin d’exemples concrets de la façon dont les gens les utilisent réellement – des éléments tels que les mouvements de souris, les clics sur les boutons et la navigation dans les menus déroulants", indiquait-il.Mais les salariés reprochent à l'entreprise de leur imposer cette technologie de suivi. Son directeur technique, Andrew Bosworth, leur avait en effet précisé qu'ils ne pouvaient pas la désactiver sur leur ordinateur. "Les travailleurs sont protégés par la loi lorsqu'ils choisissent de s'organiser pour améliorer leurs conditions de travail", ont rappelé les employés dans les brochures et la pétition, citant la loi américaine sur les relations du travail (National Labor Relations Act).Les plus lusDonald Trump publie un dessin montrant le Venezuela comme "51e Etat" américain"Plus de 34 euros net supplémentaires par mois": le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou annonce que le SMIC va augmenter de 2,4% à partir du 1er juinPrésidentielle 2027: Marine Le Pen affirme qu'elle "sera candidate" en cas de condamnation à une peine avec sursis"Les Français peuvent voyager comme ils le souhaitent": malgré les craintes de propagation de l'hantavirus, le ministre des Transports exclut (pour le moment) toute restriction ainsi que le port du masque obligatoire16 ans après Knysna, on tient peut-être enfin le nom de la taupe (mais il n'est même pas au courant)
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