● Journal du Net 📅 13/05/2026 à 11:00

La pépite française de la navigation web sécurisée VirtualBrowser lève 6 millions d'euros

Cybersécurité 👤 Pascal Coillet-Matillon
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La start-up veut accélérer la commercialisation de sa solution de navigation web sécurisée et l'étendre aux smartphones. Issue de la société de cybersécurité Oodrive et créée en 2024, la jeune pousse française spécialisée dans la sécurisation de la navigation web VirtualBrowser annonce un premier tour de table de 6 millions d'euros. Quatre investisseurs y ont participé : Go Capital, BNP Paribas Développement, Auriga Partners et BPI France. Une partie des salariés a également pris part à cette opération en devenant eux-mêmes actionnaires. Cette levée de fonds permettra à l'entreprise finaliste du prix de la start-up InCyber 2026 de recruter de nouveaux collaborateurs et d'accélérer la commercialisation de sa solution. Bientôt sur smartphone Bien qu'innovante, la solution de Virtual Browser repose sur un fonctionnement simple : elle sécurise la navigation web en isolant complètement le navigateur de l'utilisateur. Pour cela, le site web consulté est chargé sur un serveur distant sécurisé et hébergé dans le cloud ou on-premise. De son côté, le poste ne reçoit donc qu'une image vidéo du site web sous forme de flux de pixels. Via ce procédé, l'utilisateur peut donc consulter des sites inconnus et peu fiables en toute sécurité : les attaques par phishing ou les malware sont stoppés avant d'atteindre le poste de l'utilisateur. "On sécurise la navigation web sans contrainte pour le prestataire ou le salarié. Pour cela, on déporte le risque sur ce serveur distant. Quand le prestataire ou le salarié souhaite accéder au site web ou à une application de l'entreprise depuis un ordinateur personnel ou tiers, ce n'est pas lui qui se connecte directement. C'est ce serveur qui s'y connecte et qui, à chaque session, crée une sorte de bulle jetable", détaille Edouard Bruté de Rémur, président-directeur général de Virtual Browser. Déployée au sein d'organisations sensibles de premier plan comme Thales, Naval Group, Ariane Group, Dassault Aviation, Bouygues Telecom ou le conseil de l'Union européenne, la solution a obtenu la certification de sécurité de premier niveau (CSPN) en décembre 2025. Depuis, la start-up veut s'étendre aux mobiles. Elle prévoit en effet de proposer à ses clients le déploiement de la solution sur les smartphones de leurs salariés. "L'application mobile sortira à la fin d'année 2026. Elle permettra de protéger les collaborateurs, et donc leur entreprise, des attaques par smishing. Quand le salarié cliquera sur un lien reçu par SMS, la page s'ouvrira en rupture protocolaire, comme le fait notre solution. Le salarié sera donc protégé de la cyberattaque. Une IA lui indiquera si la page est fiable ou non. Si elle est fiable, alors le salarié pourra choisir de basculer la consultation de la page sur son propre navigateur". Accélérer la commercialisation en Europe "On est en forte croissance. On a dépassé les 2,5 millions d'euros de revenu récurrent annuel. A la fin de l'année 2026, on sera normalement à 4 millions d'euros", se réjouit le PDG. Actuellement, la solution est déployée auprès de plus de 150 000 utilisateurs et dans plus de 100 organisations publiques et privées. Les secteurs concernés vont de la santé à la finance, en passant par la police, l'énergie, l'administration ou encore la défense. La start-up souhaite désormais accélérer la commercialisation de sa solution en Europe. "Notre objectif est qu'à la fin de l'année 2027, 30% du chiffre d'affaires soit réalisé en dehors de la France". Pour atteindre cet objectif, la start-up compte renforcer sa présence sur les marchés allemand, belge et suisse. Elle développe aussi un écosystème de partenaires éditeurs et intégrateurs pour accélérer la commercialisation de sa solution auprès d'entreprises de taille intermédiaire et de grands comptes européens. Enfin, la start-up qui compte actuellement trente salariés prévoit de recruter de nouveaux talents dans ses équipes R&D pour améliorer sa solution.
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